Accueil2024-02-13T01:58:52+00:00

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Ukraine : une victoire par-ci, une défaite par-là

Un pas en avant, deux pas en arrière. Difficile de résumer autrement 24 mois de conflit en Ukraine. Russes et Ukrainiens ont beau multiplier leurs offensives tout au long de la ligne de front, rien ne bouge vraiment. C’est la guerre des tranchées. Une guerre d’usure. À qui finira-t-elle par profiter ? S’il ne peut y avoir de victoire absolue, ni d’un côté ni de l’autre, alors comment se terminera la boucherie déclenchée par l’invasion russe du 24 février 2022 ? Difficile à dire, mais plusieurs points se dégagent.

La photographie du mois (Février 2024)

Une jeune ukrainienne durant un entraînement militaire réservé aux femmes, à Kharkiv dans l'est de l'Ukraine, en février 2022. Le projet d'autodéfense féminine Garda avait entre autre pour objectif de former les femmes de la région au maniement des armes à feu. Le 24 février 2024 marque les deux ans de l’invasion russe de l’Ukraine. Temporairement occupée par la Russie, la région frontalière de Kharkiv est reprise par les forces ukrainiennes en octobre 2022, mais subit depuis d'incessantes attaques de la part de la Russie. Les femmes sont les premières victimes collatérales du conflit militaire. Dès la fin 2022, l'ONU reconnaissait que « les violences sexuelles étaient une '' tactique délibérée '' des forces russes ».

L’art de bâtir des crises

La pénurie de logements abordables et sociaux s’étire depuis des années partout au Québec, au point d’avoir engendré celle de l’itinérance. Les causes sont multiples: abandon du soutien financier au logement social par Ottawa au siècle dernier, laisser-faire de Québec, hausses des coûts de construction, pénuries de main-d’oeuvre, locations à court terme, spéculation tout azimut et incapacité du marché d’assurer tout seul le droit fondamental à pouvoir se loger selon ses moyens. Il y a enfin le contrat de travail spécifique au Québec qui freine la mobilité de la main-d’oeuvre, nourrit le corporatisme professionnel, stimule la concurrence intersyndicale et empoisonne souvent la vie sur les chantiers.

Immigration : un enjeu de société

Immigration. Le mot est sur toutes les lèvres. C’est la question de l’heure un peu partout en Europe, aux États-Unis, au Canada et au Québec bien sûr, bref là où le niveau de vie fait l’envie des millions de déshérités et de gens aux horizons bouchés qui aspirent à un avenir meilleur pour eux et pour leurs enfants.

Histoires de migration

Ce dimanche 4 février une  grande manifestation, contre les migrants dans une préfecture française. Ce département à voté à 60 % en faveur de Marine Le Pen à la dernière élection présidentielle, rien donc de bien surprenant. Par contre on peut s’étonner du fait que la population ici soit à 95 % musulmane. De plus, parmi ceux qui manifestent énergiquement contre l’insécurité et l’immigration clandestine, on ne discerne guère de visage de souche européenne.

Rouge : une mer à éviter

Même si les morts s’y comptent par dizaines de milliers, le conflit dans la bande de Gaza ne trouble pas trop le reste de la planète, pas plus qu’il n’affecte, à lui seul, le rythme mondial des affaires. On en a déjà vu d’autres dans cette poudrière-là, diront les cyniques et les fatalistes.  Il en est autrement à 2300 kilomètres au sud, dans le détroit de Bab el-Mandeb qui ouvre (ou qui ferme) la mer Rouge au reste du «grand bleu» et aux navires qui sillonnent ce dernier: les missiles que s’échangent les miliciens houthis, qui sont maîtres de l’ouest du Yémen depuis 2015, et une coalition mise en place par Washington et Londres ont fait relativement peu de victimes jusqu’ici mais ils ont perturbé plus de 10 % du transport maritime mondial et 35 % de celui qui passe par le canal de Suez.

Qui sont les Houthis du Yémen ?

Pour expliquer l’irruption des Houthis du Yémen dans l’actualité internationale, une partie de nos médias se contentent d’invoquer un axe géostratégique chiite manipulé par l’Iran qui va du Hezbollah libanais aux chiites yéménites en passant par le régime du dictateur syrien Bachar el-Assad et les milices irakiennes inféodées à Téhéran. Le ciment de tout cela serait l’appartenance à une religion unique, le chiisme. Faux départ. Il faut déboulonner un mythe, tous ces pays ne partagent pas la même religion.

Il restera toujours le voyage

De tout temps, épousant la nature même de ce segment de l’activité humaine qu’est le tourisme, les types de voyageurs se sont avérés multiples. Mais les modes de vie en perpétuel mouvement engendrent aussi leurs propres modèles qui collent aux changements de l’heure. Parmi les tendances qui se dessinent pour 2024, et assurément à plus long terme, se classe le « voyageur caméléon », selon les résultats d’un sondage effectué auprès de 1000 Québécois par la Chaire de tourisme Transat-UQAM, dévoilés il y a quelques jours. Dégageons quelques grandes orientations.

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Légendes onusiennes

Depuis quelques décennies, on a vu se créer sous l’égide de l’ONU des instances dont la mission était – apparemment – de préserver l’écosystème de la Terre. Puis par une sorte de hasard sémantique est apparu une expression qu’aujourd’hui on ne peut qualifier que d’oxymoron : développement durable. Une expression qui a servi à tous ceux qui, sous couvert de « sauver » l’environnement, ont attiré l’attention sur leur personne (exceptionnelle), leurs actions (imaginaires) leurs programmes (abstraits), alors que le saccage de la planète se poursuivait rondement, impunément. Une (triste) épopée que raconte Fabrice Nicolino, dans Le grand sabotage climatique (Les Liens Qui Libèrent, Paris, 2023, 349 pages).

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Terriblement noir

Depuis quelques années déjà, février est devenu, de ce côté-ci de l’Atlantique du moins, le Mois de l’histoire des Noirs. C’est l’occasion de rappeler les nombreuses actions des membres de la communauté afrodescendante qui ont contribué à façonner pour le mieux le monde dans lequel nous vivons. Mais l’histoire que nous raconte Châtiment n’a rien de glorieux, bien au contraire. Le livre de Percival Everett fait plutôt écho aux vies détruites de ces milliers de personnes qu’on a lynchées — un peu partout à travers les États-Unis mais surtout dans le «Deep South» — à cause de la couleur de leur peau. C’est un roman improbable parce qu’il est à la fois terrifiant et délirant d’humour … noir. Attachez vos ceintures.

 Ru et Ferrari: où est le sublime ?

Je suis allé voir Ru au cinéma Star Cité, dans l’est de Montréal, à l’ombre du stade Olympique et Ferrari au Cinéplex Forum, dans l’ouest, avec dans le hall d’entrée la statue en bronze du mythique Maurice Richard. Ce sont de belles salles, un peu fanées mais confortables et aux antipodes l’une de l’autre comme les films que j’y ai vus. En même temps ces deux films, aux sujets et thèmes si différents, ont quelque chose en commun : une certaine incapacité à tendre vers le sublime.

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