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Quelques obstacles à la souveraineté du Québec
L’élection du 5 octobre 2026 au Québec passera à l’histoire pour plusieurs raisons. Il y a le retour au pouvoir du Parti québécois (PQ) après une traversée du désert qui aurait pu lui être fatale, faisant mentir tous ceux qui prédisaient sa disparition. Son chef Paul St-Pierre Plamondon se retrouve toutefois à la tête d’un gouvernement minoritaire avec 59 députés, et seulement 28 % des voix. Il s’agit du niveau d’appui populaire le plus bas jamais enregistré au Québec pour former un gouvernement, une victoire en demi-teinte qui coupe sans contredit l’élan qu’un mandat majoritaire aurait pu donner au PQ pour réaliser l’indépendance du Québec, sa raison d’être.
2012 et 2026: les mêmes défis budgétaires du PQ
On affirme parfois que l’histoire se répète ou plutôt qu’elle bégaie. À première vue, on peut croire que c’est le cas avec l’élection d’un gouvernement péquiste minoritaire. On peut même ajouter que, comme en 2012, le Parti québécois accède au pouvoir dans un contexte de faible croissance qui pose un grand défi de gestion budgétaire.
Des coucous à l’Assemblée nationale
Contre toute attente, même celle de son chef, le Parti conservateur du Québec a fait élire 19 députés à l'Assemblée nationale du Québec. Qu'un parti de droite fasse une percée au moment même où un parti historiquement connu pour son caractère social-démocrate accède au pouvoir n'est pas une réelle surprise. Le courant populiste est mondial et plaît. Toutefois, qu'un parti amène en législature des représentants qui ont colporté des inepties, des errances et des rumeurs pendant la pire crise sociale des dernières décennies, la pandémie de COVID-19, devient troublant.
Où est passé le peuple ?
En 1863, dans son discours de Gettysburg, Abraham Lincoln avait défini la démocratie en ces termes : « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple »[1]. Deux siècles et demi plus tard, il est difficile de trouver un endroit où le peuple se gouverne lui-même. En tout cas, pas au Québec.
Merci
Les leaders des cinq partis politiques qui ont fait campagne pour la dernière élection québécoise méritent le respect, même l’admiration de la population. Même celle ou celui que vous aimez détester, même celle ou celui dont la seule présence dans la course vous a tombé sur les nerfs, même celle ou celui à l’extrême opposé de vos opinions et convictions.
Des lendemains voilés
Le seul parti politique progressiste du Québec défend, prône, proclame la liberté individuelle comme les conservateurs, les libéraux et les libertariens n’osent pas le faire. Une position politique à l’envers de la logique. La question n’était pas au centre de la dernière campagne électorale québécoise, et elle n’avait pas à y être. Quand même, à chaque occasion qui lui était donnée, ou qu’elle a provoquée, la co-porte-parole Ruba Ghazal a soutenu qu’au nom du féminisme, son parti défend le droit des femmes de porter le signe religieux de leur choix dans les services publics.
L’inexorable dédollarisation
Les Européens rapatrient leur or d’Amérique. Les Pays-Bas ont annoncé, début septembre, avoir rapatrié 86 tonnes d’or de leurs réserves, prétextant un climat « d’instabilité géopolitique ». Un peu plus de sept tonnes se trouvaient au Canada, le reste était entreposé à New York. La valeur de l’or transféré par la Banque centrale néerlandaise s’élève à un peu plus de 12 milliards de dollars US. La France a aussi procédé à un transfert de 129 tonnes d’or cette année. L’Allemagne pour sa part a rapatrié des États-Unis 111 tonnes d’or lors du premier mandat de Donald Trump en 2016.
ONU : Madame la secrétaire générale ?
Enfin ? L’Organisation des Nations unies va-t-elle finir par choisir une femme à sa tête ? Après deux mandats, le Portugais António Guterres tire sa révérence le 31 décembre. Le lendemain, la Costaricaine Rebeca Grynspan occupera son poste. À moins que ce ne soit les Équatoriennes María Fernanda Espinosa et Ivonne A-Baki. Et pourquoi pas la Guyanaise Carolyn Rodrigues-Birkett. Les paris sont ouverts.
France, la crise
En France, les lycéens ne sont plus à l’école. Ils sont dans la rue, et si ils ne sont pas partout en ville, ils sont certainement sur tous les écrans. On les voit, mêlés aux casseurs masqués et à ceux qui ouvertement, prennent plaisir à caillacer les CRS, (Compagnie républicaine de sécurité chargée en France, du maintien de l’ordre lorsque surviennent des désordres civils). Les images ne rendent pas toujours justice à la réalité, il faut avoir fait de la télévision pour savoir à quel point on doit y diffuser systématiquement les images les plus spectaculaires, sous peine de n’intéresser personne.
Ubu n’est pas roi, mais président
Habité en permanence par la détestation des médias, Fox excepté, le 19 septembre dernier Donald J. Trump a récidivé : par l’entremise de son réseau Truth Social, il a annoncé que les autorisations accordées à CNN, MSNOW, ex-MSNBC, et Politico afin de couvrir la Maison-Blanche avaient été annulées. Dans la chronologie des faits qui rythment son inclination très prononcée pour la censure, un premier doit être relevé : il a communiqué sa décision sans en avoir informé son service de presse et en l’absence de Suzie Wiles, sa directrice de cabinet, donc cheffe de son gouvernement.
Pénuries, colère et désillusion en Tunisie
Le 17 décembre 2010, un vendeur ambulant de 26 ans, Mohamed Bouazizi, s’immole par le feu à Sidi Bouzid dans le centre-ouest de la Tunisie. Sa marchandise a été saisie, une fois de plus, par la police municipale et les autorités refusent de l'entendre. Dès l'annonce de sa mort, survenue deux semaines plus tard, des manifestations éclatent et s'étendent dans tout le pays et même au-delà des frontières, en Afrique du Nord et au Proche-Orient. C’est le début de la révolution de jasmin et dans sa foulée, celui du fameux printemps arabe qui a suscité d'immenses espoirs de démocratisation et de justice sociale. Le prix Nobel de la Paix sera même accordé en 2020 au « Quartet [sic] du dialogue national » tunisien, pour avoir contribué à établir pacifiquement un régime démocratique au moment où le pays était au bord de la guerre civile.
Requiem pour des futurs antérieurs
Celui qui ne sait pas d’où il vient, ne peut pas savoir où il va car il sait pas où il est. Cette maxime, qui invite ceux qui s’interrogent sur l’avenir, à éclairer le présent à la lumière du passé, est souvent attribuée à Otto von Bismarck. Rares sont ceux qui contesteront aujourd’hui que l’avenir offre une image passablement floue à celui qui s’aventure à l’envisager. Alors pourquoi ne pas essayer de suivre le conseil de ce Prussien, champion de la « Real Politik » puisque l’efficacité de sa vision du monde a été avérée par ses nombreux succès ?
Bouillabaisse en Romancie
De l’usage hypothétique ou avéré d’un tiers informatique est né un scandale qui a assombri la saison des prix littéraires en France : un auteur est présumé ne pas être celui du roman qui porte son nom en Une de couverture. De tous bords, les Fouquier-Tinville du microcosme parisien se sont depuis lancés dans une joute croquignolesque pour cerner le vrai et le faux, tout à la fois. Complot raciste ; cabale d’extrême droite ; conspiration des jaloux, des envieux, des ombrageux ... désespoir de ceux et celles qui se sentent trahis par tant d’affront à la créativité humaine ... Tous y passent. Le brouhaha est tel que l’on peine à suivre le fil de l’histoire.
Dobro Pozhalovat ou Bienvenue en russe !
C’est exactement l’annonce faite le 7 juillet 2026 par le Comité international olympique. L’instance olympique mettait fin à des années d’exclusion en intégrant de nouveau les athlètes russes en son sein. Ces derniers ont été bannis des compétitions en février 2022, quand leur armée a envahi l’Ukraine. Un geste qui avait été dénoncé aussi par le monde sportif et qui avait amené son lot de sanctions.
Miles, John, ok ! Et Red ?
Le 26 mai dernier, Miles Davis aurait eu 100 ans. Le 23 septembre dernier, John Coltrane en aurait eu autant. Il n’en fallait pas plus pour que les forts en thèmes financiers ayant une maîtrise sans égale pour l’accumulation primitive de capital (sic), usent des mécanismes de mise en marché en ayant recours à la Grosse Bertha qui sur le flanc de la communication gueule aussi fort que la Pythie de Delphes. En clair, ils n’ont pas fait dans la dentelle.
En plein cœur
Bien avant la guerre de Sécession, le Kansas a connu des affrontements sanglants entre esclavagistes et abolitionnistes, d’où le qualificatif qu’on lui a longtemps accolé : « Bleeding Kansas ». Même s’il s’est depuis recyclé dans l’aéronautique, le grenier à blé des États-Unis est toujours un pays de fermiers et d’éleveurs de bétail; les grands exploitants y ont très souvent la peau blanche alors que les travailleurs agricoles sont la plupart du temps, plus que moins, basanés. Ce n’est donc probablement pas par hasard que Guy Robert Roussel a situé là l’action de Sous les herbes sauvages, un roman en forme de coup de poing en plein visage, à la fois tragique et drôle, où s’affichent les travers de l’Amérique profonde. Soyez prévenu : c’est une histoire complexe et fort bien menée, presque sociologique par moment, parfois même légère, mais au bout du compte, ça s’avale un peu de travers. Bienvenue dans le monde de la géante Dillon Dixon, ou plutôt, de Détective Dillon, comme tout le monde l’appelle là-bas.
La meilleure façon c’est par accident
Premier long métrage documentaire d’une jeune cinéaste de Québec : Noémie D. Leclerc , un grand talent ! Le film est vif, généreux, drôle, tendre, faussement brouillon et animé par un grand et profond désir : filmer les êtres chers, leurs visages, gestes, paroles, projets avant qu’ils ne disparaissent, pour les soustraire à l’oubli et à la mort.
Cinq ans !
Cinq ans ! Le bambin médiatique est né le 13




















