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La coupe du monde de tous les abus
Tous les quatre ans, on n'y échappe pas, la poule aux œufs d’or continue de picorer dans la grande basse-cour du monde sans jamais être inquiétée car tous les prédateurs sont largement compensés. Le ballon rond ne roule pas de la même manière sur notre petite planète. Loin de moi l’idée de remettre en question les découvertes de Galilée, mais je veux parler ici du sport le plus pratiqué dans le monde : le football.
L’Iran : moins de religion, plus de nationalisme
Dans les jours qui ont suivi la mort du grand ayatollah Ali Khamenei lors d’un bombardement effectué par la US Air force le 28 février dernier, les autorités iraniennes avaient décrété que son enterrement, fixé au 9 juillet, serait précédé par quatre jours de deuil national. Khameini, faut-il le rappeler, avait été sacré Guide suprême de la révolution islamique en 1989. Autrement dit, roi d’entre les rois de la Perse moderne.
Défaites
Le président américain est un curieux homme en vérité, il sait souvent être surprenant, mais peut néanmoins sembler dépourvu de créativité dans bien des erreurs qu’il commet : il imite par exemple celles de Vladimir Poutine, et déclare une guerre en surestimant ses forces. Son mépris de ses adversaires le pousse par ailleurs à gravement sous-estimer les leurs. Au contraire du président russe cependant, après avoir perdu l’espoir d’une victoire rapide, au lieu de s’enliser des années dans un conflit meurtrier, il décide au bout de trois mois de faire marche arrière. Cela ne l’empêche nullement de crier victoire sans la moindre vergogne … Trump ne peut pas perdre !
Trump, CBS News, CNN et les autres
Le 2 juin 2026, CBS News congédie l’un de ses meilleurs journalistes. Le vétéran-reporter Scott Pelley, âgé de 68 ans, a travaillé pour le réseau CBS pendant plus de trois décennies. Il a été envoyé spécial, présentateur du journal télévisé CBS Evening News et correspondant du réputé magazine du dimanche soir 60 Minutes, une émission phare du journalisme américain. Ce magazine d’investigation a été créé en 1968 en pleine guerre du Vietnam et son influence depuis n’a cessé de grandir. Par leurs reportages percutants et sans complaisance, les journalistes Morley Safer, Bob Simon et Mike Wallace entre autres ont contribué à la prise de conscience du public américain face à l’horreur de la guerre. 60 Minutes a été de toutes les grandes couvertures, depuis le massacre du village vietnamien de My Lai par les soldats américains jusqu’au scandale du Watergate en passant par le cover-up du dosage de la nicotine par les cigarettiers et la fameuse entrevue de Bill et Hillary Clinton sur les infidélités du président avec Monica Welinsky.
La myopie industrielle de Québec
Après avoir misé et perdu gros dans la filière batteries, le Québec choisit de passer son tour devant la relance du nucléaire dans laquelle le Canada entend tirer son épingle du jeu. Le rapport dévastateur de la vérificatrice générale Christine Roy à l’endroit du tandem formé des comptables François Legault et Pierre Fitzgibbon a déjà été largement commenté. Qu’il suffise d’ajouter qu’on compte moins prudemment avec l’argent des autres qu’avec le sien.
Le plan
Le Parti québécois a voulu poser la première brique d’une éventuelle nation indépendante. Une brique de plus de cinq cents pages. Il n’est pas nécessaire d’être d’accord avec les propositions péquistes pour reconnaître l’audace, voire la témérité de publier un tel texte. Seuls les cyniques nieront une exemplaire transparence à quelques mois de la prochaine élection québécoise. Le déclin de l’utilisation du français au Canada n’est nié que par des menteurs. Or langue et culture sont indissociables de l’identité. Il y a beaucoup de questions sans réponse dans le projet péquiste, mais il n’y a aucun doute que le poids démographique du Québec dans le Canada diminue, entraînant une logique et démocratique réduction de sa place à la Chambre des communes.
Vous avez dit « génocide blanc » ?
Ils sont Africains. Sud-Africains. Blancs. Victimes de « génocide », les portes des États-Unis leur sont grandes ouvertes. Ainsi en a décidé Donald Trump. Dix mille d’entre eux sont accueillis cette année. Combien de réfugiés venus d’ailleurs fouleront le sol américain ? Sept mille cinq cent. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En quelques mots, le New York Times titrait ceci dans son édition du 15 octobre 2025 : « Trump envisage une refonte du système d'accueil des réfugiés qui favoriserait les Blancs. »
Ukraine : l’accession au drone
L’opération militaire spéciale russe qui devait durer trois jours en Ukraine est terminée. C’est le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui le confirme devant les médias. Moscou affirme maintenant être en « guerre » contre l’Ukraine et ses alliés occidentaux. À l’origine, Vladimir Poutine et ses généraux n’avaient pas imaginé qu’une arme du pauvre allait devenir la hantise de la 2e puissance militaire du monde : le drone.
Dictatures et régimes autoritaires, un bilan déprimant
Face aux atrocités commises en Ukraine, à Gaza, en Cisjordanie occupée, au Liban, sur les deux rives du golfe Persique et ailleurs, les pays démocratiques réclament régulièrement le respect de l’État de droit. Sauf que, si on y regarde de près, près de la moitié des pays de la planète ne sont pas démocratiques. Plus exactement 89 des 193 états membres des Nations Unies sont soit des dictatures, soit des nations avec des élections de façade qui cachent des régimes autoritaires peu respectueux des libertés fondamentales.
Royaume-Uni et UE : Back to the future ?
Le Royaume-Uni aime bien les paradoxes, ce qui le porte souvent à nous surprendre. Il y a dix ans, les Britanniques avaient estomaqué à peu près tout le monde (y compris eux-mêmes à ce qu’on a pu comprendre !) en décidant de quitter l’Union européenne à laquelle ils avaient adhéré en janvier 1972. Aujourd’hui, la majorité d’entre eux regrettent ce qu’ils considèrent comme une erreur. Le paradoxe, ou l’un des paradoxes, c’est que le Reform UK domine dans les intentions de vote; en tout cas il dominait avant que son chef Nigel Farage (monsieur-Brexit-à-tout-prix) ne soit empêtré dans un scandale financier.
Bolduc, l’aventurier constant
Saxophoniste alto, compositeur, arrangeur et enseignant à McGill, Rémi Bolduc se distingue depuis des lunes indiennes par sa constance dans le sérieux. Attention ! Le bon sérieux, l’indispensable sérieux, celui qui est l’exact contraire de la fumisterie si chère aux poseurs, aux frimeurs. À ce trait de sa personnalité musicale, il faut en ajouter un autre : Mister Bolduc est un aventurier. Celui qui est comme le Capitaine Fracasse : sans peur et sans reproche. Sur ce plan, il affiche un sacré pedigree. Celui (bis) qui commande sa déclinaison. Allons-y.
Plongée au temps du paléolithique
Juillet, c’est le temps des vacances, comme on le chantait autrefois. Juillet, c’est aussi un mois de transhumance humaine, une période qui défie toute logique, qui donne lieu aux déplacements saisonniers de millions de bipèdes, seuls, en couple, en famille, en groupe, en avion, en train, à cheval, à vélo, à pied, vers des destinations dont la promotion n’est plus à faire. À la recherche d’un endroit à découvrir, hors les sentiers habituels, il y a une grotte, visitée de 33 000 à 19 000 avant notre ère, non par des touristes, mais par des Gravettiens d’abord puis des Épigravettiens ensuite. Une grotte découverte au hasard d’une plongée par Henri Cosquer, laquelle porte son nom depuis 1991.
Au pays du désespoir
L’affaire est complexe, c’est le moins que l’on puisse dire. Et l’on parle ici seulement du fait de nommer cette espèce d’acharnement qu’affichent les descendants des Européens arrivés sur les continents américains depuis le XVe siècle. Quel mot peut décrire à la fois le mépris, le déni, le dégoût presque, la volonté de domination, l’asservissement, l’exploitation systématique, la mise au ban … et maintenant la folklorisation des Premières Nations par les Blancs ? Bien sûr il y a un peu partout quelques très rares exceptions; des alliances sporadiques et des traités, souvent mal définis et plus ou moins appliqués. Mais comment expliquer cette oppression continue, systémique, toute cette violence encore face aux peuples qui jadis occupaient les deux Amériques ? Au Nord, chez nous, tout s’assombrit encore plus quand on songe aux disparitions inexpliquées et aux meurtres de femmes autochtones … C’est précisément sur ce douloureux constat que Craig Johnson se penche dans son plus récent roman, Morning Star.
Bric à brac avec les sœurs Dorléac
Revu deux très beaux films français du début des années 1960 sur TFO : La peau douce de François Truffaut et La vie de Château de Jean-Paul Rappeneau. Je suis tombé sur les deux en « zigonnant » d’un poste à un autre après le téléjournal de 22h de Radio-Canada (ma droguette de babyboomer fatiguée de la consommer mais ne pouvant pas m’en passer : quelle petite misère !). Tout à coup des images dans un noir et blanc splendide apparaissent sur l’écran et je reconnais Françoise Dorléac en hôtesse de l’air bellissime avec le foulard noué sous le menton, porté au-dessus de sa toque: elle salue les passagers qui débarquent et Jean Dessailly sur qui elle a un « kick » et vice-versa. Quelle précision dans ce parcours où on suit l’écrivain (Dessailly), jusque dans sa plus basse et lamentable lâcheté bourgeoise : il cache son amante/hôtesse pour sauver sa réputation. Grand film, précis comme un film d’Hitchcock : le maître selon Truffaut.
















