• Je suis allé voir Ru au cinéma Star Cité, dans l’est de Montréal, à l’ombre du stade Olympique et Ferrari au Cinéplex Forum, dans l’ouest, avec dans le hall d’entrée la statue en bronze du mythique Maurice Richard.

    Ce sont de belles salles, un peu fanées mais confortables et aux antipodes l’une de l’autre comme les films que j’y ai vus.

    En même temps ces deux films, aux sujets et thèmes si différents, ont quelque chose en commun : une certaine incapacité à tendre vers le sublime.

  • L’autre soir, à contrecœur ou presque, je suis allé voir « Les feuilles mortes » de Aki Kaurismaki !

    Après la projection je suis sorti de la salle 3 du Cinéma du Parc enchanté !

    Ansa (Alma Pöysti) et Holappa (Jussi Vatanen), les deux protagonistes, sont des personnages emblématiques du monde de Kaurismaki : humbles ouvriers, résignés et seuls : Holappa est sableur et perd son emploi à cause de son alcoolisme, il devient travailleur de la construction et perd à nouveau son emploi pour la même raison. Ansa est préposée aux aliments dans un supermarché. Mise à la porte pour des raisons absurdes elle vogue ensuite de jobine en jobine.

  • J’ai vu la semaine dernière au Cinéma Moderne, la salle d’art et d’essai du Boulevard St-Laurent, Il sol dell’avvenire (Vers un avenir radieux) de Nanni Moretti.

    J’ai toujours trouvé un peu fou que dans une aussi petite salle on doive choisir et réserver sa place vu que le rapport à l’écran de la cinquantaine de spectateurs qu’elle contient est à peu près le même pour tous à quelques degrés près…Mais c’est ça qui est ça !

  • Sophia, une prof de philosophie, (Magalie Lépine-Blondeau) début quarantaine et fort jolie, donne un cours qui pourrait s’intituler : « L’amour vu par... ». Elle y expose la conception de l’amour chez les grands philosophes de l’histoire : Platon, Spinoza et les autres. Elle enseigne à l’université du troisième âge : rien de trop stressant comme travail. Calme plat aussi du côté de son mariage : elle et Xavier, son mari, font chambre à part : c’est tout dire de l’état de leur relation.

  • « Les chambres rouges » ce sont les « Reds Rooms » du « dark web », ces lieux où se déroulent des situations extrêmes, fictives ou réelles, destinées à des spectateurs, anonymes et payants, excités par l’ultra  violence porno-sadique et l’interdit.

  • Le temps d’un été raconte les vacances improbables, dans un manoir du Bas -du -Fleuve, d’un petit groupe d’itinérants et de pauvres de Montréal. Leur guide est Marc Côté (Patrice  Robitaille), un prêtre de rue et curé d’une paroisse en trop grand manque de fidèles mais qui, Dieu merci, vient d’hériter du dit manoir. Il est secondé par son amie, Sœur Monique (Elise Guilbault ) au sourire si séraphique qu’elle semble constamment en extase, telle une Ste-Thérèse d’Avila.

  • Montréal Girls, premier long métrage de fiction de Patricia Chica, cinéaste canado-salvadorienne, raconte l’histoire d’un jeune homme, Ramy, originaire d’un pays du Moyen Orient qui vient à Montréal pour étudier la médecine à McGill. Notre Levantin, grâce à son cousin, chanteur dans un groupe punk-rock, fait la connaissance de deux très jolies filles, l’une mystérieuse, sensuelle aux cheveux noirs et l’autre  blonde, aérienne et artiste.

  • Saint Omer d’Alice Diop : premier film de fiction de cette cinéaste française fille d’immigrants sénégalais. Il est tiré d’un fait réel : Fabienne Kabou ,une jeune étudiante en philosophie d’origine sénégalaise à Paris, tue son bébé de 15 mois en l’abandonnant sur la plage de Berck-sur-Mer à la marée montante  le 19 novembre 2013. La réalisatrice a basé le film  sur les actes du procès qui a eu lieu à Saint-Omer. C’est un film à la fois remarquable et maladroit.