• Personne n’a jamais cru que la guerre en Ukraine allait prendre fin 24 heures après la prestation de serment de Donald Trump, ni même un mois après. Selon toute vraisemblance, on en est encore loin huit mois après la deuxième « inauguration » du président américain. On assiste à une guerre d’usure particulièrement sauvage, doublée d’une pantalonnade itinérante qui se déplace entre Washington et Moscou en passant par Anchorage et, plus récemment, par Pékin. 

  • L ors d’une allocution télévisée le 25 décembre 2005, Vladimir Poutine avait formulé une phrase ayant eu un retentissement prononcé aux quatre coins de la planète:  « La chute de l’URSS a été la plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle. » Outre la nostalgie que le maître du Kremlin révélait alors pour la mécanique totalitaire ciselée par Joseph Staline, il confirmait que l’inclination impériale demeurait l’ADN de la Russie éternelle.

  • Avec l’annonce de la démission dimanche le 7 septembre du premier ministre Shigeru Ishiba, le Japon est plongé dans une « profonde incertitude politique »  (New York Times). Il était en fonction depuis moins d’un an. En juillet, sa formation avait perdu la majorité absolue dans les deux chambres du Parlement et l’un des grands gagnants a été le parti d’extrême droite anti-immigration Sanseito.

  • Le 22 août à l’aube, les agents du FBI ont perquisitionné la maison de l’ex-conseiller à la sécurité de Trump John Bolton dans le Maryland. Le motif évoqué par le ministère de la Justice auprès de la cour fédérale pour obtenir l’autorisation de cette opération ? Bolton aurait emporté avec lui des documents classifiés secrets alors qu’il était membre du cabinet d’avril 2018 à septembre 2019.

  • Aucun des présumés coupables et complices des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis n’a encore été jugé. Vingt-quatre ans après les actes terroristes qui ont fait près de 3000 morts, les familles des victimes ainsi que les accusés emprisonnés à Guantanamo attendent toujours la tenue d’un procès, remis d’innombrables fois.

  • En juillet, Donald Trump avait donné 50 jours puis dix à Vladimir Poutine pour accepter un cessez-le-feu en Ukraine. Le maître du Kremlin a fait la sourde oreille. Sa rencontre en Alaska le 15 août avec son homologue américain pour discuter d’un règlement de la guerre s’est terminée par des voeux pieux diplomatiques. Pas le moindre « deal», pour reprendre le mot fétiche de Trump. Puis, lundi le 18 août lors d’une réunion incluant divers dirigeants européens à Washington, il a affirmé avoir « commencé les préparatifs » d’une rencontre entre les présidents russe et ukrainien « dans un lieu à déterminer » avant une rencontre tripartite qui viendra plus tard. Pour l’heure, la Russie de Poutine, qui se considère toujours comme un empire, mène une guerre d’usure qu’elle est convaincue de gagner malgré toutes les sanctions occidentales contre elle depuis plus de trois ans.

  • Deux fois valent mieux qu’une, selon l’adage. Après sa tentative ratée d’imposer unilatéralement des droits de douane « réciproques » dont l’entrée en vigueur avait été présentée comme « Jour de Libération », le président Donald Trump est parvenu à mettre sur rails son programme protectionniste tous azimuts, le 1er août avec la plupart des pays. Le Canada et le Mexique, largement épargnés jusqu’ici grâce à l’accord de libre-échange qui les lie tous deux avec l’économie américaine, l’ACEUM, ne peuvent se permettre de rester les bras croisés pour autant.

  • Le Canada est devenu, fin juillet, le troisième pays du G-7 à avoir l’intention de reconnaître l’État de Palestine. La promesse du premier ministre Mark Carney est assortie de conditions. Un engagement symbolique avec peu d’impact pour certains alors que d’autres y voient un pas dans la bonne direction ou une reconnaissance qui arrive bien tard.

  • Il y a plusieurs années de cela, le grand historien Michel Winock avait souligné que rien n’est plus dangereux que ‘le recours à l’Histoire comme procureur général du temps présent’. Car ce faisant, ceux qui se font les avocats de cette escroquerie intellectuelle se métamorphosent, que ce soit conscient ou pas, en acteurs du conflit permanent. De cela, la lutte qui a cours entre Israéliens et Palestiniens depuis 1948 en est l’illustration la plus sinistre et la plus triste qui soit. À preuve, depuis les attentats conçus et effectués par le Hamas le 7 octobre 2023, le gouvernement de Benjamin Nétanyahou ainsi que les colons qui se sont installés l’arme au poing en Cisjordanie brandissent avec constance l’histoire pour justifier l’annexion pure et simple de Gaza et de la Cisjordanie, soit les territoires occupés depuis 1967, soit près de 60 ans.

  • Il y a des jours où le temps est maussade, les nouvelles du monde exécrables, des jours où l’on n’’attend pas grand chose de bon, et puis surprise !  Un chèque arrive ! Un chèque totalement inattendu … L’Office National du Film par un miracle administratif dont seules les grandes institutions ont le secret, semble soudain se souvenir qu’il y a 25 ans, en compagnie de Jacques Leduc, j’ai tourné une sorte de « road movie » économique.