• Peter Sloderjik est moins connu que Donald Trump et Elon Musk. Et pourtant … Le philosophe et essayiste allemand aime rappeler une évidence. Dans la gestion des émotions, moteur de toutes nos actions, l’on finit souvent par se retrouver devant ce qu’il appelle la « banque de la colère ». Le président le plus puissant de la planète et l’homme le plus riche du monde y sont enfermés à double tour depuis le 5 juin.

  • Coups forcés, mises en échec, captures, clouages et coups tordus de toutes sortes; la sinistre partie d’échecs qui se joue entre les Israéliens et les Palestiniens depuis 1948 n’en finit pas de ravager la région comme la vie et les espoirs de générations successives. Deux peuples qui avec leurs dirigeants semblent régulièrement perdre la raison. Deux peuples qui se définissent comme des victimes, deux peuples qui réclament vengeance et se laissent périodiquement persuader que leur propre survie dépend de la disparition de l’autre.

  • Le 22 avril des hommes armés ont abattu 26 touristes dans la partie indienne du Cachemire, territoire à majorité musulmane. L’attentat n’a jamais été revendiqué et après des échanges de missiles, de tirs d’artillerie et de drones, l’Inde et le Pakistan ont conclu un cessez-le-feu. Mais, à chaque fois que rien ne va plus entre New Delhi et Islamabad, la crainte d’une escalade du conflit entre les deux pays dotés de l’arme nucléaire refait surface.

  • Le Pakistan et l’Inde se sont bombardés mutuellement pendant quelques jours au mois de mai. Comme souvent dans cette partie du monde, l’élément déclencheur est parti d’un attentat attribué à des groupes jihadistes. Cette fois-ci c’est le massacre de 26 touristes indiens près de Pahalgam, dans la partie du Cachemire administré par l’Inde, qui a mis le feu aux poudres.

  • La Catalogne, 7,9 millions d’habitants, a décidé de « catalaniser » 600 000 personnes d’ici cinq ans. L’accord annoncé par le gouvernement socialiste du président régional Salvador Illa promet de faire du catalan « la colonne vertébrale de la nation ». Il faut dire que le gouvernement catalan a pris les grands moyens, il compte consacrer dès cette année 256 millions d’euros à ce « Pacte national pour la langue » (près de 400 millions $ canadiens), puis 200 millions d’euros annuellement pendant cinq ans. Ces sommes contrastent avec les modestes efforts du gouvernement du Québec pour l’intégration des immigrants à la langue française.

  • Après l’abaissement de la note de crédit du Québec par l’agence new-yorkaise Standard & Poor’s, place à la remise en question de certaines décisions du gouvernement de François Legault et à la recherche de solutions. Parmi celles-ci, le premier ministre canadien nouvellement élu Mark Carney en a laissé miroiter une durant la campagne électorale. Reste à voir si les caquistes sauront saisir cette perche inespérée.

  • Parmi les poussières nocives, les vents de sable, les fumerolles et les nuages volcaniques empoisonnés; en dépit des innombrables émanations industrielles, automobiles ou autres qui polluent l’air de nos villes et de nos campagnes, une petite colonne de fumée blanche, assez pathétique il faut le dire, a réussi à se singulariser en ce jeudi 8 mai. Elle a déclenché une clameur, véritable rugissement de félicité dans la foule rassemblée à Rome. Son écho s’est répercuté sur tous les continents.

  • Au cours des premières semaines suivant son installation à la Maison-Blanche, Donald J. Trump s’est attaqué d’abord aux mots qui, greffés les uns avec les autres, permettent de formuler des idées qui, selon lui et ses kapos de la médiocrité politique sont en fait l’embryon de ce qu’on nomme la gauche. La chasse aux 100 mots choisis par Trump et les siens a pour objectif d’obliger tous les employés de la fonction publique, y compris les mandarins de celle-ci, à gommer l’existence de tout ce qui évoque l’univers LGBTQ ainsi que tout ce qui se rapporte aux Noirs, aux Asiatiques, aux Hispaniques … Bref, les  « races ».

  • Cent jours depuis que Donald Trump a pris les commandes de cette immense puissance dont les habitants lui ont confié la charge. Avaient ils vraiment conscience en déposant leurs bulletins de vote qu’ils choisissaient un homme qui dès le premier jour adopterait ce comportement de vieux gamin colérique, rancunier et destructeur qui marque le début de son second mandat ?

  • Il y a plus de soixante-dix ans, je suis allé aux États-Unis pour la première fois. Ça crée des liens, dorénavant rompus. Longtemps, j’ai été aussi Américain qu’un non-Américain puisse l’être. À Beebe, le village où mes parents ont grandi et se sont mariés, la rue principale, c’est la rue Canusa, pour Canada-USA. Elle divise Beebe, Québec de Beebe, Vermont.