Cinéma

Cinéma2025-03-19T23:40:39+00:00

Une photo et le grand vertige de vivre

Par |septembre 2026|Cinéma|

«Une photo à Saigon : coups de feu sur deux vies » est le dernier film documentaire du réalisateur québécois Kim Nguyen, à qui l’on doit « Rebelle », long métrage de fiction qui a été en nomination pour l’Oscar du meilleur film international en 2013. La photo est celle que vous voyez reproduite en ombre chinoise au deuxième plan de l’affiche qui coiffe mon article. Vous la reconnaissez, elle est célèbre, emblématique : « L’exécution de Saigon ». Elle résume la violence, la brutalité de la guerre du Vietnam et de toutes les guerres. 

François.e : pièges !

Par |août 2026|Cinéma|

C’est une comédie qui se fait piéger par son propre sujet comme son protagoniste par son mensonge. François (Louis Morisette) est un scénariste blanc, quinquagénaire au plus bas de sa forme créatrice et de son statut social, qui se fait passer pour un écrivain transgenre pour faire en sorte que son projet de série télé ait le plus de chances possibles d’être accepté par son producteur institutionnel, particulièrement sensible à la rectitude politique ambiante ... La manigance fonctionne !  François va devoir donc se transformer en femme ! Rigolotes les diverses scènes de transformation, mais une fois François devenu Françoise surgit un enjeu important que les auteurs mettent rapidement de côté : le mensonge!

Bric à brac avec les sœurs Dorléac

Par |juillet 2026|Cinéma|

Revu deux très beaux films français du début des années 1960 sur TFO : La peau douce de François Truffaut et La vie de Château de Jean-Paul Rappeneau. Je suis tombé sur les deux en « zigonnant » d’un poste à un autre après le téléjournal de 22h de Radio-Canada (ma droguette de babyboomer fatiguée de la consommer mais ne pouvant pas m’en passer : quelle petite misère !). Tout à coup des images dans un noir et blanc splendide apparaissent sur l’écran et je reconnais Françoise Dorléac en hôtesse de l’air bellissime avec le foulard noué sous le menton, porté au-dessus de sa toque: elle salue les passagers qui débarquent et Jean Dessailly sur qui elle a un « kick » et vice-versa. Quelle précision dans ce parcours où on suit l’écrivain (Dessailly), jusque dans sa plus basse et lamentable lâcheté bourgeoise : il cache son amante/hôtesse pour sauver sa réputation. Grand film, précis comme un film d’Hitchcock : le maître selon Truffaut.

« Nina Roza » : la difficile simplicité

Par |juin 2026|Cinéma|

Le film raconte l’histoire de Mihail (Galin Stoev) un curateur/commissaire bulgaro-montréalais qui décide de retourner dans son pays après presque trente ans, pour rencontrer un jeune prodige de la peinture abstraite qui a fait son apparition éclatante sur les réseaux sociaux du web. Le galériste  pour qui il travaille (Christian Bégin) est enthousiaste : il y a peut-être beaucoup de dollars à faire avec la petite peintre bulgare. Lui il l’est beaucoup moins et veut voir de plus près ce cirque « tiktokien ».

«Le gâteau du président » : un rare et très beau film irakien

Par |mars 2026|Cinéma|

Lamia, neuf ans, est assise à côté de son camarade Saeed, nous sommes dans la salle de classe d’une école située dans la région des Marais de Mésopotamie, dans le sud de l’Irak, à quelques jours de l’anniversaire du président Saddam Hussein. Comme chaque année, leur enseignant, un moustachu autoritaire, un mini sosie de Saddam Hussein dont le portrait est accroché au mur au-dessus du tableau noir, tire au sort les noms des élèves et des tâches qu’ils auront à faire pour le grand jour : laver la classe, apporter des fleurs et, surtout, faire le gâteau du président.

« La voix de Hind Rajab » :  une voix inoubliable dans un film imparfait

Par |février 2026|Cinéma|

Dans la belle salle du deuxième étage de la Cinémathèque québécoise, la Salle Fernand-Seguin, j’appréhendais le visionnement de La voix de Hind Rajab. Je craignais l’émotion très forte qu’aurait pu provoquer ce film basé sur des faits réels, troublants et tragiques survenus dans l’enfer de Gaza. Des amis qui l’ont vu ont pleuré.

Hamnet : l’art comme rédemption de la vie

Par |janvier 2026|Cinéma|

Je commence l’année 2026 en vous parlant du dernier film que j’ai vu en 2025 : Hamnet. Il n’est jamais trop tard pour en parler et surtout pour le voir ! Réalisé par Chloé Zao ( Nomadland, entre autres), ce film est l’adaptation du roman à très grand succès de l’écrivaine britannique Maggie O’Farrel : Hamnet.

Les Furies : inventif et imparfait comme ses joueuses

Par |décembre 2025|Cinéma|

À l’aréna de Waterloo, Québec, l’équipe féminine de hockey perd son temps de glace au profit des Napoléons une équipe de hockeyeurs soi-disant semi-professionnels. Mélissa, (Gabrielle Côté), une des membres de l’équipe, explosive et belle, prend à partie son mollasson de demi-frère (Antoine Bertrand) qui gère l’aréna et est responsable de l’injuste décision. Il ne veut rien savoir. Mélissa, furieuse, l’attaque brutalement ... et se retrouve condamnée aux travaux communautaires auprès du Cercle de fermières de la région pour apprendre à contenir sa violence.

« Un simple accident » : un conte rocambolesque et tragique

Par |novembre 2025|Cinéma|

Ce film est un conte mais l’histoire qu’il raconte ne se déroule pas dans un passé lointain, un lieu indéfini comme dans les contes. Ça se passe aujourd’hui, en Iran, sous le régime théocratique et oppressif des mollahs.

La douceur  de « Phénix »

Par |septembre 2025|Cinéma|

J’ai vu Phénix, de Jonathan Beaulieu-Cyr, dans la salle 9 du cinéma Quartier Latin : 353 places vides sur 354 : j’étais le seul spectateur un vendredi soir de fin août. Dommage, vraiment dommage pour un aussi beau film ! Nous sommes dans la première décennie des années 2000, les États-Unis mènent la guerre contre les Talibans en Afghanistan et le Canada fait partie de la coalition multinationale qui combat à leur côté. Le film ne raconte pas l’histoire de cette guerre, loin de là, mais elle est en arrière-plan : une présence sournoise, menaçante, angoissante. En avant-plan il y a les soldats basés à Valcartier qui passent quelques semaines de congé en famille avant leur déploiement en Afghanistan.

« Mon gâteau préféré » : un fabuleux rebondissement !

Par |juillet 2025|Cinéma|

C’est en lisant Plot Twist l’édition hebdomadaire en ligne de The Economist consacrée à la culture que j’ai appris l’existence de Mon gâteau préféré, l’extraordinaire film iranien qui vient de prendre l’affiche à Montréal. Et il y a tout un « plot twist »  — un rebondissement — fabuleusement ingénieux, inventif dans ce film.  C’est ce qui m’a enthousiasmé et qui m’a poussé à le raconter à mes amis en soulignant avec force ce rebondissement qui est hallucinant d’imagination et de vérité et qui révèle le grand talent de conteurs des deux scénaristes/réalisateurs : Maryam Mokadam et Behtash  Sanaeeha.

No Other Land : incontournable !

Par |juin 2025|Cinéma|

Quel titre précis, juste, puissant de ce documentaire qui raconte la résistance de paysans palestiniens face aux nombreuses tentatives d’expulsion de la part de la police et de l’armée israélienne des terres et hameaux qu’ils habitent depuis plus de cent ans en Cisjordanie, dans la région de Masafer Yatta. Ils ne veulent pas quitter ce territoire, qui est le leur, malgré le harcèlement brutal de l’armée israélienne qui régulièrement détruit leurs maisons, confisque l’équipement qui sert à les rebâtir la nuit en cachette, contrôle leurs déplacements, coupe les tuyaux d’eau qui irriguent leurs champs, détruit à coups de bulldozer l’école qu’ils ont construite de leurs propres mains, qui les contraint à se réfugier dans les grottes avoisinantes où ils habitaient il y a plus de cinquante ans.

 « Paul » : un objet de curiosité

Par |mai 2025|Cinéma|

Paul , c’est le dernier film du prolifique Denis Côté. La plupart des cinéastes québécois doivent attendre de trois à cinq ans et même bien plus pour faire leur long-métrage, lui, il en réalise un par année ou presque ! Il connaît bien les « tenants et aboutissants » de la production cinématographique québécoise/canadienne et sait y inscrire ses projets avec un formidable sens de la contrainte qui lui permet de créer avec ingéniosité l’adéquation nécessaire entre les exigences esthétiques, narratives et logistiques du film à faire et les moyens de production pour le réaliser.

Guiraudie première fois

Par |avril 2025|Cinéma|

Miséricorde c’est le premier film que je vois d’Alain Guiraudie qui, lui, en est à son septième. Il m’a intéressé dès les premières images dominées par la lumière chaude d’après-midi, la couleur ocre de la forêt automnale et les façades des maisons du village. Sur l’une d’elles, au-dessus d’une grande porte fermée on voit accrochée l’enseigne « Boulangerie/Pâtisserie ».

Un film à quatre mains sur Maurice Richard « qui score tout le temps » !

Par |mars 2025|Cinéma|

Vu hier après-midi : Maurice le dernier documentaire de mon copain Serge Giguère. Le Maurice du titre c’est le prénom du grandissime et mythique joueur de hockey du Canadiens de Montréal : Maurice Rocket Richard. Il a joué pour le CH de 1942 à 1960 et l’équipe, avec lui, a remporté huit coupes Stanley! Ah quelle belle époque ! C’est Robert Tremblay, cinéaste farouchement indépendant, anticonformiste, sensible aux plus humbles et pour qui le sport est «la forme plus universelle de la culture » qui est à l’origine de ce film dont la production aura duré 35 ans !

La lumière du cinéma : « Au-delà de la lumière »

Par |janvier 2025|Cinéma|

Trois femmes travaillent dans le même hôpital à Mumbai. Nous sommes en pleine mousson. Une chape lourde de chaleur humide enveloppe la mégapole de 21 millions d’habitants qui accueille femmes et hommes venus de tous les villages et régions de l’Inde. C’est une ville où tous les espoirs semblent permis comme nous le disent, au tout début du film, ses habitants qu’on entend en off sur les images des marchés, des autobus, des rues bondées.

« Emilia Perez » : une fable

Par |décembre 2024|Cinéma|

Il était une fois Manitas (Katia Sofia Gascon) un narco trafiquant mexicain puissant, impitoyable qui voulait devenir une femme : changer de sexe pour changer de vie ... C’est l’histoire que nous raconte, en espagnol, le dernier film de Jacques Audiard : Emilia Pérez  : un drame musical ! Mais aussi une fable sans animaux parlants, avec des êtres humains, une morale, des danses et des chansons !

« Anora » : j’aurais voulu l’aimer …

Par |novembre 2024|Cinéma|

« Anora » : j’aurais voulu l’aimer, mais je ne l’ai pas aimé comme j’aurais voulu l’aimer, c’est-à-dire beaucoup ! Mon enthousiasme était grand lorsque j’ai appris, en mai dernier, que Sean Baker venait de gagner la Palme d’or au festival de Cannes avec Anora.

La Substance et l’émotion

Par |octobre 2024|Cinéma|

« Un film, c’est comme un champ de bataille : l’amour, la haine, l’action, la violence et la mort; en un seul mot, c’est l’émotion. » C’est le grand cinéaste américain, Samuel Fuller qui décrivait ainsi les films et le cinéma, dans Pierrot le fou de Jean-Luc Godard en 1965. Cette idée que cinéma et émotion ne font qu’un a ressurgi dans ma tête après avoir vu ce qui semble être le film de l’heure : The substance/La substance.

Nina, Doudas et les autres

Par |septembre 2024|Cinéma|

Par un concours de circonstances invraisemblable et fou, Nina (Nahéma Ricci), une danseuse de bar sexy, aux ongles ultra rouges et super longs, se retrouve avec une « gang de gars » dans un camp de chasse dans le « fin fond des bois » quelque part dans le nord du Québec. C’est Kevin (Frédéric Miller-Zouvi), un de ses clients récents, qui l’y amène, presque malgré lui.

Des images qui valent mille mots et quelques invraisemblances

Par |août 2024|Cinéma|

Vu au cinéma Beaubien, dans une de ses micro-salles, malheureusement, L’été dernier de Catherine Breillat, la « sulfureuse » réalisatrice française de retour derrière la caméra à 76 ans, après un AVC il y a dix ans. Chapeau ! Le film raconte la relation passionnée entre Anne, une jolie quinquagénaire en fleurs et froide avocate spécialisée dans la protection de l’enfance et son beau-fils, Théo, un adolescent de 17 ans, beau, ténébreux, instable, révolté contre son père.

« Dis-moi pourquoi ces choses sont si belles » : deux acteurs lumineux

Par |juillet 2024|Cinéma|

J’ai vu il y a quelques jours, dans la salle 2 du cinéma Beaubien Dis-moi pourquoi ces choses sont si belles de Lyne Charlebois. J’étais assis dans l’avant dernière rangée avec, devant moi, un parterre de têtes blanches. C’est un film sur le Frère Marie-Victorin (1885-1944), botaniste, fondateur du jardin botanique de Montréal, auteur de La flore laurentienne, figure emblématique de l’histoire des sciences au Québec : un homme lumineux, dans la très catholique et conservatrice société québécoise des années 30 et 40.

Invincible Wes Anderson: la vulgarité du plus fort

Par |avril 2024|Cinéma|

Invincible finaliste aux Oscars 2024! C’est un court métrage écrit et réalisé par Vincent René-Lortie, produit par Samuel Caron, distribué par Jean-Christophe J.Lamontagne : ces trois-là font partie d’une toute nouvelle et talentueuse génération de cinéastes québécois.

L’effacement de Claude Jutra

Par |mars 2024|Cinéma|

Deux jours avant la clôture des Rendez-Vous Cinéma Québec 2024 (RVCQ), j’ai vu Onze jours en février, un documentaire de Jean-Claude Coulbois. Le film est construit avec une très belle cohérence à partir du simple fil constitué par ces onze jours pendant lesquels s’opère l’effacement pur et dur du nom de Claude Jutra du paysage historique du cinéma québécois et de l’espace public de notre belle province.

Revoir Zorba

Par |mars 2024|Cinéma|

On peut ne pas apprécier particulièrement le poids d’un âge qui donne le privilège d’attendre une soixantaine d’années avant de revoir un film qu’on a beaucoup aimé. Mais enfin … Il serait déraisonnable de bouder, le plaisir de pouvoir le faire et de n’être pas conscient que le destin, au fil des années, distribue cette sorte de cadeau avec de plus en plus de parcimonie.

 Ru et Ferrari: où est le sublime ?

Par |février 2024|Cinéma|

Je suis allé voir Ru au cinéma Star Cité, dans l’est de Montréal, à l’ombre du stade Olympique et Ferrari au Cinéplex Forum, dans l’ouest, avec dans le hall d’entrée la statue en bronze du mythique Maurice Richard. Ce sont de belles salles, un peu fanées mais confortables et aux antipodes l’une de l’autre comme les films que j’y ai vus. En même temps ces deux films, aux sujets et thèmes si différents, ont quelque chose en commun : une certaine incapacité à tendre vers le sublime.

La beauté est au rendez-vous

Par |janvier 2024|Cinéma|

L’autre soir, à contrecœur ou presque, je suis allé voir « Les feuilles mortes » de Aki Kaurismaki ! Après la projection je suis sorti de la salle 3 du Cinéma du Parc enchanté ! Ansa (Alma Pöysti) et Holappa (Jussi Vatanen), les deux protagonistes, sont des personnages emblématiques du monde de Kaurismaki : humbles ouvriers, résignés et seuls : Holappa est sableur et perd son emploi à cause de son alcoolisme, il devient travailleur de la construction et perd à nouveau son emploi pour la même raison. Ansa est préposée aux aliments dans un supermarché. Mise à la porte pour des raisons absurdes elle vogue ensuite de jobine en jobine.

Moretti Netflix Anderson

Par |décembre 2023|Cinéma|

J’ai vu la semaine dernière au Cinéma Moderne, la salle d’art et d’essai du Boulevard St-Laurent, Il sol dell’avvenire (Vers un avenir radieux) de Nanni Moretti. J’ai toujours trouvé un peu fou que dans une aussi petite salle on doive choisir et réserver sa place vu que le rapport à l’écran de la cinquantaine de spectateurs qu’elle contient est à peu près le même pour tous à quelques degrés près…Mais c’est ça qui est ça !

« Simple comme Sylvain » et vraiment brillant sous presque tous ses aspects

Par |octobre 2023|Cinéma|

Sophia, une prof de philosophie, (Magalie Lépine-Blondeau) début quarantaine et fort jolie, donne un cours qui pourrait s’intituler : « L’amour vu par... ». Elle y expose la conception de l’amour chez les grands philosophes de l’histoire : Platon, Spinoza et les autres. Elle enseigne à l’université du troisième âge : rien de trop stressant comme travail. Calme plat aussi du côté de son mariage : elle et Xavier, son mari, font chambre à part : c’est tout dire de l’état de leur relation.

D’une religion à une autre : le temps d’un été

Par |août 2023|Cinéma|

Le temps d’un été raconte les vacances improbables, dans un manoir du Bas -du -Fleuve, d’un petit groupe d’itinérants et de pauvres de Montréal. Leur guide est Marc Côté (Patrice  Robitaille), un prêtre de rue et curé d’une paroisse en trop grand manque de fidèles mais qui, Dieu merci, vient d’hériter du dit manoir. Il est secondé par son amie, Sœur Monique (Elise Guilbault ) au sourire si séraphique qu’elle semble constamment en extase, telle une Ste-Thérèse d’Avila.

Montréal Girls, Montréal Morin

Par |juillet 2023|Cinéma|

Montréal Girls, premier long métrage de fiction de Patricia Chica, cinéaste canado-salvadorienne, raconte l’histoire d’un jeune homme, Ramy, originaire d’un pays du Moyen Orient qui vient à Montréal pour étudier la médecine à McGill. Notre Levantin, grâce à son cousin, chanteur dans un groupe punk-rock, fait la connaissance de deux très jolies filles, l’une mystérieuse, sensuelle aux cheveux noirs et l’autre  blonde, aérienne et artiste.

Saint Omer, remarquable et maladroit

Par |juin 2023|Cinéma|

Saint Omer d’Alice Diop : premier film de fiction de cette cinéaste française fille d’immigrants sénégalais. Il est tiré d’un fait réel : Fabienne Kabou ,une jeune étudiante en philosophie d’origine sénégalaise à Paris, tue son bébé de 15 mois en l’abandonnant sur la plage de Berck-sur-Mer à la marée montante  le 19 novembre 2013. La réalisatrice a basé le film  sur les actes du procès qui a eu lieu à Saint-Omer. C’est un film à la fois remarquable et maladroit.

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