Jazz

Jazz2022-08-04T04:46:29+00:00

Henri Texier, le guérisseur

Par |août 2026|Jazz|

Le monde, celui des terriens s’entend, l’a mauvaise. Quoi donc ? L’humeur. En fait, ces mois-ci le bipède l’a mauvaise et rancunière, l’humeur. Un immense contrebassiste qui est également un immense compositeur et tout aussi immense arrangeur, producteur et chef de bande l’a notée l’a constatée et l’a même retenue. Il se nomme et non s’appelle, comme le souligna en son temps Arletty, Henri Texier.

Bolduc, l’aventurier constant

Par |juillet 2026|Jazz|

Saxophoniste alto, compositeur, arrangeur et enseignant à McGill, Rémi Bolduc se distingue depuis des lunes indiennes par sa constance dans le sérieux. Attention ! Le bon sérieux, l’indispensable sérieux, celui qui est l’exact contraire de la fumisterie si chère aux poseurs, aux frimeurs. À ce trait de sa personnalité musicale, il faut en ajouter un autre : Mister Bolduc est un aventurier. Celui qui est comme le Capitaine Fracasse : sans peur et sans reproche. Sur ce plan, il affiche un sacré pedigree. Celui (bis) qui commande sa déclinaison. Allons-y.

Sonny Rollins ou le don de soi

Par |juin 2026|Jazz|

Le 25 mai dernier à Woodstock, État de New York,, Sonny Rollins est mort. Il avait 95 ans. En 2013, celui que le New York Times a qualifié de « Giant of jazz saxophone » dans les heures qui ont suivi son décès avait déposé son instrument dans son étui pour la dernière fois. La cause ? Les égarements pulmonaires. Sa femme Lucille, sa complice depuis le milieu des années 1950, son agente, sa productrice, ayant été la proie de la grande faucheuse en 2004, Rollins s’est donc retrouvé veuf. Il a alors décidé de s’installer dans la bourgade nommée au milieu des érables, des chevreuils et surtout des oiseaux, de leurs chants qu’il écoutait jour après jour et auxquels son ami Eric Dolphy, saxophoniste et flûtiste, l’initia au début des années 1960.

Les « Live » de Frank Morgan

Par |avril 2026|Jazz|

Lorsqu’ici et là on dresse la liste des meilleurs enregistrements effectués en public, les live, comme on dit en « franglais » de bazar, on retrouve immanquablement le John Coltrane — Live At The Village Vanguard avec Eric Dolphy, le Charles Mingus — At Antibes avec là encore Dolphy et Booker Ervin, le saxophoniste de fer. Dans la même catégorie, celle des poids-lourds évidemment, il y a aussi Mile Davis At The Blackhawk avec Hank Mobley, le Duke Ellington — Live In Paris, Thelonious Monk —Live At The Jazz Workshop, le Bill Evans — Live At The Vanguard, Les McCann et Eddie Harris — Swiss Movement, Dexter Gordon — Homecoming, Art Pepper — Live At The Village Vanguard, The Art Ensemble of Chicago —Urban Bushmen, trois, quatre autres et puis c’est tout.

Coup très dur : John Hammond Jr n’est plus

Par |mars 2026|Jazz|

Ali Khameini est mort le 28 février ? John Hammond Jr, guitariste et chanteur du blues des campagnes également. Il avait 83 ans. Le sujet du mois … Non ! De l’année, oui de l’année, n’était pas un drôle de cas ou un paradoxe sur pieds le cœur battant la chamade, mais bien le cas le plus singulier de tous les « musicos » du « monde-mondial » dit post-moderne. Le sujet du jour était un bonhomme au physique personnifiant le grand efflanqué et qui, comme bien des bipèdes, méritent un brelan de politesses. Dans son cas, il faudrait spécifier de politesses grecques, les antiques, celles qui réclament son lot de considérations. De fait, ou plutôt en toute logique, le cas évoqué commande avant tout le recours à la généalogie. Celle qui permet d’ordonner en partie l’agenda d’une vie.

Kerouac à la guitare = D. Robillard

Par |février 2026|Jazz|

Allons-y avec les sujets inversés. Chronologiquement causant, le premier d’entre eux s’appelle Rich Lataille. Il est saxophoniste extraordinaire. Il a eu 73 ans en octobre dernier. Il est également, si l’on a bien suivi le labyrinthe des droits, propriétaire d’un nom. Un gros puisqu’il s’agit du Roomful of Blues.

  L’ironique Paul Desmond

Par |janvier 2026|Jazz|

Houlala ! La pureté, lorsque des tristes sires, les morfalous des idées, les cireurs des allégories rances, les branquignoles de l’histoire s’en saisissent avant de la disséminer dans leurs travaux nauséabonds, elle devient dangereuse, comme dirait l’autre. Voire très dangereuse. Heureusement, il arrive parfois que des artisans de haut vol s’en saisissent, eux, pour égayer, séduire, hypnotiser l’acoustique du bipède. Soit évidemment ses oreilles, qu’elles soient écartées ou vissées. Et alors là, on l’aime beaucoup, beaucoup, la pureté. On l’adore.

Horreur ! Des gauchistes dans le jazz

Par |décembre 2025|Jazz|

La divine Association For The Advancement of Creative Musicians (AACM) vient d’avoir 60 ans. Elle fut fondée à Chicago en 1965, en plein essor de la guerre au Vietnam, par le pianiste Muhal Richard Abrams aidé par le pianiste Jodie Christian et le batteur Steve McCall. Peu après, ils seront rejoints par Jack DeJohnette, Anthony Braxton, Henry Threadgill et les membres de The Art Ensemble of Chicago. Ensuite ? Par bien d’autres jeunes gens en colère.

Maîtres et amis

Par |novembre 2025|Jazz|

De l’histoire, celle à laquelle on accorde parfois la greffe du grand H, peu d’artisans qui harmonisent quotidiennement l’univers du jazz de leurs découvertes s’en préoccupent. À la décharge de ces derniers il faut préciser que toute inclination prononcée pour elle, celle qui brandit le H, commande l’adoption des traits ou qualités que l’on prête au moine-soldat.

George Cables : le passe-muraille

Par |octobre 2025|Jazz|

Le 19 septembre dernier de la scène du Smoke Jazz Club de New York, le saxophoniste ténor Craig Handy a ciselé comme à son habitude des notes robustes. Celles qu’il souffle sans l’ombre d’une hésitation. Handy est de l’école Charles Mingus. À ses côtés, il y avait le contrebassiste Essiet Essiet et le batteur Jerome Jennings qui faisaient ce qu’il se doit. Mais encore ? Assurer la solidité de l’architecture musicale.

  L. Hayes est bien le dernier

Par |septembre 2025|Jazz|

Il y a peu, l’étiquette Blue Note a annoncé la publication prochaine d’un enregistrement inédit du pianiste Horace Silver à Seattle intitulé Live At The Penthouse. Silver, faut-il le rappeler, fut le pianiste ayant conçu la grammaire du hard-bop et dont les Jazz Messengers, qu’il co-fonda avec Art Blakey, furent les éclaireurs. C’est en effet Silver le compositeur qui plus que tout autre musicien des années 50 a établi les fondements du hard-bop que devaient explorer notamment Sonny Rollins, Jackie McLean, Dexter Gordon et quelques autres.

  À l’ombre du sacré : E. S. Reed

Par |août 2025|Jazz|

Le moins que l’on puisse dire est que Dieu et son fils, dit Jésus, celui avec lequel, selon une confidence de Don Camillo, on ne peut pas parler car il a fait main basse sur la raison et ne la partage jamais, que Dieu donc a la peau dure. Mettons que l’épreuve du temps, il l’a tournée comme une crêpe sans avoir été brûlé par un grain de sucre chauffé au Grand Marnier. En tout cas, dans l’univers du jazz le gospel, la parole de Dieu et des légendes qui lui sont accolées a imprimé certaines marques dès ses débuts. Après quoi, celles-ci ont été conservées et protégées car parfois elles furent sujettes à des attaques parfois claires et nettes, parfois brutales.

Où est le jazz ? Ici et là !

Par |juillet 2025|Jazz|

Dans les jours antérieurs au coup d’envoi du Festival international de jazz de Montréal (FIJM) comme durant son déroulement, certains médias et diverses voix se sont demandés où était passé le jazz ? La réponse est toute simple : il est toujours là, mais pas là où certains ont la prétention de le proposer, voire, puisque l’impolitesse les singularise, de le défendre. En clair, à la lecture du programme du récent FIJM un constat s’impose :  la place accordée à l’art développé par Duke Ellington et consort est celle dite de la portion congrue. Bref, trois fois rien, comme l’a chuchoté notre grand ami Jacques II de Chabannes de La Palice.

Le coureur de fond

Par |juin 2025|Jazz|

Dans les années 1960, la scène des musiques populaires était occupée au centre, grosso modo il va sans dire, par Bob Dylan, Joan Baez, Townes Van Zandt et deux ou trois autres troubadours chantant The Masters of War. À leur droite, sans aucune qualification politique, il y avait les groupes de la crédulité et de la marguerite effeuillée : The Byrds, Grateful Dead, Jefferson Airplane, The Beach Boys, Iron Buttefly, Quiksilver Messenger Service, CSN&Y et autres jeunesses effrayées par la guerre du Vietnam et le massacre de quatre d’entre eux sur le campus de l’Université de Kent dans l’Ohio. À leur gauche, il y avait les prolos, les mineurs de fond, les orphelins de mère, de père, et parfois des deux. Eux, passaient leur temps à creuser les sillons du blues des campagnes et des villes sous la bienveillance notamment de Muddy Waters et Willie Dixon. Il s’appelaient Mike Bloomfield, Paul Butterfield, Canned Heat, Mark Naftalin et John Hammond Jr. Ce dernier était l’exception. De quoi ? De la classe sociale du bas, il n’était pas membre.

Le jazz du centenaire

Par |avril 2025|Jazz|

L’immortel sieur Jacques II de Chabannes de La Palice qui reste le complice de tous les bipèdes habités par le principe de réalité nous l’a assuré, voire rabâché : le 25 mai prochain, Marshall Allen fera un pied de nez au temps puisqu’il aura 101 ans. CQFD : à la différence notable des académiciens de France et de Navarre, Maître Allen est comme l’ami de La Palice, soit un authentique immortel.

L’homme orchestre : Garth Hudson

Par |février 2025|Jazz|

Le 21 janvier dernier, Garth Hudson s’est éteint. Il avait 87 ans. Si Robbie Robertson fut le cheville ouvrière de The Band, Hudson en fut l’homme orchestre. Car cet homme né à Windsor en Ontario jouait du piano, de l’orgue, des synthétiseurs, de l’accordéon, des saxos, de la trompette, du cor anglais et du violon. Qui plus est, il maîtrisait la manipulation des consoles de son et des bandes.

L’obsédé des ballades : Wayne Escoffery

Par |janvier 2025|Jazz|

Alors qu’il enregistrait avec ses camarades du World Saxophone Quartet au Studio Tempo, situé à Pointe Saint-Charles, le saxophoniste David Murray, fin éclaireur du jazz moderne, avait formulé une confidence étonnante car empreinte d’un profond regret. Après les décennies de combat mené par les anciens, Charles Mingus au premier chef, pour que le jazz soit enseigné dans les universités et après avoir eu gain de cause, Murray estimait que cette lutte s’était soldée par un énorme effet pervers sur le flanc des saxophones. Sur le front du son, autrement dit du sacré.

Roy Haynes : le batteur caméléon

Par |décembre 2024|Jazz|

Tout gourmand de la note bleue du « monde-mondial » la connaît. Quoi donc ? LA photo, LE cliché. À gauche, il y a Charles Mingus à la contrebasse, au centre Thelonious Monk au piano, à droite tout de blanc vêtu il y a Charlie Parker et son alto, puis derrière Master Roy Haynes à la batterie. Le 12 novembre dernier, cet instantané saisi lors d’un épisode musical organisé le 13 septembre 1953 au Open Door, un club délabré de New York, a beaucoup circulé sur les réseaux dits sociaux. Car ce jour-là, ce 12 novembre, Roy Haynes a rejoint ses camarades des temps anciens. Il avait 99 ans. Pour être précis, il aurait eu 100 ans le 13 mars prochain.

Classicisme et élégance de M. Charlap

Par |novembre 2024|Jazz|

Dans le monde-mondial du jazz d’aujourd’hui et d’hier, mais non de l’avant-hier, le plus classique des pianistes qui embellissent avec méticulosité, le présent du jazz et donc son avenir s’appelle Bill Charlap. On insiste : plus classique que Bill, tu meurs, diraient les jeunesses abonnées à « t'sais genre comme ».

N’oublions pas Steve Grossman

Par |octobre 2024|Jazz|

L’affaire est entendue : le 17 juillet 1967, John Coltrane est mort bien avant son temps. À preuve, le jour d’après fut ponctué par l’unanimité que résuma fort bien Miles Davis: « Sa mort nous a tous pris par surprise … Je ne savais pas qu’il était malade. » Le surlendemain, l’esprit de veille que commande le deuil fut d’autant plus aiguisé que le parcours de Trane fut, quand on s’y arrête, passablement court. Le premier enregistrement sous son nom, Giant Steps, fut publié en 1960. Et puis, et puis, il y a que les cadors du saxe, ceux qui grimpent l’Everest musical soir après soir, étaient aux abonnés absents. Bon, sautons du temps. En novembre 1969, Miles Davis engageait Steve Grossman pour l’enregistrement de Big Fun. Ce dernier était un jeune saxophoniste de 18 ans seulement, originaire de Brooklyn. À 10 ans, il transcrivait les solos de Charlie Parker. À 16 ans il « parlait » couramment le Coltrane. À 17 ans, il avait été accepté à la célèbre Juilliard School of Music.

Hier Blakey, Silver, Adderley, aujourd’hui Herring

Par |septembre 2024|Jazz|

Pour paraphraser tonton Georges, le Brassens qui voisine Paul Valéry sur les hauteurs de Sète, au cimetière pour être exact, mieux vaut vivre pour une idée que de mourir pour elle. L’an dernier, le saxophoniste Vincent Herring en a attrapé une, d’idée. Et une si bonne qu’il l’a méditée, touillée dans toutes les harmonies sonores possibles comme imaginables.

Le Maître est mort

Par |août 2024|Jazz|

Le 22 juillet dernier John Mayall est mort. Il avait 90 ans. C’est bête à dire, mais on se doutait depuis quelque temps qu’il était à deux doigts de jouer la dernière note. On s’en doutait pour une raison aussi simple que nette : il y a un an et trois mois, ce Britannique vétéran de la guerre de Corée avait annoncé qu’il mettait un terme aux tournées.

Lloyd: entre raffinement et recueillement

Par |mai 2024|Jazz|

Il y a longtemps, le saxophoniste et compositeur Charles Lloyd était grand. Longtemps, mais encore demandera-t-on ? Depuis les années 60 et plus précisément depuis la publication de l’album Forest Flower. Depuis ce temps lointain, il est resté grand. Avec Sonny Rollins, Benny Golson et Roscoe Mitchell il est membre de la bande des vieux grands. John Zorn, Steve Coleman? Ils sont plus jeunes.

    La puissance de maître Peterson

Par |décembre 2023|Jazz|

Edward Kennedy Ellington dit Duke Ellington avait coutume de dire qu’Oscar Peterson était le ‘maharaja du piano’. Quant il ne soulignait pas cela, il conseillait de ne jamais s’asseoir au piano après Peterson car si tel était le cas la comparaison avec ce dernier se traduirait par la mise en miettes du quidam ayant osé défier « ze master ».

Les grands témoins: B. Williams et E. Henderson

Par |novembre 2023|Jazz|

Le nouvel album du trompettiste Eddie Henderson s’intitule Témoin de l’histoire. Il l’a bien nommé, son album publié par l’étiquette Smoke Sessions qui ose encore produire du jazz et non du « jazz-machin-chose-hip-hop-école russe du piano-rap-fusion ». Il est si ben nommé qu’il pourrait être imprimé sur la pochette du dernier disque du contrebassiste Buster Williams. On devrait ajouter immense contrebassiste, car sur cet instrument avec ses camarades Ron Carter, Cecil McBee et Christian McBride mister Williams est dominant.

Les combats d’Archie Shepp

Par |septembre 2023|Jazz|

Une fois par mois, parfois moins, le New York Times propose une rubrique intitulée ‘5 minutes pour apprécier un musicien de jazz’ ou un courant de cette musique. Ainsi, au cours de la dernière année, ce temps a été accordé au Miles Davis électrique, au jazz d’avant-garde, à Wayne Shorter ou encore au jazz de l’antiquité, soit évidemment celui de La Nouvelle-Orléans.

Coltrane au rabais

Par |août 2023|Jazz|

Aujourd’hui c’est «craignos», comme ils disent ces temps-ci dans la fournaise marseillaise. CQFD: nous voici donc confrontés, c’est sérieux, au devoir de précaution. En d’autres mots, les plus clairs d’entre eux, nous sommes dans l’obligation de camper le rôle du garde-chiourme des consommateurs avertis. Car il y a bel et bien anguille sous roche. Financière l’anguille, c’est à retenir.

La trompette oubliée d’Howard

Par |juillet 2023|Jazz|

Lorsque le destin du bipède qui n’est pas né avec une cuillère d’argent entre les dents est heurté par le feuilleton des adversités, et qu’il faut dépeindre le destin en question, on a souvent recours à l’expression: c’est à pas de chance! Dans l’histoire du « plus meilleur jazz du monde », le trompettiste Howard McGhee résume cet état de la carrière meurtrie plus qu’aucun autre artisan des trois pistons.

Le nomade du jazz : Chet Baker

Par |juin 2023|Jazz|

Le trompettiste Chet Baker est mort le 13 mai 1988 à Amsterdam. Il avait 58 ans. Au petit matin, un passant avait aperçu son corps au pied d’un hôtel de la ville où il se produisait souvent. Cette mise entre parenthèses définitive ainsi que son lieu ne résume pas, mais symbolise l’aventure musicale de celui qu’on surnomma des années auparavant le James Dean du jazz. Ce qu’il détesta profondément.

Rémi Bolduc, saxophoniste de la constance

Par |mai 2023|Jazz|

De Rémi Bolduc, saxophoniste alto, on a toujours apprécié son souci appuyé pour la constance. « De-que-cé de la constance de quoi, par rapport à quoi ? », se demandera le vieux La Palice, trouble-fête en chef . Chez lui ou en lui, c’est au choix, la constance s’est toujours conjuguée avec l’exigence. Par rapport à lui, à son art, et bien évidemment par rapport à ses accompagnateurs.

        La trompinette de Don Cherry

Par |avril 2023|Jazz|

Ah, la distribution! Quel capharnaüm! Prenez le disque dit le CD dit le ‘record’. Un jour, on le voit, il est là, mis en vente. Le lendemain et les mois qui suivent, il a disparu. Mais bon, comme le hasard fait bien les choses, enseigne la sagesse dite populaire, voilà que parfois il réapparaît au catalogue d’Amazon, Delmark, Discogs et autres agents de la circulation musicale.

   Monk : le génie à la puissance M3

Par |mars 2023|Jazz|

Oh la la, comme le chantaient des rigolos britanniques dans les années 70. Oui « oh-machin-truc» , car nous voilà dans l’obligation d’en rajouter une couche. À quoi ? Au génie. Si l’usage de ce mot ne se conjuguait pas de nos jours avec l’inflation, nous n’aurions pas besoin de greffer au qualificatif en question une précision.

Le triomphe du batteur

Par |février 2023|Jazz|

On est content. « De-que-cé qu’elle est bonne la niouse ? » Pour Corey Weeds, on est content car une de ses toutes récentes productions a été classée parmi les cinq meilleures de l’année selon les magazines Down Beat et JazzTimes. Il s’agit de Valse sinistre par le batteur Billy Drummond et son groupe Freedom of Ideas publié par Cellar Live, l’étiquette fondée par Weeds.

T. Butler : l’héritier singulier

Par |novembre 2022|Jazz|

Lorsqu’on suit le fil de la logique, le dé à coudre aidant sans l’usage de la redoutable aiguille, on finit par lire immanquablement le résumé suivant: il y eut tout d’abord Oscar Peterson, puis Oliver Jones et, ces jours-ci, Taurey Butler. Pianiste au jeu aussi puissant et dense que ses aînés, le sieur Butler propose un nouvel album en trio intitulé One of The Others sur l’étiquette montréalaise Justin Time.

Le jazz du poing levé

Par |octobre 2022|Jazz|

À Chicago, le jazz se joue encore et toujours le poing levé. La ville demeure en effet le chef lieu des contestataires qui y sont nés ou qui s’y sont installés. En d’autres mots, dans la ville des vents on souffle et on cisèle les notes qui font écho aux luttes syndicales, ici aussi intenses qu’à Detroit et davantage qu’à New York, et aux combats pour les droits civiques. Si les Black Panthers furent fondés en 1966 à Oakland, c’est à Chicago qu’ils installèrent leur siège social.

Le jazz de Paul Auster

Par |septembre 2022|Jazz|

On ne sait pas ou si peu, mais l’écrivain Paul Auster adore le jazz. Oui, on sait, il n’est pas le seul, les galériens de la périphrase formant un contingent d’amateurs de la note bleue. Mais voilà, aucun d’entre eux ne peut se vanter d’être à la tête du «plus-meilleur» club de jazz de Nueva Yorke, comme disent les Porto-Ricains de East-Harlem.

Les paysans par R. Cooder et T. Mahal

Par |août 2022|Jazz|

Pour employer un lieu commun, disons que les vieux du jour - Taj Mahal, 80 ans et Ry Cooder 75 ans -, ont bouclé la boucle récemment par le biais de la réincarnation musicale de plus vieux qu’eux qui, eux, s’appelaient Sonny Terry et Brownie McGhee. Pour faire court, Cooder et Mahal proposent depuis peu un album intitulé Get On Board, publié par Nonesuch, et qui est fait de pièces signées McGhee et Terry.

La liste sans les … vices !

Par |juillet 2022|Jazz|

La dernière fois que l’idée a bousculé nos neurones elle avait pour origine le mensuel Jazz Times. Avant ce dernier, l’idée du sujet du jour nous était venue de Jazz Hot puis de Jazz Magazine, Jazziz, DownBeat, Jazz Journal sans oublier les quotidiens au premier rang desquels on retrouve évidemment le New York Times. L’idée du sujet du jour (bis, repetita) se résume en un mot et un seul : liste !

Cellar Live ou la force du jazz

Par |avril 2022|Jazz|

Avec des bouts de ficelle et les trois fois rien, quand ont peut leur mettre la main dessus évidemment, le saxophoniste Cory Weeds, ténor de l’Ouest, a fait de Cellar Live l’un des meilleurs labels de jazz qui soit. Où donc? Dans le monde. Rien de moins. On ajoutera qu’il a fait cela avec la force que l’on prête au poignet. Le droit ou le gauche ? On n’en sait rien. Bien.

William Parker, enfin !

Par |mars 2022|Jazz|

Il paraîtrait que la surprise est parfois divine. Il y a peu, elle le fut pleinement lorsqu’on a appris que William Parker avait été sacré ‘Musicien de l’année’ par les critiques du mensuel JazzTimes. Qu’un des précurseurs du courant baptisé «loft jazz», dans les années 70, qu’un ex-compagnon de Cecil Taylor, qu’un animateur culturel, un défenseur constant des droits des habitants du Lower East Side à New York soit qualifié artiste de l’année a autant étonné que ravi.

Le pianiste qui venait du froid

Par |février 2022|Jazz|

L’ univers du jazz ne fait pas exception. Comme l’autre, notre monde, il a ses détectives privés. Ses Sherlock Holmes et sa formule 7, ses Nestor Burma qui met le mystère KO, ses Philip Marlowe qui fume trois Camel en même temps qu’il sirote un Dry Martini. Et que font les correspondants musicaux de ces derniers ? Ils traquent les enregistrements inédits. Parfois les rares partitions, mais c’est d’abord et avant tout la recherche de l’inédit pour laquelle ils perçoivent de la «grosse argent sale», comme disait l’autre.

Maître Harris n’est plus

Par |janvier 2022|Jazz|

On le sait peu, mais Detroit est la ville où sont nés le plus grand nombre des « plus meilleurs » musiciens de jazz. Elvin Jones, Ron Carter, Kenny Burrell, Pepper Adams, Geri Allen, Thad Jones et beaucoup d’autres ont grandi dans ces environs. C’est surtout au piano que les enfants de la ville des moteurs, qui a dominé le Dow Jones et ses affidés pendant des lunes, se sont distingués. Leurs noms ? Tommy Flanagan, Hank Jones, Sir Roland Hanna et Barry Harris.

L’amour suprême, selon Coltrane

Par |novembre 2021|Jazz|

La découverte musicale de l’année, voire des dernières années, a pour nom propre Coltrane. John de son prénom, évidemment. De quoi s’agit-il ? D’un enregistrement «assigné à résidence» dans le sous-sol d’un bungalow de Seattle pendant 60 ans. Le programme? L’interprétation intégrale de son chef-d’œuvre dans un club de la ville baptisé Penthouse, et que la maison de disques Impulse! vient tout juste de publier sous le titre A Love Supreme – Live in Seattle.

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