La résilience du Québec face à l’usure
Entre une diminution des services publics ou un alourdissement du fardeau fiscal, que choisissez-vous? Voilà le dilemme cornélien que refusent de poser clairement les partis politiques qui se disputent nos voix, ces jours-ci. La population du Québec fait pourtant face à cette douloureuse éventualité. Mince consolation, un remède de cheval ne sera pas forcément nécessaire, à condition de ne pas laisser le mal s’aggraver. De quoi le Québec souffre-t-il au juste ? En un mot : d’usures.
La myopie industrielle de Québec
Après avoir misé et perdu gros dans la filière batteries, le Québec choisit de passer son tour devant la relance du nucléaire dans laquelle le Canada entend tirer son épingle du jeu. Le rapport dévastateur de la vérificatrice générale Christine Roy à l’endroit du tandem formé des comptables François Legault et Pierre Fitzgibbon a déjà été largement commenté. Qu’il suffise d’ajouter qu’on compte moins prudemment avec l’argent des autres qu’avec le sien.
L’énergie ou le dilemme cornélien du Canada
Une superpuissance énergétique, soit ! Mais sommes-nous prêts à en payer le prix ? Le Canada dispose de tous les atouts pour atteindre ce statut. Quatrième producteur mondial de pétrole, cinquième de gaz naturel, il est aussi le deuxième producteur d’uranium, tout juste derrière le Kazakhstan. Le Canada exploite de plus des mines de charbon, destiné à la fois à la production d’électricité (la houille blanche) qu’à la production d’acier dont il est une composante essentielle.
La guerre en Iran chambarde nos champs
Le retour des beaux jours vous fait déjà rêver d’un épi de blé d’Inde chaud à croquer à belles dents par un beau et tiède soir d’été ? Rien de plus normal. Ce qui l’est beaucoup moins en revanche, c’est de devoir payer davantage cette année pour s’offrir ce plaisir estival, jusqu’ici à la portée de toutes les bourses ou presque. L’an prochain, le maïs pourrait même devenir un aliment de luxe, si la situation ne change pas bientôt du tout au tout. L’agression israélo-américaine qui paralyse le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a entraîné une poussée des prix du pétrole et du gaz naturel. Pour les agriculteurs, l’essence et surtout le diesel sont des intrants de prime importance, surtout durant la présente saison des semis.
Le Québec en panne
La dernière mouture du gouvernement caquiste n’y peut rien changer : le Québec traverse un passage à vide. Panne de croissance, finances publiques sans marge de manœuvre et décroissance démographique. Pour couronner le tout, un gouvernement usé et à court d’idées et de moyens susceptibles de redynamiser une société qui ne demande pourtant que ça.
Gestion de l’offre, la vache sacrée
La gestion de l’offre de la volaille, des œufs et avant tout du lait pourrait être sacrifiée sur l’autel de la renégociation de l’Accord Canada États-Unis Mexique (ACEUM) dans le but de sauver l’industrie automobile canadienne, craignent ses plus ardents défenseurs. Sans refonte profonde, toutefois, elle va s’effondrer tôt ou tard, anticipent quelques Cassandre bien au fait des défis de l’industrie laitière. Chose certaine, le statu quo coûte cher aux consommateurs, une réforme n’est possible qu’à gros prix et son abolition entraînerait faillites d’entreprises familiales fermières et fermetures de villages. Entre plusieurs maux, comment choisir le moindre et, surtout, quel est-il ?
Guerre de tranchées en vue à la Fed
Le président de la Réserve fédérale américaine (FED) Jerome H. Powell et son successeur désigné Kevin Warsh ont beaucoup en commun. Ce sont d’abord des avocats d’affaires plutôt que des économistes. Cela peut paraître inusité à première vue, mais ce n’est pas si extraordinaire. La présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde n’est-elle pas, elle aussi, une avocate qui, de surcroît, a été à la tête du Fonds monétaire international, autre sanctuaire d’économistes ?
Un gros mois
Avant d’aller faire un discours surtout jugé réaliste à Davos et un autre qualifié au minimum de révisionniste à Québec, le premier ministre canadien, Mark Carney, était allé à Pékin signer un accord commercial avec la Chine. En résumé, le Canada sera plus ouvert aux autos électriques chinoises en retour d’une plus grande ouverture du marché chinois à certains produits agricoles canadiens. Ou le contraire.
Le pétrole sale, le grand atout du Canada
La nouvelle doctrine « Donroe » ranime les velléités impérialistes de Washington sur l’ensemble du continent américain. Elle doit être prise avec le plus grand sérieux par le Canada et par le Mexique, son amigo dans le traité de libre-échange qui lie leurs deux économies à celle des États-Unis. La capture par Washington des ressources pétrolières du Venezuela menace toutefois moins le Canada et sa riche industrie pétrolière qu’une conclusion désavantageuse de la renégociation de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique qui s’amorce en principe cette année. À moins que … à moins que les États-Unis choisissent d’y mettre fin, comme le permet le traité, avec à la clé une nouvelle salve de droits de douane.
Déséquilibre fiscal : Girard jette l’éponge
Malgré ses cris d’orfraie, Québec reste passif devant le déséquilibre fiscal entre Ottawa et les provinces, déséquilibre qui grève pourtant ses finances publiques. Dans sa mise à jour budgétaire automnale, présentée à la fin du mois dernier, le ministre Eric Girard s’est bien gardé de saisir la perche pourtant tendue par le gouvernement de Mark Carney. Durant la campagne fédérale, les libéraux avaient pris deux engagements financiers de grande importance. Le premier allait annuler la mesure annoncée dans le dernier budget de la ministre des Finances de l’époque Christia Freeland : porter de 50 à 66 % le taux d’inclusion du gain en capital sur le revenu imposable. Le second diminuait d’un point de pourcentage le taux d’imposition du premier palier du revenu imposable, soit celui inférieur à 57 375$.
Le géant canadien aux pieds d’argile
La guerre commerciale que livrent les États-Unis au reste du monde met à risque un fleuron de l’industrie manufacturière canadienne. Ce n’est pas tant le bois-d’œuvre, ni l’aluminium, l’acier ou le cuivre qui risquent de pâtir, même si ces secteurs souffrent des tarifs douaniers imposés par le président Donald Trump. C’est avant tout l’industrie automobile qui est menacée de panne sèche. L’abandon du rêve Northvolt par Québec ne doit pas éclipser le véritable enjeu de l’offensive américaine: concentrer davantage aux États-Unis la fabrication des véhicules qui roulent sur les routes de l’Oncle Sam.
Un monde économique en bouleversement
Deux fois valent mieux qu’une, selon l’adage. Après sa tentative ratée d’imposer unilatéralement des droits de douane « réciproques » dont l’entrée en vigueur avait été présentée comme « Jour de Libération », le président Donald Trump est parvenu à mettre sur rails son programme protectionniste tous azimuts, le 1er août avec la plupart des pays. Le Canada et le Mexique, largement épargnés jusqu’ici grâce à l’accord de libre-échange qui les lie tous deux avec l’économie américaine, l’ACEUM, ne peuvent se permettre de rester les bras croisés pour autant.
Carney devant un canyon budgétaire
Repli stratégique pour les uns, capitulation pour les autres, la décision surprise du gouvernement de Mark Carney d’annuler par un beau dimanche soir sa taxe de 3 % sur les services numériques n’est pas sans conséquences. En pliant devant Washington, elle permet la reprise immédiate des négociations en vue de conclure un accord économique global qui mettrait fin aux tarifs douaniers sur l’acier, l’aluminium et les produits de l’industrie automobile, dans le meilleur des cas.
La récession à nos portes
Le mot en R est presque aussi tabou dans les milieux économiques et politiques que celui en N dans le monde de la rectitude. On évoque plutôt un ralentissement à prévoir dans un contexte de guerre commerciale et on souligne à grands traits les mesures de relance, les réformes structurelles pour assurer la croissance de demain ou plutôt d’après-demain. Pourtant, il ne faut pas hésiter à appeler un chat un chat quand vient le temps de décrire la période morose dans laquelle nous sommes entrés.
Carney tend une perche à Legault
Après l’abaissement de la note de crédit du Québec par l’agence new-yorkaise Standard & Poor’s, place à la remise en question de certaines décisions du gouvernement de François Legault et à la recherche de solutions. Parmi celles-ci, le premier ministre canadien nouvellement élu Mark Carney en a laissé miroiter une durant la campagne électorale. Reste à voir si les caquistes sauront saisir cette perche inespérée.
La guerre commerciale se concentre
Jusqu’où l’escalade douanière va-t-elle bouleverser le commerce mondial ? Seul Donald Trump semble détenir la réponse, bien que personne ne sache à coup sûr s’il en a une idée claire ou s’il fonctionne par coups de tête. L’occupant de la Maison-Blanche détient des atouts indéniables dans ce rabattage des cartes dans les échanges internationaux, mais il n’incarne pas pour autant encore le maître incontesté du jeu comme il le prétend. La veille du « Jour de la Libération », il s’est vanté devant un parterre partisan que plusieurs dirigeants lui « lèchent le cul » (1) pour négocier un arrangement bilatéral. Beaucoup même, mais pas tous. La Chine a plutôt choisi de relever le gant et de riposter. Et ça n’augure rien de bon.
Rester agile dans la tourmente douanière
Avec Donald Trump, on ne se trompe pas : chaos et incertitudes noircissent l’horizon. Pour les planificateurs financiers, et les grands argentiers des gouvernements tout particulièrement, le défi réside dans l’art de naviguer dans la tempête, d’éviter les écueils et de limiter les dégâts.
La loi de la jungle au fond des océans
The Metals Company (TMC), une minière canadienne basée à Vancouver appelle au secours l’administration Trump pour circonvenir l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM) et extraire des nodules métallifères du fond de l’océan Pacifique en violation des règles de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.
Trump et le Canada : un épuisant casse-tête
Au moment où vous lisez ces lignes, vous êtes déjà sans doute beaucoup plus étourdi encore que moi quand je les écris. Jour après jour depuis le 21 janvier, le président Donald Trump multiplie annonces, déclarations, décrets, intimidations, menaces, mensonges et … changements de cap impromptus qui n’ont pour seuls résultats ou objectifs que de mettre le Canada sur le qui-vive, de propager le chaos, tant chez nous qu’à l’étranger et qu’au sein même des États-Unis.
Le réveil du nationalisme canadien
Les foules huent l’hymne américain lors de joutes de hockey à Montréal, Ottawa et Vancouver, de basket-ball à Toronto. En Ontario, un fromager canadien, Black Diamond, déploie des affiches arborant le slogan « Fait avec 0 % de fromage américain ». Tandis qu’au Québec, la bière Boréal défie les USA avec le slogan « Je bois local mon Donald ». Entretemps, le géant américain de l’alimentation Heinz fait passer de la publicité à la télé informant le public anglophone que les tomates de son ketchup sont à 100 % canadiennes. Entre Canadiens et Américains, le courant ne passe plus.
La guerre commerciale, yes sir !
Dès son élection en novembre, Donald Trump a semé l’émoi parmi les rangs canadiens. Le premier ministre ontarien Doug Ford a immédiatement proposé de ne plus inviter le Mexique à la table, pays qu’il a traité avec mépris, même si c’est un membre à part entière de l’Accord Canada États-Unis Mexique (ACEUM). Heureusement, la nouvelle présidente Claudia Sheinbaum a poliment mais fermement remis le malotru à sa place. Elle a rappelé que le Mexique avait insisté pour que le Canada fasse partie du nouvel accord alors que les États-Unis et le Mexique avaient complété leur négociation.
Les cadeaux du contribuable à Amazon
Au départ, la fermeture sauvage des sept entrepôts d’Amazon du Québec n’a pas troublé outre mesure le Premier ministre François Legault, qui s’est contenté de dire « j’ai une pensée pour les travailleurs ». 1903 licenciés, plus 2640 autres chez les sous-traitants. Ce qui contraste avec la réaction du ministre fédéral de l’Industrie François-Philippe Champagne qui a promis de réviser les « relations d’affaires » du Canada avec cette firme.
Un homme qui a aimé et pu dépenser
Quand les libéraux de Justin Trudeau sont arrivés au pouvoir, ils ont trouvé des finances publiques en bon ordre. Le dernier budget du gouvernement de Stephen Harper, présenté par Joe Oliver le 21 avril 2015, avait prévu un retour à l’équilibre budgétaire durant l’exercice 2015-2016. Un an après, le premier budget du ministre libéral Bill Morneau a misé sur un déficit de 29,43 milliards, suivis de manques à gagner pour les quatre années suivantes.
L’angle mort économique de Trudeau
Si tout le monde s’entend pour dire que l’économie n’a jamais été au centre des politiques de Justin Trudeau, il faut lui reconnaître quelques initiatives heureuses et … un angle mort qui va donner du fil à retordre à la personne qui lui succédera. La création de la Banque de l’infrastructure, dotée d’un capital initial de 35 milliards, aura permis de moderniser entre autres choses les réseaux de transport en commun.
Le laxisme de la CAQ coûte cher
Le poids de la dette publique du Québec est à nouveau plus lourd que celui de l’Ontario, à cause de la piètre gestion budgétaire du gouvernement caquiste. Un malheur n’arrivant jamais seul, il en coûte désormais plus cher au Québec qu’à l’Ontario pour financer ses emprunts. Les mises à jour économiques automnales ont révélé un état de santé des finances publiques bien différent dans les deux provinces.
Trump : un bilan économique médiocre
L’électorat américain s’est comporté davantage en consommateur qu’en citoyen, le 5 novembre. Il a pourtant misé sur un ancien président qui a affiché le pire bilan économique depuis Jimmy Carter. L’ex-président démocrate Bill Clinton avait lancé une bombe lors de la Convention démocrate, à la fin d’août. Depuis 1989, les États-Unis se sont enrichis de 51 millions d’emplois. Or, du nombre, 50 millions ont été ajoutés durant des présidences démocrates.
Le libre échange pour se protéger
Règle générale, on associe le libre échange à l’élimination de barrières tarifaires et non tarifaires et surtout à la croissance économique. Dans la montée actuelle de protectionnismes en tout genre à travers le monde et de la part des États-Unis en particulier, le Canada doit à tout prix maintenir, à défaut d’élargir, son principal traité commercial, l’Accord Canada États-Unis Mexique (ACEUM), en vigueur depuis le 1er juillet 2020.
La revanche du protectionnisme
Après presque un demi-siècle de mondialisation libérale, marquée par moult traités de libre-échange, par le non-interventionnisme étatique dans les marchés et par le diktat du capital financier, on assiste au retour en grâce du protectionnisme et à son arrière-goût amer. Ses ténors sont les mêmes qui, hier encore, vantaient haut et fort les vertus du commerce sans frontières.
Récession ou pas ?
Au début du mois, le mot en R brûlait les lèvres de presque toutes les personnes qui placent leurs économies à la Bourse, en tout ou en partie. Fausse alerte puisque la chute de 3 % de l’indice S&P 500 enregistrée le lundi 5 était effacée le vendredi. Repli hebdomadaire : 0,04 %, autant dire trois fois rien. Fausse question puisque les récessions font partie du capitalisme au même titre que les saisons dans la nature. Différence notable toutefois qui alimentent les spéculateurs de tout acabit, elles ne répondent pas à une mécanique aussi précise que la rotation de la Terre. En fait, si les récessions sont toutes porteuses de souffrances, leur élément déclencheur, leur profondeur, leur étendue et leur durée les distinguent les unes des autres.
La normalité retrouvée des taux d’intérêt
Dans un effort concerté, les banquiers centraux ont fait grimper en chandelle les taux d’intérêt afin de repousser les assauts inflationnistes qui ont suivi la récession liée à la pandémie de Covid 19. L’offensive a fait mal à un peu tout le monde, mais la montée des prix a été freinée, tout en demeurant tenace, voire coriace dans quelques pays. Mince consolation pour les emprunteurs, le loyer de l’argent va dégonfler un tantinet.
Le mal que cache l’immigration
Les premiers ministres Justin Trudeau et François Legault se sont rencontrés à Québec le 10 juin dans le but d’apaiser les tensions entre Ottawa et Québec au sujet de l’immigration. Le chèque de 750 millions offert à Québec est bien accueilli, mais la vision divergente des deux chefs de gouvernement persiste. Ni l’un ni l’autre n’osent pourtant s’attaquer de front au mal d’où découlent les besoins toujours grandissants de main-d’oeuvre étrangère.
Taxer, c’est gouverner
On exige toujours plus de l’État. Le vieillissement de la population, les changements climatiques, les élèves en difficulté, le logement abordable, les transports collectifs, l’entretien de nos infrastructures délabrées ou la sécurité des citoyens et des frontières: tout cela sollicite davantage le Trésor public. Le déficit anticipé de Québec est de l’ordre de 10 milliards, celui d’Ottawa, quatre fois plus, pour l’année en cours. Québec ne veut augmenter ni taxes, ni impôts, sans pour autant recourir à l’austérité, mais la faible croissance prévue ne peut combler l’écart à elle seule. Que faire?
Le PQ préoccupe les créanciers du Québec
La remontée quasi miraculeuse du Parti québécois dans les sondages ranime malgré lui la frousse de l’indépendance, parmi les créanciers présents et futurs de la province. La prime qu’ils exigent pour les rassurer reste un sujet tabou. On ne la mentionne pas explicitement, mais des acteurs du marché obligataire observent que Québec consent ces jours-ci un écart de crédit de un à deux points pour mettre la main sur leurs millions. Cet argent sert à (re)financer la dette nette de plus de 220 milliards et le nouveau déficit annoncé de quelque 11 milliards, pour l’exercice en cours. C’est ce qu’a appris En Retrait par suite d’une indiscrétion d’un joueur très actif sur le marché obligataire.
Le Canada, moins bon, mais meilleur
De 1994 à 2000, durant sept ans d'affilée, le Canada a occupé le premier rang au classement de l'Indice de développement humain (IDH) des Nations unies. De là est née la formule selon laquelle «le Canada est le plus meilleur pays au monde», faussement attribuée à Jean Chrétien, premier ministre pendant toutes ces années. Désormais, le Canada occupe le 15e rang sur 195 pays. Mince consolation, les États-Unis sont au 21e, la France au 28e.
L’art de bâtir des crises
La pénurie de logements abordables et sociaux s’étire depuis des années partout au Québec, au point d’avoir engendré celle de l’itinérance. Les causes sont multiples: abandon du soutien financier au logement social par Ottawa au siècle dernier, laisser-faire de Québec, hausses des coûts de construction, pénuries de main-d’oeuvre, locations à court terme, spéculation tout azimut et incapacité du marché d’assurer tout seul le droit fondamental à pouvoir se loger selon ses moyens. Il y a enfin le contrat de travail spécifique au Québec qui freine la mobilité de la main-d’oeuvre, nourrit le corporatisme professionnel, stimule la concurrence intersyndicale et empoisonne souvent la vie sur les chantiers.
Frotter Charles III à défaut de l’empiler
Quoi de plus plaisant que de commencer l’année, les mains dans les poches, en frottant l’oreille de Charles III ? Le profil gauche de Sa Gracieuse Majesté (SGM), roi du Canada, orne les nouvelles pièces de cinq, 10, 25 et 50 cents, de même que celles de un et de deux dollars frappées par la Monnaie royale canadienne (MRC) depuis le 14 novembre dernier, jour de son 75e anniversaire de naissance.
La dette américaine : un trou noir
On s’inquiète à bon droit du gonflement de la dette canadienne qui s’établit à la coquette somme de 1216 milliards cette année. Avec les déficits anticipés, elle atteindra 1344 milliards en 2028. Énooorrme, clament beaucoup d’observateurs, surtout dans un contexte où les taux d’intérêts sont désormais élevés. De la petite monnaie malgré tout, peut-on répliquer, si on la compare à la dette de nos voisins du Sud.
Les RPA, la prochaine crise du logement
On fait peu de cas des Résidences pour personnes âgées (RPA) dans la crise du logement qui sévit d’un océan à l’autre et au Québec en particulier. Après tout, leur taux d’inoccupation est très élevé et suggère que l’offre serait surabondante, à tel point que certains logements pourraient être offerts à une autre clientèle que les ainés. C’est en fait un mirage qui masque une prochaine pénurie que les autorités préfèrent ignorer jusqu’ici.
Des dettes maîtrisées et alléchantes
Les spéculations entourant les mises à jour budgétaires automnales ont repris. Comment va-t-on débloquer plus d’argent pour stimuler la construction de logements ou forcer les détaillants alimentaires à contenir les hausses de prix? Surtout, la sempiternelle question du retour à l’équilibre budgétaire sera à nouveau posée par bien des économistes et conservateurs fiscaux.
La fin de l’hégémonie du dollar ? Minute papillon !
Du dernier sommet de Johanesburg où étaient réunis le mois dernier le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud (le BRICS), la presse occidentale a fait beaucoup état de l’élargissement de ce groupe, de plus en plus formalisé qui se veut un contrepoids au G-7.
Le REM s’impose dans les finances publiques
Durant le dernier week-end de juillet, les gens de Montréal et de sa banlieue sud se sont précipités pour une balade gratuite sur le premier tronçon du Réseau express métropolitain (REM), tout juste inauguré. Quelques-uns pour une première et dernière fois, d’autres, plus nombreux, afin d’apprivoiser le nouveau moyen de transport sur lequel ils devront compter pour enjamber le fleuve. À moins qu’ils ne privilégient l’auto, comme avant ou désormais, au grand dam des tenants des transports collectifs.
L’art exigeant de gérer la dette
La pandémie, puis la relance de l’inflation et la remontée des taux d’intérêt, compliquent la vie des emprunteurs. Ils doivent payer davantage pour se financer. On fait beaucoup état des acheteurs de maison, mais c’est aussi le cas des gouvernements dont le coût de la dette s’alourdit. Heureusement, ils disposent d’un peu de temps et de ressources pour faire face à la musique, toujours plus stridente.
Un monde de bric et de broc
Plus que jamais, les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) veulent afficher leur puissance lors de leur sommet à Johannesburg les 22 et 23 août. Le groupe se veut une alternative solide face aux pays occidentaux. Mais qu’en est-il ?
Le remède incertain des taux d’intérêt
Baisseront-ils ou pas ? Eh non, les taux d’intérêt ont plutôt augmenté une neuvième fois et rien n’indique que c’est terminé. Bien malin qui peut prétendre connaître aujourd’hui le loyer de l’argent de l’an prochain pour payer sa maison, son véhicule ou sa carte de crédit.
L’autosuffisance énergétique et commerciale
Grâce avant tout aux véhicules électriques, Québec compte diminuer ses gaz à effets de serre de 20% d’ici 2030 et atteindre la carbon-neutralité d’ici 2050. Objectif fort louable et ambitieux qui permettrait aussi un retour vers l’équilibre de ses échanges commerciaux avec ses partenaires internationaux et canadiens. Du jamais vu au cours du présent millénaire où s’accumulent déficit sur déficit.
Le rêve brisé d’un chez-soi abordable
Une correction des prix sur le marché immobilier canadien (et québécois) bat son plein. Le plafonnement probable des taux d’intérêt hypothécaire mettra bientôt fin à l’incertitude sur les marchés de la maison neuve et de la revente. Le recul des prix observé ne suffira pas à ranimer l’espoir d’acheter son toit pour celles et ceux qui ne le possèdent pas encore, voire d’en louer un sans se ruiner puisqu’on n’en bâtit pas assez.
Le bonheur à 64 ans
Quand Paul McCartney a esquissé une première fois sa chanson When I’m sixty-four, à la fin des années cinquante, il ne se doutait pas que ce jeune âge créerait pareil tollé en France, quelque soixante-quatre ans plus tard.
Trois Amigos, deux solitudes
Sans poncho ni sombrero, le premier ministre Justin Trudeau s’est rendu à Mexico les 9, 10 et 11 janvier où il été accueilli par le président Andrés Manuel López Obrador (AMLO). Le 10e Sommet des leaders nord-américains s’est conclu sans rapprochement particulier entre le Canada et le Mexique, hormis la signature d’un protocole d’entente portant sur les droits des peuples autochtones. Après un tête-à-tête d’un quart d’heure, suivi d’une réunion entre des équipes ministérielles des pays co-présidée par les deux chefs de gouvernements, M. Trudeau est reparti pour le Canada quasi incognito.
Méfaits et bienfaits de l’inflation
La plupart des ménages canadiens refont leurs calculs pour joindre les deux bouts à cause de l’augmentation du coût de la vie. Pendant ce temps, à Ottawa, Québec ou Queen’s Park, les gouvernements apprécient le baume de l’inflation sur les plaies budgétaires annoncées. Plus grimpe l’indice des prix à la consommation et plus se remplissent les coffres de l’État, en somme.
Le populisme économique : une girouette
Qu’il soit de gauche ou droite, le populisme économique se permet de manger à tous les râteliers. Il sera tantôt libre-échangiste ou protectionniste, optera pour une privatisation ou une nationalisation, pour une hausse ou une baisse des impôts ou des taxes.
Économie ou environnement ?
Vingt-sept septembre 2019, des centaines de milliers de personnes pleines d’espoir manifestent à Montréal contre le réchauffement climatique avec la jeune militante Greta Thunberg. Depuis, la pandémie et la quête de vaccins sont passées au-devant des préoccupations environnementales. Après le Grand Confinement, il a fallu relancer la production. C’est maintenant au tour de l’inflation de prendre le relais: de toute urgence et à tout prix, il faut l’endiguer, comme si l’érosion du capital reste plus importante à freiner que celle des berges.
Logement : la crise durable
Pénurie de logements et de main-d’oeuvre, abordabilité déficiente, hausse des taux d’intérêt qui mine l’accès à la propriété et plombe l’endettement des ménages, voilà un cocktail toxique pour attiser une crise qui exigera efforts, coopération entre les secteurs public et privé et surtout du temps, beaucoup de temps.
Ralentissement, recul, récession
Les banquiers centraux parviendront-ils à maîtriser l’inflation galopante, désormais partout présente dans les sociétés occidentales ? Que ce soit à l’épicerie, à la quincaillerie dans les grands magasins ou à la pompe, la hausse des prix est désormais généralisée.
L’inflation dope les finances publiques
Depuis le Grand Confinement du printemps 2020, le rebond de l’économie canadienne étonne même les plus optimistes. Les premiers à en profiter sont les gouvernements fédéral et provinciaux qui surfent en plus sur l’inflation galopante. Pour encore quelque temps, du moins.
Logement, le cercle vicieux
Les ménages canadiens sont lourdement endettés. Vieux constat qui s’aggrave néanmoins d’année en année. La situation reste tolérable dans la mesure où la valeur nette des avoirs des ménages augmente plus vite encore, à cause de la flambée des prix sur le marché de l’habitation.
L’inflation s’installe à demeure
Depuis quelques mois, la montée des prix est redevenue un sujet de conversation à la mode. L’essence aux environs de 2 $ le litre enrage les automobilistes. La cherté de la viande et des produits frais forcent beaucoup d’entre nous à revoir menus et recettes et celle des matériaux de construction chamboule les projets de rénovation.
Taxer davantage les riches ?
Inflation, stagflation, dette publique galopante… qui va payer la facture de cette sortie de pandémie ? À coup sûr, les budgets fédéral et québécois de ce printemps vont nous en donner une idée.
La Chine, médaille d’or économique
La grandiloquence sécurisée des Jeux d’hiver de Pékin illustre tous les chemins parcourus par la République populaire de Chine depuis son entrée au sein de l’Organisation mondiale du commerce, le 11 décembre 2001. Plutôt passé sous silence si on le compare aux commémorations du 11 septembre, cet événement, avalisé par Washington et Bruxelles, marque pourtant jusqu’ici le XXIe siècle davantage que les attentats terroristes qui ont traumatisé les États-Unis, tant sur les plans économique que politique.
Pandora Papers : les vrais paradis
Jusqu’à présent, quand on formulait l’expression «paradis fiscal», on pensait illico à une déclinaison géographique passant par la Suisse, le Luxembourg, Jersey, Chypre, les îles Vierges, etc. Dans la foulée de la publication des Pandora Papers le 3 octobre dernier, il faut hisser le Dakota du Sud et cette étrange enclave financière baptisée City of London, administrativement indépendante de la capitale anglaise, sur le podium des mastodontes de cette activité financière.



























































