Le retour de la question nationale
Le rideau est tombé sur le règne de François Legault, premier ministre du Québec et père fondateur de la Coalition avenir Québec (CAQ), au pouvoir depuis 2018. Les rênes du gouvernement et de son parti se retrouvent entre les mains de sa successeure, Christine Fréchette, choisie au terme d’une course un brin acrimonieuse qui n’a pas soulevé beaucoup d’intérêt et surtout n’a pas empêché la CAQ de rester au plus bas dans les intentions de vote. La CAQ a donc une nouvelle tête dirigeante, et le Québec une nouvelle première ministre, la deuxième femme de l’histoire à occuper la plus haute fonction après Pauline Marois élue en 2012 à la tête d’un gouvernement minoritaire.
D’Ajax aux mollahs, retour sur la naissance de la République islamique
La délégation américaine aura donc quitté Islamabad au terme d’une seule journée de négociations sans qu’un accord ne soit conclu. Mais le cessez-le-feu est maintenu, pour le moment du moins, et tant l’Iran que les États-Unis se montrent soucieux de trouver une sortie de crise. Téhéran laisse d’ailleurs clairement entendre que de nouveaux pourparlers demeurent possibles. Une chose est sûre, Trump a beau répéter que la victoire lui est déjà acquise, « l’excursion » américaine s’est révélée beaucoup plus ardue que prévu et le régime iranien demeure en place. Les services de renseignement américains estiment même que le conflit est venu consolider le pouvoir des Gardiens de la révolution. Si un certain flou entoure la suite des choses, il est sans doute utile de se tourner vers le passé afin de jeter un regard sur les principaux événements qui ont mené à l’émergence de ce régime théocratique qu’une majorité de la population iranienne souhaite voir disparaître.
Les Pasdaran, armée d’Allah, mafia d’État
Les Guides suprêmes et les dirigeants de l’Iran se succèdent au rythme implacable des assassinats extrajudiciaires, mais au cœur du régime, une institution tient toujours tête à Trump et Netanyahu, les « Pasdaran », les Gardiens de la Révolution islamique. Qui sont leurs membres et les USA et Israël ont-ils raison de croire qu’un soulèvement populaire contre eux est possible ? J’ai rencontré mes premiers Pasdaran quinze jours après la chute, le 9 avril 2003, du régime de Saddam Hussein. Mon rôle dans la couverture radio-canadienne de cette guerre se limitait à l’aspect chi’ite du conflit. J’avais profité d’un passage à Londres quelques semaines plus tôt pour prendre langue avec des représentants du parti Al-Dawa, sympathisants d’un des principaux leaders de l’opposition irakienne, l’ayatollah Mohammed Baqir Al-Hakim, réfugié depuis deux décennies en Iran. Une fois à Téhéran où m’avait dépêché mon employeur, ces contacts m’avaient ouvert les portes de la filière chi’ite irakienne.
Le président de la 25e heure
Étrange époque que la nôtre. Voilà maintenant des mois que le monde est confronté aux fracas induits par un homme qui dirige la destinée de la puissance des puissances en jonglant avec le chaud pendant une heure avec le froid l’heure suivante. La rationalité ? Le principe de réalité ? Le droit international ? Donald Trump les a remisés au rang des fictions, des légendes, des fadaises. Étrange et de fait vertigineux. Voilà que ces jours-ci, il a récidivé. À la 25e heure, il a imprimé sur le cours de l’Histoire dont il est le principal acteur un changement de cap. Le matin du 7 avril il menaçait d’annihiler la civilisation iranienne et au soir, il annonçait qu’un accord de cessez-le-feu d’une durée de 15 jours avait été signé avec le royaume perse et Israël.
Lunettes de touriste et guerre au Moyen-Orient
Comme dans la physique classique où dit-on, la position de l’observateur conditionne la description des phénomènes observés, la politique internationale peut changer drastiquement d’apparence en fonction du lieu d’où on l’observe. Point n’est besoin d’aller à Kyiv ou à La Havane pour en faire l’expérience, un simple séjour touristique dans un pays éloigné de nos référents habituels comme la Chine permet d’en être convaincu. C’est essentiellement à partir de ce pays où je viens de passer quelques semaines que j’ai pu suivre le déroulement de L’opération militaire spéciale de Donald Trump en Iran.
Ukraine et Iran : les bourbiers où deux « superpuissances » s’enlisent
La Russie est profondément enlisée dans l’aventure ukrainienne qu’elle a lancée il y a quatre ans. Au bout d’à peine plus d’un mois, on a pu en dire autant des États-Unis avec le chaos qu’ils ont semé au Moyen-Orient. Les deux conflits sont interreliés jusqu’à un certain point. En s’enlisant dans une nouvelle guerre, les États-Unis épuisent leurs réserves de certaines armes et munitions, notamment des systèmes antiaériens qui protègent Israël et les bases américaines situées dans certains pays de la région.
Le sale gosse qui veut être maître du monde
La chambre de Donald est remplie de jouets. Il n’arrive pas à choisir lequel va le distraire aujourd’hui. Les GI Joe, les avions de combat, la bataille navale, Call of duty, plus rien ne l’amuse. Quand soudain apparaît un nouveau jeu : Le Maître du monde. Les règles sont simples, conquérir le plus de territoires en ramassant au passage le plus d’argent possible. Les pays aux richesses naturelles sont les plus visés. La famille peut participer en achetant des actions dans des compagnies d’armement et ses meilleurs amis, comme Peete, vont pouvoir venir jouer avec lui au jeu vidéo. Tout cela peut paraître surréaliste, mais malheureusement la réalité finit invariablement par nous rattraper. La guerre va devenir un jeu.
Le Québec en panne
La dernière mouture du gouvernement caquiste n’y peut rien changer : le Québec traverse un passage à vide. Panne de croissance, finances publiques sans marge de manœuvre et décroissance démographique. Pour couronner le tout, un gouvernement usé et à court d’idées et de moyens susceptibles de redynamiser une société qui ne demande pourtant que ça.
L’Afrique, plaque tournante du trafic de cocaïne
Elle part du Pérou, de la Bolivie, de la Colombie, du Venezuela, transite souvent par le Brésil et traverse l’Atlantique à bord de conteneurs, de navires marchands, de bateaux de pêche et même de voiliers pour se retrouver dans les ports du Cap-Vert, du Sénégal, de la Guinée, du Sierra Leone ou encore de la Côte d’Ivoire et du Ghana. Elle « nourrit » la corruption, parfois au plus haut niveau des États, et s'accompagne aussi d'une hausse de la consommation locale. « Elle » porte un nom toxique : cocaïne !
De verglas et pétards mouillés
8 mars 2026. On prévoyait une tempête hors norme par son étendue et sa configuration atmosphérique. On anticipait des précipitations de verglas exceptionnelles. Jusqu'à 30 mm pour certaines régions, voire 40 mm localement dans les 3 à 4 prochains jours. Fiou !.. Nous aurons été quittes pour quelques petits 10 mm au sol, 20 mm tout au plus, dilués très localement. Tout de même 225 000 foyers sans électricité, mais pour quelques heures seulement. « Encore un pétard mouillé ! », claironneront les médias sociaux ainsi que certains créneaux plus officiels. Faux.
Les « Live » de Frank Morgan
Lorsqu’ici et là on dresse la liste des meilleurs enregistrements effectués en public, les live, comme on dit en « franglais » de bazar, on retrouve immanquablement le John Coltrane — Live At The Village Vanguard avec Eric Dolphy, le Charles Mingus — At Antibes avec là encore Dolphy et Booker Ervin, le saxophoniste de fer. Dans la même catégorie, celle des poids-lourds évidemment, il y a aussi Mile Davis At The Blackhawk avec Hank Mobley, le Duke Ellington — Live In Paris, Thelonious Monk —Live At The Jazz Workshop, le Bill Evans — Live At The Vanguard, Les McCann et Eddie Harris — Swiss Movement, Dexter Gordon — Homecoming, Art Pepper — Live At The Village Vanguard, The Art Ensemble of Chicago —Urban Bushmen, trois, quatre autres et puis c’est tout.
Des maths à l’âme
Dans les sphères éthérées de l’abstraction mathématique naviguent quelques grands esprits. Certains ont vu leur parcours couronné d’une médaille Fields, l’équivalent d’un prix Nobel. De ce nombre, l’un des plus célébrés décide un beau jour de quitter les lieux du haut savoir, davantage soucieux du mieux-être collectif que des lumières de la renommée. Loin de tout faste, les dernières années de ce renoncement se vivront en quasi-ermite. Ainsi en a-t-il été de la trajectoire d’Alexandre Grothendieck.
Une question embarrassante
À l’exception d’une certaine « opération spéciale » — amorcée il y a déjà plus de quatre ans — et d’une récente « excursion » dont on n’arrive pas encore à mesurer les impacts négatifs, deux sujets majeurs survolent l’actualité mondiale : l’aveuglement collectif devant les changements climatiques et l’omniprésence de plus en plus troublante de l’intelligence artificielle (IA). Ces deux dossiers remettent en question, chacun à sa façon, l’existence même de l’espèce humaine, ce qui n’est pas rien on en conviendra. Ils s’imposent ainsi, chaque jour un peu plus dans l’urgence de leurs retombées, comme des impératifs sérieusement catégoriques (merci Emmanuel). Ce qui nous amène à vous proposer un livre qui aborde de front ces deux menaces: Intelligence criminelle de Thomas R. Weaver. Dans ce roman apocalyptique, l’état du monde est si catastrophique et la situation climatique si désespérée … qu’on décide d’élire un régulateur suprême pour prendre les décisions qui s’imposent avant que tout explose. Êtes-vous prêts à aller jusque-là ?















