Sûr de son pouvoir et de son influence, le président de la FIFA, Gianni Infantino, va faire l’erreur qui va l’entraîner dans une chute vertigineuse. Il a régné en roi et maître sur les destinées du football mondial. Il a été le président qui pose avec tous les puissants du monde. Longtemps il s’est regardé dans le miroir, convaincu d’y voir un homme tout-puissant que rien ni personne ne peut atteindre. Ses visées expansionnistes semblent infinies. Déjà la dernière Coupe du monde était passée de 32 à 48 équipes et pour la prochaine, qui sait, 64 ?
On pensait avoir tout vu dans le domaine des paris sportifs. Je pensais même, le plus sérieusement du monde, que ce sport que je pratique depuis ma tendre enfance, serait épargné. Un rêve qui s’est effondré car l'appât du gain a aussi, malheureusement, gagné le monde de la pétanque à mon grand désarroi. Pour bien comprendre ce chapitre consacré à la pétanque et ses dérives, il faut savoir, avant toute chose, que ce sport est à lui seul, un hommage à l’humanité. Malencontreusement, lui aussi va être perverti par l’homme. Rendons d’abord un hommage à celui qui a incarné la pétanque. « Il nous restera la fierté d’avoir inventé ce jeu pacifique qui, en faisant le tour du monde, travaille modestement mais sûrement, pour le rapprochement des peuples, c'est-à-dire la paix. » Voilà ce que déclarait Marcel Pagnol au sujet de la pétanque.
Tous les quatre ans, on n'y échappe pas, la poule aux œufs d’or continue de picorer dans la grande basse-cour du monde sans jamais être inquiétée car tous les prédateurs sont largement compensés. Le ballon rond ne roule pas de la même manière sur notre petite planète. Loin de moi l’idée de remettre en question les découvertes de Galilée, mais je veux parler ici du sport le plus pratiqué dans le monde : le football.
Et si finalement, le Comité international olympique, n’était qu’une multinationale comme une autre ? Depuis qu’il est devenu une fantastique machine à imprimer de l’argent, le CIO est de moins en moins regardant sur ses partenaires financiers. On peut immédiatement citer ceux qui sont devenus les commanditaires majeurs de la Maison de Lausanne, les investisseurs chinois. Alibaba, TCL, Mengniu, China Media Group, ont déversé des centaines de millions, pour ne pas dire des milliards dans les coffres de Comité international en signant des partenariats de plusieurs années. Une autre offensive de la Chine pour se donner une certaine virginité.
En observant les avancées des luttes des femmes, on aurait pu croire que le plafond de verre était enfin sur le point de tomber. Avec sa décision de rétablir les tests de féminité, le Comité International Olympique amorce pourtant un retour au Moyen Âge. Et dire que ce mouvement est maintenant présidé par une femme.
La chambre de Donald est remplie de jouets. Il n’arrive pas à choisir lequel va le distraire aujourd’hui. Les GI Joe, les avions de combat, la bataille navale, Call of duty, plus rien ne l’amuse. Quand soudain apparaît un nouveau jeu : Le Maître du monde. Les règles sont simples, conquérir le plus de territoires en ramassant au passage le plus d’argent possible. Les pays aux richesses naturelles sont les plus visés. La famille peut participer en achetant des actions dans des compagnies d’armement et ses meilleurs amis, comme Peete, vont pouvoir venir jouer avec lui au jeu vidéo. Tout cela peut paraître surréaliste, mais malheureusement la réalité finit invariablement par nous rattraper. La guerre va devenir un jeu.
En 1985, une campagne contre le racisme est née en France et a même traversé les frontières. Les plus vieux se souviendront de la fameuse main où était écrit : Touche pas à mon pote. On arborait alors fièrement son macaron lors des manifestations. Malheureusement ce slogan a encore une raison d’être. Celle de l’espoir que le racisme finisse par disparaître un jour.
Tous les deux ans on assiste à la même histoire qui aurait pour titre, Olympiques, une odeur de corruption. Il ne se passe pas une édition des Jeux, sans que le cloaque ne s’invite. Depuis le scandale sans précédent des Jeux de Salt Lake City en 2002 qui avait eu pour conséquences des exclusions des membres du CIO et des poursuites judiciaires, le monde olympique tremble à chaque édition.
«Si tu n’es pas sage, le Père Noël ne viendra pas ! ». Combien de fois a-t-on entendu cette phrase assassine qui nous rendait soudainement vulnérables ? Le vendredi 5 décembre dernier avait lieu à Washington le tirage au sort de la coupe du monde de soccer. Tout le gratin du ballon rond mondial était convié à l’évènement. Le tirage au sort d’une coupe du monde c’est comme le Noël du football mondial. Dans le rôle du père Noël, le président de la FIFA, Gianni Infantino.
Certains diront que l’année 2025 aura été révolutionnaire pour le monde du sport. Après 131 ans, une femme devient présidente du Comité international olympique. Avant de parler de bouleversement au sein du CIO, il faut être prudent. On n’est pas encore prêt à ramasser les morceaux de verre tombés du plafond. Longtemps dirigé par des vieilles barbes, le CIO accepte peut-être d’entrer enfin dans son époque. Il faut dire que l’on partait de loin. Le fondateur des Jeux olympiques modernes, le baron Pierre de Coubertin déclarait en 1901 : « La femme est avant tout la compagne de l’homme, la future mère de famille et doit être élevée en vue de cet avenir immuable. »

