• Après une relâche de 53 ans, si tout se passe comme prévu, l'humain sera de retour vers la Lune dans quelques jours. Les trois astronautes de la NASA et le Canadien Jeremy Hansen répéteront le vol d'Apollo 8 de 1968, un aller-retour pour frôler la Lune sans s'y poser. Artemis II est la mission préparatoire de vérification des systèmes avant la prochaine étape, soit planter un autre drapeau américain dans la poussière lunaire. Sauf qu'aujourd'hui, la nouvelle conquête n'a pas le même lustre.

  • L’affrontement du gouvernement avec les médecins du Québec cache une affection du système de santé bien plus grave que ce seul débat autour de l’autonomie professionnelle. C'est aussi le symptôme d’un réseau public incapable de faire face à l’augmentation soutenue des coûts, et par conséquent, de livrer pleinement le plus grand succès de la science moderne, la sélection artificielle chez homo sapiens. Une espèce parvenue à l'ère de l’intelligence artificielle.

  • Si vous avez téléphoné récemment à une certaine agence gouvernementale pour obtenir un renseignement, une voix (probablement de synthèse) vous a répondu à peu près ceci : « Aucun agent n’est présentement disponible. Vous pouvez utiliser nos services automatisés pour […] Pour plus de détails, vous pouvez contacter notre robot conversationnel alimenté par l’intelligence artificielle. » 

  • Depuis octobre dernier (2024), l’Ontario enregistre une flambée de rougeole sans précédent, près de 1500 cas apparus essentiellement depuis la nouvelle année. C’est presque le double de l’épidémie, elle aussi inhabituelle, survenue au Texas au même moment. La maladie quelquefois mortelle avait été déclarée éradiquée des Amériques par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2016 à la faveur de la vaccination. Elle est aujourd’hui de retour dans le monde industrialisé grâce à l’obscurantisme religieux et celui des médias sociaux.

  • The Metals Company (TMC), une minière canadienne basée à Vancouver appelle au secours l’administration Trump pour circonvenir l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM) et extraire des nodules métallifères du fond de l’océan Pacifique en violation des règles de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.

  • L’éclipse totale qui a parcouru le Québec le 8 avril dernier devait être une fête absolue. Certes, elle fut une occasion unique de partager entre amis, collègues, familles, une expérience éblouissante de rencontre astronomique. Elle a toutefois été précédée d’un vif débat sur le risque, ou l’occasion à saisir, d’une activité scientifique pour les élèves. En tout état de cause, nous avons eu droit à un dialogue de sourds.

  • Activité intense ces temps-ci entre la Terre et l’espace ! Après une mission avortée en janvier, la NASA se pose finalement sur la Lune après 50 ans d’absence. Le Japon vient de faire de même pour la première fois. Plus près d’ici, des astronautes assurent la relève vers la Station spatiale internationale, pendant que le Starliner de Boeing et la géante Starship de Musk sont à la veille du compte à rebours. Tout ça alors que des enfants meurent de faim à Gaza, que Poutine menace de faire exploser sa guerre et que la planète vient d’enregistrer l’hiver le plus doux de son histoire connue. Sommes-nous perdus dans l’espace ?

  • On discourt beaucoup ces temps-ci sur l’intelligence artificielle, ses vertus et surtout les craintes qu’elle suscite. Des simples travaux scolaires jusqu’à la géopolitique de l’IA, on s’attarde longuement sur la pertinence, l’exactitude ou encore l’efficacité du contenu sémantique que ces technologies peuvent générer. Mais les algorithmes nous plongent déjà tous dans une révolution troublante, celle de l’image.

  • L’an dernier seulement, plus de 1400 objets, satellites, fusées d’appoint, étages et morceaux de lanceurs, ont été placés en orbite autour de la Terre. Ces utilités technologiques s’ajoutent aux centaines de milliers, voire millions de débris issus d’explosions, de collisions fortuites ou volontaires à des vitesses phénoménales, une pollution qui menace l’avenir de cet environnement essentiel à la qualité de vie.

  • On a présenté en grande pompe le premier équipage qui s’envolera pour la Lune fin 2024. Dans le quatuor spatial, on retrouve l’Ontarien Jeremy Hansen, un pilote de CF-18 qui a une formation en physique. Le voyage de dix jours sera en fait une reconstitution moderne de la mission Apollo 8 de 1968, une orbite lunaire sans s’y poser afin de vérifier le rendement des systèmes du vaisseau spatial Orion. Une des nombreuses et encore nébuleuses étapes vers un ultime voyage habité vers la planète Mars. Mais faut-il y croire ?