• Il y a eu le SRAS en 2003, heureusement maîtrisé par des mesures sanitaires strictes. Puis survint le H1N1 en 2009, une grippe mortelle chez des adultes en bonne santé, 280 000 morts, mais heureusement étouffée au hasard des mutations. Et finalement le SARS-Cov-2 en 2020 qui a mobilisé la planète entière pendant trois ans avant que les vaccins ne le réduisent en endémie. Mais le prochain pathogène a commencé ses ravages aux État-Unis, le RFK jr -1.

  • Depuis six mois, le Sénat américain approuve tout ce que lui soumet le président Trump. Et la Chambre des représentants adopte tout ce qu’il lui demande. Depuis presque dix ans, les élus du Parti Trump n’ont pas réussi à trouver une seule occasion ni une seule raison de s’opposer à lui. Une photo de Donald Trump et Jeffrey Epstein nus dans le même lit, avec ou sans filles, n’y aurait rien changé.

  • Nétanyahou et Trump pensaient provoquer la chute de la théocratie iranienne à l’issue de la guerre des 12 jours, mais pour l’instant, le seul résultat tangible semble être un durcissement du régime. La diaspora ne manque pas d’organisations qui proposent des modèles de pouvoir différents. Des royalistes nostalgiques du chah, des intellectuels islamistes en exil, les Moudjahiddines du peuple, des islamistes marxisants qui avaient combattu l’Iran aux côtés de Saddam Hussein, divers partis démocratiques, des mouvements régionaux, kurdes, baloutches, des partis marxistes… au total pas moins de 36 organisations d’émigrés qui ont pour point commun un manque de relais importants dans leur pays d’origine.

  • Repli stratégique pour les uns, capitulation pour les autres, la décision surprise du gouvernement de Mark Carney d’annuler par un beau dimanche soir sa taxe de 3 % sur les services numériques n’est pas sans conséquences. En pliant devant Washington, elle permet la reprise immédiate des négociations en vue de conclure un accord économique global qui mettrait fin aux tarifs douaniers sur l’acier, l’aluminium et les produits de l’industrie automobile, dans le meilleur des cas.

  • 600 à 800 degrés : c’est, il faudrait vérifier,  la température d’une flamme d’allumette. Vrai, faux ? Maigre consolation pour les habitants de la Vieille Europe transformée en un immense sauna fin juin, début juillet avec des températures frisant les 40 degrés. Combien  y a-t-il eu de morts ? Une estimation du bilan des décès en lien avec la chaleur prendra des mois. Les canicules de 2003 et 2022 avaient provoqué respectivement 70 000 et 61 000 décès prématurés en Europe. Les combustibles fossiles, à savoir le charbon, le pétrole et le gaz, sont de loin les plus grands contributeurs au changement climatique mondial, rappellent constamment les Nations unies. Ils sont responsables de plus de 75 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre et de près de 90 % de toutes les émissions de dioxyde de carbone. Que le monde se réchauffe à une vitesse jamais observée dans l’histoire documentée est une évidence …

  • « Le brouillard de la guerre ». Cette expression s’applique bien à la situation iranienne ou, si vous préférez, cette dernière confirme la maxime qui veut que la vérité soit toujours la première victime d’un conflit. La seule chose qui paraît vraiment claire dans cette histoire, c’est que les armes se sont tues le 24 juin mettant fin, au moins provisoirement, à la « Guerre de douze jours ». Pour le reste (qui a commencé ? Pourquoi ? Qui a gagné ?), tout et son contraire ont été dits. Rappelons quand même quelques faits vérifiés, en commençant par le début.

  • Dans sa longue réponse à Albert Einstein sur l’explication de la guerre, Sigmund Freud évoque la « pulsion de la mort » de l’être humain, ses instincts agressifs et autodestructeurs, « ainsi en est-il dans tout le règne animal, dont l’homme ne saurait s’exclure ». Leur échange épistolaire date de 1932, un peu moins d’un siècle plus tard, l’appétit des hommes pour la violence guerrière est loin de se tarir. En fait, « la violence dans le monde n’a jamais été aussi élevée depuis la fin de la Guerre froide », relève l’Institut de recherche sur la paix d’Oslo (PRIO) qui a enregistré 61 conflits dans 36 pays l’an dernier.

  • Ça fera bientôt six mois que le 45e POTUS est devenu le 47e. Il est difficile d’imaginer ce que Donald Trump dira alors de sa gouvernance. Un mois après son retour aux commandes, il avait déclaré avoir fait plus pendant ces trente jours que tous ses prédécesseurs en huit ans. Les moyens limités d’En-Retrait ne permettent pas de vérifier cette assertion.

  • Le mot en R est presque aussi tabou dans les milieux économiques et politiques que celui en N dans le monde de la rectitude. On évoque plutôt un ralentissement à prévoir dans un contexte de guerre commerciale et on souligne à grands traits les mesures de relance, les réformes structurelles pour assurer la croissance de demain ou plutôt d’après-demain. Pourtant, il ne faut pas hésiter à appeler un chat un chat quand vient le temps de décrire la période morose dans laquelle nous sommes entrés.

  • L’histoire toute récente de la politique migratoire imposée par Trump et ses  affidés, Stephen Miller en tête, s’est déployée comme jamais auparavant à l’enseigne du flux tendu. Tous les gestes posés ces derniers jours ont un objectif : aiguiser la violence entre le fédéral et les États, entre les blancs et les «bronzés ». Un dossier si délicat qu’il commande avant tout la déclinaison de sa chronologie.