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Guy Parent
On assiste depuis une décennie à une militarisation accélérée du monde. L’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février 2022 a certainement contribué à cette marche forcée vers plus d’armements, même si le signal de départ avait déjà été donné par l’annexion de la Crimée en 2014. Les menaces de Donald Trump envers ses propres alliés de l’OTAN forcent ceux-ci à investir massivement en défense. Au Moyen-Orient, Israël, après avoir détruit Gaza, a réussi à entraîner les États-Unis dans une guerre contre l’Iran dont beaucoup d’Américains se demandent encore en quoi elle sert leurs intérêts. À l’autre bout de la planète, la République populaire de Chine a entrepris une modernisation rapide de son armée. Ses dépenses militaires sont les deuxièmes en importance après celles des États-Unis. Son objectif : Taïwan. Au total sur la planète on a dépensé l’année dernière en armements 2 887 milliards de dollars US selon le rapport de l’Institut international de recherches sur la paix de Stockholm (SIPRI). Et cela fait onze années consécutives que ces dépenses augmentent. On attribue à l’époque de l’Empire romain la formule : Si vis pacem, para bellum, si tu veux la paix, prépare la guerre. Est-ce trop naïf de se demander ce qui peut arriver si on met tant d’efforts et d’énergies à la préparer ?
Des sous-marins pour le Canada
C’est une belle journée ensoleillée sur les quais d’Halifax en ce lundi 6 juillet.
Devant les marins et les installations du chantier maritime, le photo op sera parfait.
Le premier ministre Mark Carney flanqué de ses ministres Mélanie Joly et David McGuinty annonce fièrement que le Canada va dépenser 25 milliards de dollars pour acheter douze sous-marins. C’est un consortium germano-norvégien qui construira les submersibles. Il y avait un autre concurrent, un Sud-Coréen, mais solidarité atlantique oblige, ce sont les Européens qui ont remporté la mise. L’achat, si on tient compte de l’entretien, des infrastructures, de la formation et des futures mises à niveau, pourrait coûter jusqu’à 120 milliards de dollars pour les 40 prochaines années. Mais Ottawa soutient que la protection de l’Arctique n’a pas de prix, surtout si on veut convaincre notre puissant voisin du Sud que les Canadiens sont sérieux quand il s’agit de se préparer à la guerre. Le ministère de la Défense prévoit de déployer ces nouveaux sous-marins sous les glaces de l’Arctique en plus de contribuer à la défense continentale et aux opérations de l’OTAN.[1]
Le Canada est l’un des douze pays fondateurs de l’Alliance atlantique. Difficile de rester insensible aux tonitruantes critiques du président américain qui reproche aux autres membres de ne pas dépenser suffisamment. C’est effectivement Washington qui est le banquier principal de l’OTAN avec des dépenses annuelles de plus d’un milliard de dollars US, sur une estimation totale du budget de l’OTAN en 2026 de 1 milliard 809 millions de dollars US. Le deuxième plus important contributeur est l’Allemagne avec 147 millions 600 mille dollars US. Quant au Canada, il contribue à hauteur de 52 millions 455 mille dollars US.[2] Donald Trump ne cesse de vilipender ses alliés, les accusant d’abuser de la générosité des États-Unis. Il menace de réduire la contribution de son pays à l’OTAN et de retirer du sol européen les 80 000 militaires américains qui y sont stationnés.
En face, le maître du Kremlin, Vladimir Poutine n’a jamais accepté la fin de l’URSS. C’est pour lui « la plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle »[3]. Poutine nourrit la nostalgie d’une grande Russie, celle des tsars et de Pierre le Grand. L’annexion de la Crimée et l’invasion de l’Ukraine font redouter le pire. La Suède et la Finlande, des voisins traditionnellement neutres, ont demandé leur admission dans l’Alliance atlantique.
Effrayés par l’éventualité d’affronter l’armée russe et ses missiles nucléaires sans l’appui des États-Unis, les Européens et les Canadiens font les bons élèves devant le maître américain et se lancent dans la course aux armements. Pologne et Pays baltes en tête, les dépenses militaires augmentent, la Commission européenne dégage un fonds spécial de 150 milliards d’euros pour aider les pays à s’armer, les frontières sont placées sous haute surveillance, celle de la Finlande avec la Russie, la plus longue de l’UE, est fermée et militarisée, les exercices militaires se multiplient.
Drones contre missiles
Plus de la moitié des dépenses d’armements des Européens profitent à des entreprises américaines. Lockheed Martin, le fabricant du chasseur F-35 fait des affaires d’or, treize pays ont acheté l’avion furtif américain au coût moyen de 85 millions de dollars US, même si c’est Washington qui garde les clés de l’appareil et qui peut à distance en désactiver les commandes. Le Canada s’est engagé à acheter quatre-vingt-huit F-35 au coût total de 19 milliards de dollars, mais les relations difficiles avec l’administration Trump incitent le gouvernement Carney à regarder timidement ailleurs, du côté des avions de chasse Grippen de fabrication suédoise. Seuls la Suède, l’Espagne, le Portugal et la France n’ont pas d’avions américains, étant équipés d’appareils de fabrication européenne, ceux de Dassault et de Saab notamment.
Lockheed Martin fabrique et vend aussi les missiles intercepteurs Patriot au coût moyen de 3,5 millions de dollars US chacun. C’est l’entreprise Raytheon-RTX basée en Virginie, qui fabrique les batteries de missiles, les stations de lancement et les systèmes radars. Chaque batterie de missiles Patriot vaut environ 1,2 milliard de dollars US, sans les missiles ! Une quinzaine de ces batteries sont destinées à l’Ukraine en passant par les Pays-Bas et l’Allemagne. Raytheon-RTX a enregistré des ventes de 88 milliards de dollars l’année dernière.
L’invasion russe de l’Ukraine a changé la donne et la militarisation a pris un coup d’accélérateur. Rien de tel que l’urgence d’une guerre pour que se déploie dangereusement l’ingéniosité humaine. De nouvelles armes font leur apparition dont les missiles hypersoniques russes Orechnik (qui veut dire noisetier) de portée intermédiaire, capables de transporter plusieurs ogives nucléaires et pouvant voler à la vitesse de Mach 10 soit un peu plus de 12 300 km/h, ce qui le rend difficile à détecter. Poutine l’a utilisé jusqu’à présent sans charges explosives, comme un avertissement aux Occidentaux. Mais même sans charges explosives, le missile fait des dégâts.
De leur côté, les Ukrainiens sont devenus les plus importants fabricants de drones au monde et exportent maintenant leur technologie. Dans plusieurs centaines de petits ateliers, il s’en produit environ 1000 par jour à moins de 5 000 dollars US l’unité. De tels drones peuvent détruire des missiles balistiques qui valent 3 à 4 millions de dollars US chacun. Ce déséquilibre économique des arsenaux, les Américains et les Israéliens l’expérimentent également dans la guerre qu’ils ont déclenchée contre l’Iran. Les drones iraniens Shahed coûtent moins de 50 000 dollars US et détruisent facilement des missiles de 3,5 millions de dollars US. Sans compter que les capacités de production américaines des missiles Patriot sont limitées, Lockheed ne pouvant en produire que 600 par année. Au rythme où ils sont utilisés pour protéger les villes israéliennes et les bases américaines au Moyen-Orient, les stocks s’épuisent vite.
L’OTAN sans les États-Unis ?
Sous la pression de leur partenaire américain, les pays de l’OTAN ont tous dépassé le seuil de 2 % de leur PIB en dépenses militaires et visent maintenant 5 % du PIB d’ici 2035.
L’achat des sous-marins par le Canada s’inscrit dans cette initiative. C’est un total de 63 milliards de dollars qui sont investis en 2025-26 pour répondre aux exigences du président américain, cela va de l’achat d’armes d’assaut, de munitions et de matériel roulant, en passant par la réfection des bases militaires, la réparation des quais pour la marine [4] et une augmentation substantielle de la paie des soldats pour recruter davantage… et ça marche, il y a de plus en plus de candidats.[5]
Ce ne sont pas seulement les jeunes Canadiens qui s’enrôlent. En Allemagne, en France, en Pologne, un peu partout en Europe, des jeunes rejoignent leurs armées nationales. Depuis l’annexion de la Crimée par la Russie, la Suède et la Lituanie ont rétabli leur service militaire obligatoire et après l’invasion de l’Ukraine par les Russes, ce sont la Croatie et la Lettonie qui l’ont fait. Le président français Emmanuel Macron a annoncé la création d’un service militaire volontaire, espérant à terme recruter jusqu’à 80 000 réservistes pour renforcer l’armée régulière de 200 000 hommes, l’une des plus importantes d’Europe.
Au total, on estime qu’il faudrait 300 000 soldats de plus sur le sol européen pour dissuader la Russie, 300 000 combattants qui viendraient s’ajouter aux 1,47 million de militaires actifs en comptant ceux du Royaume-Uni. La difficulté reste que tous ces militaires sont répartis au sein de 27 armées nationales qu’il faut placer sous un commandement unifié. L’Union européenne n’a pas de ministère de la Défense, c’est une prérogative de chaque État membre. Il y a bien sûr des commissions qui cherchent à coordonner les opérations, les exercices conjoints et les dépenses militaires, mais pas véritablement d’armée européenne, même si en chiffres absolus, en additionnant les dépenses et les forces de chaque pays, l’Union européenne serait la deuxième puissance armée au monde, derrière la Chine et devant les États-Unis et la Russie.[6]
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, les Européens mettent les bouchées doubles non seulement en matière de dépenses militaires, mais aussi au chapitre de l’unification et de la coordination des efforts de chaque pays membre. En fait, l’idée d’une Europe de la Défense sans les États-Unis est peut-être en train de naître de cette convergence de facteurs avec comme résultat, plus d’armes, plus d’obus, plus d’avions de chasse, plus de drones, plus de chars et plus de soldats.
La France qui a l’une des armées les plus fortes d’Europe est en train de renouveler sa flotte de sous-marins stratégiques et de construire un deuxième porte-avion nucléaire, le France Libre qui doit entrer en service en 2036.
Mais c’est surtout la proposition d’Emmanuel Macron le 2 mars 2026 qui a créé la surprise.[7]
Lors d’une allocution solennelle depuis l’Île Longue, base des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), le président français annonce : « J’ai ordonné d’augmenter le nombre de têtes nucléaires de notre arsenal. » Fier des capacités de dissuasion nucléaires de la France, il précise : « Un seul de nos sous-marins, tel que celui derrière moi, emporte avec lui une puissance de frappe qui équivaut à la somme de toutes les bombes tombées en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale. C’est près de mille fois la puissance des premières bombes nucléaires. » Et le président de la 5e république de conclure : « Pour être libre, il faut être craint. » Tout est dit sur la mentalité qui anime désormais les chefs d’État de l’Union européenne.
Mais Macron va plus loin et propose de placer l’Europe sous le parapluie nucléaire français. La France est la seule puissance nucléaire du continent européen si on exclut les îles britanniques. Des discussions sont en cours avec les Anglais, les Allemands, les Polonais, les Belges, les Néerlandais, les Grecs, les Danois et les Suédois. Cela impliquerait l’installation de bases et le déploiement de bombardiers nucléaires français dans différents pays, la France conservant la décision ultime d’utiliser l’arme atomique.
Le président français s’inspire du même modèle que celui de l’OTAN avec les bases nucléaires des États-Unis, tout en se défendant bien de vouloir remplacer l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord. Pour mémoire, on compte au total une centaine d’ogives nucléaires américaines positionnées dans cinq pays de l’OTAN : l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, l’Italie et la Turquie [8].
Avec la fin en février du traité New Start qui limitait le nombre de têtes nucléaires entre les États-Unis et la Russie, le champ est ouvert pour une nouvelle course à la bombe atomique et aux essais nucléaires, d’autant plus que le dernier arrivé dans la course, la Chine court encore plus vite pour rattraper son retard sur les deux autres.
L’heure de la Chine et de l’IA
L’île de Taïwan a une population de 23 millions d’habitants, son économie a connu une croissance impressionnante de 8 % l’année dernière et son PIB par habitant dépasse celui du Japon et de la Corée du Sud.[9] Son secret : les technologies qui soutiennent l’Intelligence artificielle, notamment les semi-conducteurs dont elle est l’un des principaux fournisseurs au monde.
Mais la fin de l’année 2025 a de nouveau été source d’inquiétude pour les Taïwanais. Le 29 décembre, une centaine de navires de guerre chinois et des dizaines d’avions de chasse ont simulé une attaque et un blocus des ports de l’île. La République populaire de Chine considère Taïwan comme faisant partie de son territoire et lui conteste toute volonté d’indépendance. Même s’ils ne reconnaissent pas Taïwan officiellement, les États-Unis s’en font le protecteur discret. Une quinzaine de jours avant les manœuvres d’intimidation chinoises, Washington avait conclu une vente d’armes de 11,1 milliards de dollars US à Taïwan.
La Chine n’a pas connu de guerre depuis 1979, tandis que les États-Unis se sont engagés dans plus de 200 interventions armées depuis les années 1980,[10] allant d’invasions comme celles de la Grenade et du Panama, en passant par l’arrestation-enlèvement du président vénézuélien, l’intervention en Bosnie, la guerre du Kosovo, les invasions successives de l’Irak, la guerre d’Afghanistan, la plus longue de leur histoire, et la guerre actuelle contre l’Iran menée conjointement avec Israël. Cela donne un clair avantage aux Américains dans l’art de la guerre, mais certains stratèges en doutent, y voyant plutôt le risque d’un excès de confiance.
Les Chinois de leur côté dépensent beaucoup[11] et apprennent vite. Leur professeur actuel est russe. Les officiers chinois étudient attentivement les leçons de ce qui se passe sur le front russo-ukrainien.[12] Des militaires chinois s’entraînent aux combats urbains et à l’utilisation de drones sur la base militaire russe de Volgograd depuis 2024. Les échanges techniques impliquant l’utilisation de l’IA entre les armées russe et chinoise font craindre le pire aux états-majors américains. La marine chinoise, de l’aveu même du Pentagone, est déjà la plus importante au monde dépassant la US Navy. Sur le plan de la course à la bombe atomique, Pékin disposerait actuellement d’environ 600 missiles, c’est moins que les États-Unis et la Russie, mais les experts du département de la Défense à Washington estiment que ce nombre pourrait atteindre le millier d’ici 2030. Depuis la présidence de Barack Obama, la communauté américaine du renseignement considère la Chine comme une menace.[13] La vitesse à laquelle l’Armée populaire de libération développe de nouveaux armements et de nouvelles technologies appuyées par l’IA inquiète l’administration américaine.
La République populaire de Chine fêtera son 100e anniversaire en 2049. Xi Jinping a fixé comme objectif au Parti communiste chinois de « rajeunir » la Chine et d’en faire la première puissance mondiale.
Alors, Taïwan ? L’île fera-t-elle partie du territoire chinois d’ici là ? Sera-t-elle réunie à la Chine par la force ? Les États-Unis sont-ils prêts à se lancer dans une guerre contre le géant chinois pour défendre l’île ? Qu’ont-ils fait lorsqu’une autre puissance nucléaire a envahi l’Ukraine ? La perspective d’un embrasement nucléaire aura-t-elle un effet dissuasif suffisant ?
Faire la guerre autrement
Les guerres d’Ukraine et d’Iran, outre qu’elles testent la force des deux grandes puissances que sont les États-Unis et la Russie, montrent les limites des armes conventionnelles et exposent au grand jour l’orgueil démesuré des attaquants et la confiance qu’ils nourrissent dans les capacités de leurs armées. Vladimir Poutine envisageait une guerre éclair et espérait prendre Kiev en une semaine, la guerre en est à sa quatrième année. Donald Trump et son ami Netanyahou pensaient renverser le régime des mollahs en quelques heures en menaçant de ramener l’Iran à l’âge de pierre. La guerre en est à son sixième mois et l’armée américaine en est rendue à bombarder des infrastructures civiles. Pendant ce temps, la Chine observe.
Ces offensives remettent en question l’efficacité des bombardements aériens. Une guerre ne se gagne pas du haut des airs. On peut raser des villes entières, assassiner des dizaines de milliers de personnes comme l’a fait Israël à Gaza, mais bombarder ne donne pas la victoire et les Américains sont extrêmement réticents à envoyer leurs « boys » se faire tuer en terre étrangère, à plus forte raison si les objectifs de la guerre sont flous et changent en même temps que les humeurs du commandant en chef.
Les généraux américains ont vite compris que la mathématique de la guerre ne joue pas en leur faveur, entre un drone bon marché et un missile Patriot de 3,5 millions de dollars, d’autant plus qu’ils risquent de manquer de munitions et ont commencé à déplacer des unités d’intercepteurs de leurs positions dans le Pacifique pour les installer au Moyen-Orient afin de défendre leurs bases dans les pays du Golfe, ce qui inquiète au plus haut point les Taïwanais qui se voient moins protégés contre les ambitions territoriales de la Chine.
La guerre contre l’Iran met aussi en évidence la rigidité et la lourdeur bureaucratique de l’armée américaine selon le Hudson Institute. Les procédures et le manque de reddition de compte ralentissent la modernisation de l’armée.[14] Le Pentagone a l’habitude de payer et il paye pour ce qu’il connaît. Les fabricants traditionnels comme Lockheed Martin, RTX et Boeing se voient mis au défi par les nouveaux venus : les géants de la Tech spécialisés dans l’IA comme Palantir, Space X ou encore Meta. Les nouveaux venus ont l’entier appui du secrétaire à la défense Pete Hegseth, renommé secrétaire à la guerre qui veut redonner à l’armée tout le machisme et la testostérone qu’il pourra lui trouver. La course aux armements ne fait que commencer.
Le vieux principe Si vis pacem para bellum flotte dans l’air depuis plus de deux mille ans. Il n’a malheureusement pas empêché les hommes de s’entretuer, même s’il peut encore imposer la retenue quand il s’agit de terreur nucléaire. Mais il suffirait d’un seul faux pas pour briser ce fragile équilibre. Y aura-t-il suffisamment de garde-fous pour éviter un embrasement planétaire ? En affirmant que pour être libre, il faut être craint, le président français a sans doute verbalisé ce qui anime bien des chefs d’État. Être libre ne peut-il se mesurer autrement qu’en bombes atomiques, en sous-marins nucléaires ou en avions de chasse ? On a l’impression qu’il n’y a plus tellement de sable dans le sablier de la diplomatie et que les brouillards de la guerre ne cessent de s’étendre.
[1] https://www.canada.ca/fr/ministere-defense-nationale/feuille-derable/defense/2026/07/prets-a-laction.html
[2] https://www.nato.int/content/dam/nato/webready/documents/finance/def-exp-2026-fr.pdf
[3] https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/2816090001018/vladimir-poutin-la-chute-de-l-urss-a-ete-la-plus-grande-catastrophe-geo
[4] https://www.canada.ca/fr/ministere-defense-nationale/nouvelles/2026/03/le-canada-atteint-la-cible-consistant-a-consacrer-2–du-produit-interieur-brut-a-la-defense.html
[5]https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2247393/enrolement-forces-armees-canadiennes-fac
[6] https://www.sipri.org/sites/default/files/2026-04/2604_milex_2025.pdf
[7] https://uk.diplomatie.gouv.fr/fr/discours-du-president-sur-la-dissuasion-nucleaire
[8] https://nuclearsharing-eu.translate.goog/en/nuclear-sharing/current-deployment/?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=rq
[9] https://www.tresor.economie.gouv.fr/PagesInternationales/Pages/e407a0b6-d5a0-451d-8a60-6ef3feec18cc/files/e9f4b60d-254f-448f-94b6-d5112a7ed738
[10] https://www.congress.gov/crs-product/R42738
[11] https://chinapower.csis.org/military-spending/
[12] https://theconversation.com/la-chine-se-rearme-a-marche-forcee-mais-peut-elle-vraiment-rivaliser-avec-les-etats-unis-275457
[13] https://www.dni.gov/files/ODNI/documents/assessments/ATA-2026-Unclassified-Report.pdf
[14] https://s3.us-east-1.amazonaws.com/media.hudson.org/Required+to+Fail+Greenwalt+Patt.pdf


