La droite chrétienne jubile. Avec la victoire de Donald Trump à la présidence et son contrôle de la Cour suprême et du Congrès, son projet de faire des États-Unis un pays fondamentalement chrétien lui semble à portée de main. Pourtant, la percée des républicains auprès de certaines minorités non blanches ou non chrétiennes ne rendra pas son succès inéluctable. En effet, selon une étude de 2023 auprès de 22 000 personnes, il n’y a que trois Américains sur dix qui soutiennent les objectifs du nationalisme chrétien.
La dernière élection présidentielle américaine a porté sur la personne et la personnalité des deux candidats. Une mauvaise (bonne ?) habitude des États-Unis d’Amérique. Il est difficile de trouver et il est impossible d’imaginer plus différents que Kamala Harris et Donald Trump. Ça rend incompréhensible qu’il y ait eu des indécis jusqu’à la fin de la dernière campagne électorale, mais ça confirme qu’il y a beaucoup de choses incompréhensibles chez le proverbial Oncle Sam …
Réagissant à des pressions internationales, le Québec a cessé récemment de recruter en Afrique des infirmières, des sage-femmes et des préposé.e.s aux bénéficiaires. Un programme en ce sens, lancé en février 2022, a permis de recruter environ un millier de ces professionnelles de la santé, dont plus de la moitié travaillent actuellement dans le réseau. Il a été critiqué notamment par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et par le Conseil international des infirmières, qui a tenu son congrès au Palais des congrès de Montréal début juillet 2023.
Derrière son bureau de secrétaire général des Éditions Gallimard et directeur de l’Encyclopédie de la Pléiade, le cher Raymond Queneau aimait rappeler à ses interlocuteurs que ce n’est pas la faute des mots si certains sont gros. C’est le cas passablement courant de nos jours avec le mot fasciste. Étant employé à toutes les sauces, on se demande comment nommer avec précision le croisé de la peste brune lorsqu’il est en face de nous, soit à portée de gifle.
Tyler Merbler, Wikimedia Commons 6 janvier 2021, les partisans de Donald Trump prennent d’assaut le Capitole à Washington, convaincus que leur candidat s’est fait voler l’élection comme il le prétend. En octobre dernier, le chroniqueur Jeremy Filosa a été retiré des ondes par son employeur, la station de radio 98,5 FM, après avoir déclaré en
Le 9 octobre dernier, le président espagnol Pedro Sánchez ouvrait un discours devant le Congrès de son pays par une citation. « Un bateau délabré est arrivé sur nos côtes avec à son bord 106 clandestins. Les personnes détenues sans papiers, parmi lesquelles se trouvaient dix femmes et une fillette de quatre ans, se trouvaient dans des conditions déplorables, affamées, sales et avec des vêtements en lambeaux. La cale du bateau, qui ne mesurait que 19 mètres de long, ressemblait à un vomitorium et dégageait une puanteur insupportable. » Une histoire de migrants africains échoués sur les côtes des Canaries espagnoles ? Pas du tout. Une citation de la presse vénézuélienne de mai 1939 à propos de migrants canariens qui fuyaient la misère et la dictature franquiste.
Un an après le massacre du Hamas en Israël, Gaza a pratiquement été rayé de la carte et la guerre que se livrent le Hezbollah (Parti de Dieu) et l’État hébreu replonge le Liban dans un nouveau chaos sanglant. Le monde arabe n’est certes pas muet, mais il a les bras croisés même après la mort par une frappe israélienne le 27 septembre du chef de la milice libanaise chiite Hassan Nasrallah, adulé par les uns, exécré par les autres. Depuis son décès, les appels à l’union nationale au pays du Cèdre — sans président depuis deux ans et rongé par une crise économico-financière cataclysmique — se font timidement entendre. Dans tous les cas, ce qui se passe actuellement au Liban est directement relié aux événements qui ont suivi le 7 octobre. Cet article cherche à comprendre pour quelles raisons la « rue arabe » est, généralement, restée aphone depuis un an.
Règle générale, on associe le libre échange à l’élimination de barrières tarifaires et non tarifaires et surtout à la croissance économique. Dans la montée actuelle de protectionnismes en tout genre à travers le monde et de la part des États-Unis en particulier, le Canada doit à tout prix maintenir, à défaut d’élargir, son principal traité commercial, l’Accord Canada États-Unis Mexique (ACEUM), en vigueur depuis le 1er juillet 2020.
Le 5 novembre, les Américains ne voteront pas en pensant à l’avenir, ils regarderont plutôt dans leur rétroviseur national. Un miroir qui reflète que les États sont dans un triste état. «The beacon on the hill», le phare sur la colline qui éclairait le chemin d’une nation naissante il y a 250 ans est éteint; la colline, elle, est aplatie. La démocratie à l’américaine vieillit tout croche; elle claudique, elle trébuche. Même sa marchette est fatiguée.
Contrairement à ce qu’on pense parfois, quand le candidat Donald Trump dit que sous un second mandat présidentiel, il défendra le christianisme contre la gauche radicale qui veut arracher les croix, il s’inscrit dans une tradition qui remonte aux premiers jours de la République américaine. Disons-le sans détour : la séparation de la religion et de l’État n’est pas un concept américain.

