• Le 10 janvier 2025 au matin, le juge Juan Merchan, soit le magistrat qui a  présidé le procès intenté à Donald Trump par le parquet de Manhattan pour fraude électorale impliquant notamment une actrice porno, a rendu sa sentence. Sa conclusion ? Trump est un criminel. Une sentence assortie d’une bizarrerie, c’est le moins que l’on puisse dire, puisque le criminel va jouir d’une « libération inconditionnelle » (unconditionnal discharge).

  • Donald Trump n’est pas encore en poste qu’il promet déjà de chambouler aussi bien la politique intérieure américaine qu’une bonne partie des relations internationales. Mais est-ce vraiment Trump qui mène la danse ? Ou n’est-ce pas plutôt Elon Musk ? Ayant contribué généreusement à l’élection de Trump (à la hauteur de 277 millions$), Musk devient en quelque sorte le grand vizir de celui qui redeviendra, le 20 janvier, « l’homme le plus puissant de la planète ». 

  • Mark Zuckerberg laisse tomber la cravate. Le patron de Meta qui avait suspendu les comptes Facebook et Instagram de Donald Trump après avoir instauré en 2016 une politique rigoureuse de vérification des faits renoue avec son coton ouaté. À l’instar du réseau Xde Musk, il abandonne la tâche délicate aux utilisateurs. On aurait tendance à penser que les trolls russes qui ont participé à l’élection de Trump sont ravis. Pas certain. Il est possible que dans cette guerre de la propagande numérique, la grenade vienne de sauter en plein visage de leur patron.

  • S’il fallait symboliser le parcours politique de Jimmy Carter décédé le 29 décembre 2024 à Plains, sa ville natale située en Géorgie, par une image et une seule, alors celle de l’iceberg conviendrait mieux que bien d’autres. Car les faits et gestes posés après son départ de la Maison-Blanche en 1981 sont aussi imposants, voire remarquables, que ceux constatés lors de son mandat, soit ceux regroupés au-dessus du niveau de flottaison. À moins d’être enclin à chipoter l’usage du moindre point-virgule, force est de constater que l’inventaire des uns est plus ou moins égal à l’inventaire des autres.

  • Comment les Argentins ont-ils célébré les Fêtes de Noël et du Jour de l’An un an après l’arrivée au pouvoir de leur président à la tronçonneuse ? L’atmosphère ne semble a priori pas si différente de ce qu’En Retrait avait constaté ces dernières années, mais en y regardant de plus près, c’est autre chose…

  • C’est écrit noir sur blanc dans l’article 375 du Code pénal de la « plus grande démocratie du monde » : le viol conjugal n’est pas puni par la loi en Inde et le gouvernement de Narendra Modi, réélu de justesse pour un troisième mandat en juin dernier, s’oppose bec et ongle à son abolition. Pourquoi ?

  • Jamais dans l’histoire des États-Unis, un président élu n’aura clamé avec force qu’il s’appliquerait à déconstruire l’appareil d’État dans son ensemble comme ne cesse de le souligner Donald J. Trump depuis le 5 novembre. Pour mieux mesurer l’ampleur avec laquelle le futur chef de l’exécutif entend  poursuivre cette entreprise on doit préciser que l’ensemble évoqué se compose de la fonction publique, du FBI, des services de renseignements, des ministères de la Justice, de la Défense, des Affaires étrangères et de l’Éducation et des administrations vouées à la santé et à l’environnement. Pour l’instant le périmètre fixé par le grand chef s’arrête à ces institutions ou organisations.

  • Mais enfin ! Quelle mouche a donc piqué ces gens là, qui leur fait élire un candidat pour qui la principale qualité de l’état-major de l’armée, de la police, comme celle du ministère de la Justice, doit être la loyauté envers sa propre personne ? Qui veut dit-il lutter contre l’establishment en diminuant l’impôt des plus fortunés et qui prétend restaurer la grandeur de l’Amérique en réduisant au maximum les pouvoirs de l’État ?

  • Le physicien Albert Einstein et l’éventuel père de la fusée Saturne V, Wernher von Braun, ont misé juste lorsqu’ils ont quitté l’Allemagne nazie pour s’installer aux États-Unis. C’est non seulement la liberté de chercher qu’ils ont trouvée, mais également une société où la science allait façonner la modernité du siècle. Toutefois, ils ne pouvaient imaginer qu’un producteur de télé-réalité allait un jour devenir président et tenter de démanteler cet héritage devenu embarrassant pour lui. Une percée vers l’ignorance de destruction massive.

  • Le 21 février 2021, le président plénipotentiaire de Russie, Vladimir Poutine a obligé ses principaux conseillers à s’agenouiller devant lui et les caméras de la nation. Depuis huit ans, le patron plénipotentiaire du Parti républicain des États-Unis, Donald Trump, a convaincu ses ouailles de se la fermer.