Alors que des milliers d’Américains cherchent à fuir les monstres Helene et Milton qui dévastent le sud des États-Unis, le premier ministre du Québec François Legault songe à déporter les migrants étrangers vers d’autres provinces à bord d’autobus gratuits. Quel rapport direz-vous ? Nous n’avons encore rien vu en termes d’afflux migratoire. Dans un avenir pas si lointain, les changements climatiques vont radicalement changer notre tissu social, qu’on le veuille ou non.
Un an après le massacre du Hamas en Israël, Gaza a pratiquement été rayé de la carte et la guerre que se livrent le Hezbollah (Parti de Dieu) et l’État hébreu replonge le Liban dans un nouveau chaos sanglant. Le monde arabe n’est certes pas muet, mais il a les bras croisés même après la mort par une frappe israélienne le 27 septembre du chef de la milice libanaise chiite Hassan Nasrallah, adulé par les uns, exécré par les autres. Depuis son décès, les appels à l’union nationale au pays du Cèdre — sans président depuis deux ans et rongé par une crise économico-financière cataclysmique — se font timidement entendre. Dans tous les cas, ce qui se passe actuellement au Liban est directement relié aux événements qui ont suivi le 7 octobre. Cet article cherche à comprendre pour quelles raisons la « rue arabe » est, généralement, restée aphone depuis un an.
Tunis, décembre 2011. Un an après la « révolution du jasmin », qui a vu la chute du dictateur Zine el-Abidine Ben Ali, en poste depuis 1987, et a marqué le commencement des «printemps arabes », des milliers de manifestants font entendre leurs voix quotidiennement face au palais du Bardot où une assemblée constituante rédige une nouvelle constitution. Octobre 2024, c'est désormais un nouvel autocrate qui dirige le pays. Le président sortant Kais Saied, 66 ans, a été élu dès le premier tour avec 90,7 % des suffrages. Moins de 30 % des électeurs se sont présentés aux urnes alors que seuls deux candidats avaient été « autorisés » à affronter Saied, au pouvoir depuis cinq ans et accusé de dérive autoritaire par l’opposition et la société civile.
Règle générale, on associe le libre échange à l’élimination de barrières tarifaires et non tarifaires et surtout à la croissance économique. Dans la montée actuelle de protectionnismes en tout genre à travers le monde et de la part des États-Unis en particulier, le Canada doit à tout prix maintenir, à défaut d’élargir, son principal traité commercial, l’Accord Canada États-Unis Mexique (ACEUM), en vigueur depuis le 1er juillet 2020.
Affirmer l’autonomie du Québec et accroître ses pouvoirs à l’intérieur du cadre fédéral canadien, voilà les objectifs au cœur du projet politique de la Coalition avenir Québec (CAQ) que François Legault a fondée en 2011 après avoir tourné le dos à ses ambitions indépendantistes. Le chef de la CAQ estimait que le temps des divisions entre souverainistes et fédéralistes avait assez duré et qu’il fallait rassembler tous les nationalistes derrière l’idée de « bâtir un Québec plus fort au sein de la fédération canadienne ». Il faisait le pari d’incarner la troisième voie, suivant les traces de Mario Dumont et de l’Action démocratique du Québec (ADQ).
Le 5 novembre, les Américains ne voteront pas en pensant à l’avenir, ils regarderont plutôt dans leur rétroviseur national. Un miroir qui reflète que les États sont dans un triste état. «The beacon on the hill», le phare sur la colline qui éclairait le chemin d’une nation naissante il y a 250 ans est éteint; la colline, elle, est aplatie. La démocratie à l’américaine vieillit tout croche; elle claudique, elle trébuche. Même sa marchette est fatiguée.
Contrairement à ce qu’on pense parfois, quand le candidat Donald Trump dit que sous un second mandat présidentiel, il défendra le christianisme contre la gauche radicale qui veut arracher les croix, il s’inscrit dans une tradition qui remonte aux premiers jours de la République américaine. Disons-le sans détour : la séparation de la religion et de l’État n’est pas un concept américain.
Dans les heures qui ont suivi le débat qui opposa le 1er octobre dernier Tim Walz le candidat démocrate au poste de vice-président, et JD Vance, son homologue républicain, la firme Focaldata réalisa un sondage à la demande du site d’informations Politico, fondé soit dit en passant par des vétérans du Washington Post en 2007. L’objectif ? Calculer le taux d’adhésion des personnes ayant écouté cette discussion organisée par le réseau CBS.
La grève d’une quarantaine de professeurs à temps plein de l’Université McGill est terminée. La fin du conflit signifie surtout que pour la première fois depuis sa fondation en 1821, Mc Gill doit négocier avec un syndicat. Même si la syndicalisation survient en 2024, la démarche a été difficile et les relations tendues entre les professeurs de la Faculté de droit et l’administration de cette université, située au coeur de Montréal.

