Par son rayonnement multisectoriel, le monde du tourisme sollicite toutes les facettes de l’activité humaine. Hébergement, alimentation, transport, loisir, travail, et leurs corollaires qui répondent davantage aux sensibilités, tels la découverte, la connaissance, l’évasion, l’émotion ... Pas étonnant que les algorithmes s’excitent allègrement dans ce joyeux melting pot. Ainsi, quand l’intelligence artificielle (IA) se pointe au détour d’un autre aspect de l’innovation technologique, le domaine du tourisme répond présent, lui qui est toujours enclin à explorer et exploiter de nouveaux procédés permettant d’optimiser l’expérience voyage.
L’affaire est entendue : le 17 juillet 1967, John Coltrane est mort bien avant son temps. À preuve, le jour d’après fut ponctué par l’unanimité que résuma fort bien Miles Davis: « Sa mort nous a tous pris par surprise … Je ne savais pas qu’il était malade. » Le surlendemain, l’esprit de veille que commande le deuil fut d’autant plus aiguisé que le parcours de Trane fut, quand on s’y arrête, passablement court. Le premier enregistrement sous son nom, Giant Steps, fut publié en 1960. Et puis, et puis, il y a que les cadors du saxe, ceux qui grimpent l’Everest musical soir après soir, étaient aux abonnés absents. Bon, sautons du temps. En novembre 1969, Miles Davis engageait Steve Grossman pour l’enregistrement de Big Fun. Ce dernier était un jeune saxophoniste de 18 ans seulement, originaire de Brooklyn. À 10 ans, il transcrivait les solos de Charlie Parker. À 16 ans il « parlait » couramment le Coltrane. À 17 ans, il avait été accepté à la célèbre Juilliard School of Music.
Ouvrir un livre pour comprendre le monde. Fuir le quotidien. Découvrir le ciel et la mer. Errer entre les rimes. S’émerveiller devant le récit de l’infini. Glaner de quoi se nourrir de saveurs nouvelles. S’imaginer toucher la grâce. Ou s’avouer complètement ignorant de tout un pan de l’histoire de l’art au Québec dès lors que l’on tient entre les mains Les peintres de la Montée Saint-Michel, un ouvrage imposant de Richard Foisy qui nous conduit dans l’univers de huit peintres qui avaient investi au début du 20e siècle le Domaine Saint-Sulpice situé au nord de Montréal.
L’équilibre des forces sur la planète repose, on le voit bien dans la période trouble que nous traversons, sur un ensemble complexe de facteurs. On pense surtout à l’économie, à la politique et aux alliances de tous types, mais ce que l’on nomme du bout des lèvres « le renseignement » joue aussi un rôle majeur dans l’équation. L’ingérence étrangère prend pied partout et parfois certains coups d’éclat révélés par les journaux démontrent bien que ça grouille intensément sous la surface des apparences officielles. Et Alias Nina P. de Chloé Archambault vient nous faire saisir à quel point il se passe probablement un tas de choses occultées, là, tous les jours, sous nos yeux …
« Un film, c’est comme un champ de bataille : l’amour, la haine, l’action, la violence et la mort; en un seul mot, c’est l’émotion. » C’est le grand cinéaste américain, Samuel Fuller qui décrivait ainsi les films et le cinéma, dans Pierrot le fou de Jean-Luc Godard en 1965. Cette idée que cinéma et émotion ne font qu’un a ressurgi dans ma tête après avoir vu ce qui semble être le film de l’heure : The substance/La substance.
Petit tremblement de terre dans le paysage politique canadien qui vient rappeler brutalement au premier ministre Justin Trudeau la fragilité de son gouvernement et son impopularité après neuf ans de règne. La victoire étonnante du candidat bloquiste Louis-Philippe Sauvé à l’élection partielle dans la circonscription montréalaise de LaSalle-Émard-Verdun confirme que la marque de commerce libérale a du plomb dans l’aile, incapable de conserver ce château fort malgré tous les efforts déployés par les têtes d’affiche de l’équipe Trudeau.
La réaction au débat entre Kamala Harris et Donald Trump a été unanime: le champion des républicains a été terrassé par la candidate des démocrates. Il en a été ainsi parce que Harris a accordé un soin plus méticuleux à la préparation de ce combat que Trump, mais aussi, voire surtout, parce que ce dernier a multiplié les mensonges et les sorties de route sur le flanc des faits.
Ça ne peut se passer qu’aux États-Unis. Un ancien président veut reprendre le poste et le statut qu’il pense s’être fait voler par le président de la vice-présidente qui vient contester sa suprématie. Harris veut parler de l’avenir, bla-bla-bla, tourner la page. Le républicain accuse la démocrate d’avoir mené le pays à la ruine … économique, militaire, morale, nationale.
Le président Emmanuel Macron peut désormais se vanter d’avoir injecté dans la culture politique de la Ve République l’adage qui se crie et se répète dans toutes les écoles maternelles de France et de Navarre depuis l’instauration de la 1er République. Soit que les derniers seront les premiers.

