• Il y a des mots pipés, à prendre avec des pincettes ou à jeter aux orties. Terrorisme fait partie du lot. Dans la couverture du massacre du 7 octobre et de la guerre à Gaza, l’Agence France-Presse marche sur des œufs et refuse de coller au Hamas les dix lettres qui déchaînent passion et colère. Résultat : l’AFP est dans un champ de mines lexical.

  • Est-ce à cause de la brise vivifiante qui a soufflé sur la Gaspésie au printemps ? Le premier Festival international de journalisme de Carleton-sur-mer (FIJC) a donné lieu à des discussions intéressantes et animées, rarement moroses malgré les difficultés que la profession connaît depuis des années.

    Les organisateurs, les participants et le public semblaient heureux du succès de l’évènement qui s’est déroulé du 19 au 21 mai et prêts à répéter l’expérience. Les difficultés dont on parle, la « crise » comme on l’appelle parfois, ont bien évidemment été discutés lors de cet évènement qui se voulait « un forum citoyen, ouvert sur le monde, convivial, sur la pratique du journalisme ».

  • D’éminents représentants de La Presse et de À Bâbord se sont récemment publiquement coltaillés. Tout en parlant de deux sortes différentes de journalisme, ils ont déclaré défendre le journalisme. L’enjeu annoncé est la démarcation entre le  journalisme et le militantisme.

  • Dans leurs bulles médiatiques, ils sont prisonniers de leurs certitudes. De leurs convictions. De leurs dogmes. Les réponses recherchées à la complexité du monde sont rapides et surtout simples. Sur les réseaux sociaux, le populisme numérique, de droite comme de gauche, triomphe avec ses « sans voix » et ses « informations ».

  • Sale temps pour la liberté de presse. Fin juin 2022, dans une décision controversée, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) blâme Radio-Canada et lui ordonne de présenter des excuses publiques pour avoir prononcé en ondes « le mot commençant par la lettre n » en citant le titre du livre de Pierre Vallières, Nègres blancs d’Amérique, et en parlant du contexte des luttes politiques et sociales de l’époque de sa parution en 1968.

  • Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai rappelle tous les ans depuis 1993 aux gouvernements leur devoir. Lequel ? Respecter et faire respecter le droit de la liberté d'expression. Elle bat de l’aile dans un pays, en plein cœur de l’Europe.

  • Le fonctionnement de la presse et le métier de journalisme au Japon sont fort différents de ce que l’on peut observer en Occident. Dans « Le dernier empire de la presse » [1], César Castellvi se livre à une enquête approfondie sur ce modèle singulier dont voici un portrait brossé à grands traits. 

  • Qui d’autre que Donald Trump aurait eu cette idée farfelue de créer un réseau social portant le nom de Truth (Vérité), qui semble tout droit sorti du roman 1984de George Orwell ? Le monde totalitaire qu’on y décrivait pratiquait la « novlangue », soit le détournement du sens des mots comme moyen d’anéantir la pensée. Son « Ministère de la Vérité » était en fait celui du mensonge.

  • Le constat s’impose au point de sembler banal: la désinformation relayée et amplifiée par les réseaux sociaux est l’un des pires fléaux de notre époque. Mais comment la combattre et à qui en confier la responsabilité? Il suffit de poser ces questions pour créer une foire d’empoigne comme celle qui a cours actuellement au Parlement européen à propos du Digital Services Act (DSA).

  • La mort de 27 migrants le 24 novembre dans le naufrage de leur embarcation dans la Manche a été fortement médiatisée. Avec raison, mais …