• Paru en 1961, Black Like Me, qui raconte l’expérience du journaliste John Howard Griffin qui a assombri sa peau pour vivre comme un Noir, « est l'histoire des persécutés, des escroqués, des craints et des détestés ». Lecture déterminante pour certains, cet ouvrage mettait en lumière la déplorable vie quotidienne des Noirs des États du Grand Sud des États-Unis.

  • La récente élection présidentielle vient encore une fois d’en faire la preuve : l’Amérique est un pays déchiré. On le savait depuis longtemps, mais c’est l’ampleur de la fracture qui étonne chaque fois qu’on s’y attarde. Bien sûr, certains populistes y trouveront toujours leur profit en attisant le feu sans se gêner, on vient de le voir encore une fois durant la dernière campagne. Mais la question de fond restera toujours la même : quelle est la véritable origine de la cassure ? Le plus récent livre de David Joy, Les deux visages du monde, vient souligner à quel point le passé esclavagiste du pays est une des causes profondes des tensions qui divisent aujourd’hui les jadis États-Unis d’Amérique.

  • « Anora » : j’aurais voulu l’aimer, mais je ne l’ai pas aimé comme j’aurais voulu l’aimer, c’est-à-dire beaucoup ! Mon enthousiasme était grand lorsque j’ai appris, en mai dernier, que Sean Baker venait de gagner la Palme d’or au festival de Cannes avec Anora.

  • Alors que des milliers d’Américains cherchent à fuir les monstres Helene et Milton qui dévastent le sud des États-Unis, le premier ministre du Québec François Legault songe à déporter les migrants étrangers vers d’autres provinces à bord d’autobus gratuits. Quel rapport direz-vous ? Nous n’avons encore rien vu en termes d’afflux migratoire. Dans un avenir pas si lointain, les changements climatiques vont radicalement changer notre tissu social, qu’on le veuille ou non.

  • Le 5 novembre, les Américains ne voteront pas en pensant à l’avenir, ils regarderont plutôt dans leur rétroviseur national. Un miroir qui reflète que les États sont dans un triste état. «The beacon on the hill», le phare sur la colline qui éclairait le chemin d’une nation naissante il y a 250 ans est éteint; la colline, elle, est aplatie. La démocratie à l’américaine vieillit tout croche; elle claudique, elle trébuche. Même sa marchette est fatiguée.

  • Contrairement à ce qu’on pense parfois, quand le candidat Donald Trump dit que sous un second mandat présidentiel, il défendra le christianisme contre la gauche radicale qui veut arracher les croix, il s’inscrit dans une tradition qui remonte aux premiers jours de la République américaine. Disons-le sans détour : la séparation de la religion et de l’État n’est pas un concept américain.

  • Dans les heures qui ont suivi le débat qui opposa le 1er octobre dernier Tim Walz le candidat démocrate au poste de vice-président, et JD Vance, son homologue républicain, la firme Focaldata réalisa un sondage à la demande du site d’informations Politico, fondé soit dit en passant par des vétérans du Washington Post en 2007. L’objectif ? Calculer le taux d’adhésion des personnes ayant écouté cette discussion organisée par le réseau CBS.

  • La réaction au débat entre Kamala Harris et Donald Trump a été unanime: le champion des républicains a été terrassé par la candidate des démocrates. Il en a été ainsi parce que Harris a accordé un soin plus méticuleux à la préparation de ce combat que Trump, mais aussi, voire surtout, parce que ce dernier a multiplié les mensonges et les sorties de route sur le flanc des faits.

  • Ça ne peut se passer qu’aux États-Unis. Un ancien président veut reprendre le poste et le statut qu’il pense s’être fait voler par le président de la vice-présidente qui vient contester sa suprématie. Harris veut parler de l’avenir, bla-bla-bla, tourner la page. Le républicain accuse la démocrate d’avoir mené le pays à la ruine … économique, militaire, morale, nationale.