• Le 24 juin dernier, la décision arrêtée par la Cour suprême des États-Unis dans le cadre du dossier Dobbs v. Jackson Women’s Health Organization a eu une conséquence immédiate et profondément inique : la mise au ban des femmes. Rien de moins. En décrétant que l’avortement n’était plus un droit protégé par la Constitution, le plus haut tribunal du pays a jugé que les femmes n’étaient pas dignes d’être des personnes autonomes à qui revient le pouvoir de disposer de leur corps.

  • On se demande où la très conservatrice Cour suprême des États-Unis va faire souffler son vent de changement après avoir ouvert la porte à l’interdiction des avortements pour chaque État américain. Au cas où elle manquerait d’idées, peut-être ira-t-elle voir chez ceux qui pourraient constituer une source d’inspiration ?

  • La pugnacité des Ukrainiens a surpris à peu près tout le monde au début de la guerre en février et elle continue de surprendre. La plupart des experts, y compris ceux de Langley, en Virginie (le siège de la CIA), avaient prédit une défaite de l’Ukraine au bout de quelques jours, ou de quelques semaines tout au plus. Cela ne s’est pas produit. 

  • Valéry Giscard d’Estaing a été « Sa Suffisance », Nicolas Sarkozy « Speedy Gonzales » et même « Naboléon », François Hollande « Flamby » et depuis son entrée à l’Élysée, Emmanuel Macron est « Jupiter » pour ses détracteurs et la presse satirique. Que le président français soit comparé au dieu suprême des Romains n’est peut-être pas pour lui déplaire. Mais il doit être blessé de voir les Ukrainiens se servir de son nom pour le ridiculiser.

  • Les Écossais seront à nouveau appelés à se prononcer sur leur indépendance le 19 octobre 2023. Enfin, du moins si Londres, sans Boris Johnson, est d'accord. Dans son allocution au Parlement d'Édimbourg la première ministre Nicola Sturgeon a annoncé un processus alambiqué[1].

  • Que restera-t-il de l’Ukraine? Qui paiera pour la reconstruction ? La Russie s’est acharnée contre les gares, les aéroports et les usines, mais aussi contre les hôpitaux, les écoles, les habitations et les édifices patrimoniaux.

  • Le 18 mai, les gouvernements de la Finlande et de la Suède déposaient leurs demandes d’adhésion à l’OTAN. Il n’en fallait pas moins pour que ce geste soit qualifié d’historique des deux côtés de l’Atlantique et qu’il aiguise simultanément les aigreurs de Poutine et des siens.

  • Plus de cent jours après l’invasion russe de l’Ukraine les ports céréaliers de la mer Noire restent bloqués et Vladimir Poutine propose d’autoriser le transit du blé en contrepartie d’un assouplissement des sanctions visant son pays. L’Occident va-t-il accepter un tel marché ?

  • Grenoble le 16 mai. Explosion de joie et cris de victoire, à l’Hôtel de ville. Des femmes portant hijab et tenue islamo-compatibles célèbrent le changement du règlement des piscines municipales de la seizième commune de France.

  • Tel le tsar Nicolas II qui, en 1914, s’était fixé comme but la reconquête de Constantinople, l’autocrate actuel du Kremlin voit grand. Dans un article de 2021 sur « L’unité historique des Russes et des Ukrainiens »[1], Vladimir Poutine indiquait que son but ultime était la disparition de l’Ukraine en tant qu’État indépendant.