• Le 17 juillet, chassant le titulaire Keir Starmer, le Parti travailliste (ou Labour), ce grand parti de centre-gauche fondé en 1900, s’est donné un nouveau chef, qui a automatiquement accédé au poste de premier ministre lors d’une audience protocolaire au palais de Buckingham trois jours plus tard. L’avenir dira si Andy Burnham mènera une révolution, ou une certaine transition, ou s’il se contentera d’assurer l’intendance. Mais pour combien de temps ? Jusqu’à ce qu’un autre travailliste lui succède à son tour, à moins qu’il tienne le coup jusqu’à ce que le Reform UK de Nigel Farage réussisse à prendre le pouvoir lors des prochaines élections générales, qui ne sont pas prévues avant plusieurs années ? Ou jusqu’à ce que ce soit le Parti conservateur qui le reprenne ?

  • Le 16 juillet dernier, les adversaires de l’amnistie des indépendantistes catalans ont subi un revers majeur auprès de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), basée à Luxembourg. Le 10 juin 2024, le Parlement d’Espagne avait adopté une loi amnistiant les acteurs du référendum avorté de 2017 sur l’indépendance de la Catalogne. Depuis trois ans cependant, l’aile droite de la magistrature espagnole multiplie les procédures pour empêcher l’application de cette amnistie.

  • Dans les jours qui ont suivi la mort du grand ayatollah Ali Khamenei lors d’un bombardement effectué par la US Air force le 28 février dernier, les autorités iraniennes avaient décrété que son enterrement, fixé au 9 juillet, serait précédé par quatre jours de deuil national. Khameini, faut-il le rappeler, avait été sacré Guide suprême de la révolution islamique en 1989. Autrement dit, roi d’entre les rois de la Perse moderne.

  • Le président américain est un curieux homme en vérité, il sait souvent être surprenant, mais peut néanmoins sembler dépourvu de créativité dans bien des erreurs qu’il commet : il imite par exemple celles de Vladimir Poutine, et déclare une guerre en surestimant ses forces. Son mépris de ses adversaires le pousse par ailleurs à gravement sous-estimer les leurs. Au contraire du président russe cependant, après avoir perdu l’espoir d’une victoire rapide, au lieu de s’enliser des années dans un conflit meurtrier, il décide au bout de trois mois de faire marche arrière. Cela ne l’empêche nullement de crier victoire sans la moindre vergogne … Trump ne peut pas perdre !

  • Ils sont Africains. Sud-Africains. Blancs. Victimes de « génocide », les portes des États-Unis leur sont grandes ouvertes. Ainsi en a décidé Donald Trump. Dix mille d’entre eux sont accueillis cette année. Combien de réfugiés venus d’ailleurs fouleront le sol américain ? Sept mille cinq cent. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En quelques mots, le New York Times titrait ceci dans son édition du 15 octobre 2025 : « Trump envisage une refonte du système d'accueil des réfugiés qui favoriserait les Blancs. »

  • L’opération militaire spéciale russe qui devait durer trois jours en Ukraine est terminée. C’est le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui le confirme devant les médias. Moscou affirme maintenant être en « guerre » contre l’Ukraine et ses alliés occidentaux. À l’origine, Vladimir Poutine et ses généraux n’avaient pas imaginé qu’une arme du pauvre allait devenir la hantise de la 2e puissance militaire du monde : le drone.

  • Face aux atrocités commises en Ukraine, à Gaza, en Cisjordanie occupée, au Liban, sur les deux rives du golfe Persique et ailleurs, les pays démocratiques réclament régulièrement le respect de l’État de droit. Sauf que, si on y regarde de près, près de la moitié des pays de la planète ne sont pas démocratiques. Plus exactement 89 des 193 états membres des Nations Unies sont soit des dictatures, soit des nations avec des élections de façade qui cachent des régimes autoritaires peu respectueux des libertés fondamentales.

  • Le Royaume-Uni aime bien les paradoxes, ce qui le porte souvent à nous surprendre. Il y a dix ans, les Britanniques avaient estomaqué à peu près tout le monde (y compris eux-mêmes à ce qu’on a pu comprendre !) en décidant de quitter l’Union européenne à laquelle ils avaient adhéré en janvier 1972. Aujourd’hui, la majorité d’entre eux regrettent ce qu’ils considèrent comme une erreur. Le paradoxe, ou l’un des paradoxes, c’est que le Reform UK domine dans les intentions de vote; en tout cas il dominait avant que son chef Nigel Farage (monsieur-Brexit-à-tout-prix) ne soit empêtré dans un scandale financier.

  • Plusieurs pays africains ont renforcé ces derniers temps les lois réprimant l’homosexualité. Dernier en date, le Ghana, pays à majorité chrétienne, qui vient d’adopter une loi prévoyant jusqu’à trois ans d’emprisonnement pour toute personne ayant eu des relations homosexuelles et entre trois et cinq ans pour celles qui font «  la promotion, le parrainage ou le soutien d’activités LGBT+ ». Quelques semaines plus tôt, le Sénégal choisissait de doubler les peines pour les « actes contre-nature » qui sont passibles désormais d’un maximum de dix ans de prison. L’Ouganda, de son côté, applique l'une des législations anti-LGBTQ+ les plus répressives au monde, prévoyant même la peine de mort dans certains cas.

  • Au lendemain du deuxième tour des élections présidentielles péruviennes du 7 juin, certains organes de presse donnaient gagnante la candidate de la droite, Keiko Fujimori (Reuters, RTS), tandis que d’autres prédisaient la victoire de la gauche avec le candidat Roberto Sánchez (Radio France) et que la plupart conseillaient d’attendre (AFP, BBC). En Amérique latine, le Pérou est le plus récent champ de bataille entre les partisans d’une droite dure et ce qui reste du radicalisme de gauche sur ce continent. Une bataille qui a failli ne pas avoir lieu, puisque les résultats du premier tour, qui n’ont été proclamés que 35 jours après le scrutin du 12 avril, ne laissaient que 0,1 % de différence entre les candidats en deuxième et troisième place, ce qui aurait pu déboucher sur un duel droite-extrême droite au deuxième tour