Lima, Pérou, mars 2013. Extrait de la série The Commuters, exposée au festival CONTACT Toronto en 2014 conjointement avec Michel Huneault. La série explore les relations et l'intimité entre les voyageurs quotidiens dans diverses villes du monde : Lima, Londres, La Paz, Odessa et La Havane. À travers ces photographies un lien et des récits se créent entre inconnus, questionnant la frontière entre sphères privées et publiques. Créé en 1997, le festival photographique de la Ville-Reine se veut tous les mois de mai un regard à la fois critique et créatif sur les événements sociaux, culturels et politiques de notre époque.
Il y a longtemps, le saxophoniste et compositeur Charles Lloyd était grand. Longtemps, mais encore demandera-t-on ? Depuis les années 60 et plus précisément depuis la publication de l’album Forest Flower. Depuis ce temps lointain, il est resté grand. Avec Sonny Rollins, Benny Golson et Roscoe Mitchell il est membre de la bande des vieux grands. John Zorn, Steve Coleman? Ils sont plus jeunes.
Même si les rapports du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat se suivent et deviennent de plus en plus alarmants, les gouvernements du monde avancent à pas de tortue devant les bouleversements climatiques qui affligent la planète, on le sait. Partout on piétine en invoquant les impératifs économiques ou la sécurité énergétique plutôt que de poser des gestes déterminants qui se font de plus en plus urgents. Comme s’il voulait nous faire prendre conscience de la menace que représente cette lente dégradation à la grandeur du globe, le romancier écossais Peter May s’appuie sur les constatations du GIEQ et situe l’action de son plus récent roman dans le futur presque immédiat; celui des décennies qui s’annoncent. Bienvenue dans l’apocalypse … ou presque.
Le 11 mars dernier, la CARICOM (15 pays des Caraïbes) avait donné 24 heures à un Conseil présidentiel transitoire créé par leurs soins pour choisir un Premier ministre intérimaire. Avec l’approbation du « Core Group », c’est-à-dire des États-Unis, du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Espagne et du Brésil. Un mois plus tard, les élites se sont entendues sur le choix de sept des leurs… qui auront tous les pouvoirs… qui choisiront un nouveau premier ministre… qui, lui, organisera des élections dans les deux ans (il n’y en a pas eu depuis 2016)… qui sécurisera le pays… qui rédigera un plan de relance économique et humanitaire… qui… qui… Mais en attendant, Haïti est toujours sans gouvernement réel alors que les gangsters font la loi.
La remontée quasi miraculeuse du Parti québécois dans les sondages ranime malgré lui la frousse de l’indépendance, parmi les créanciers présents et futurs de la province.
La prime qu’ils exigent pour les rassurer reste un sujet tabou. On ne la mentionne pas explicitement, mais des acteurs du marché obligataire observent que Québec consent ces jours-ci un écart de crédit de un à deux points pour mettre la main sur leurs millions. Cet argent sert à (re)financer la dette nette de plus de 220 milliards et le nouveau déficit annoncé de quelque 11 milliards, pour l’exercice en cours.
C’est ce qu’a appris En Retrait par suite d’une indiscrétion d’un joueur très actif sur le marché obligataire.
Lorsque l’on pénètre dans la cathédrale de Noto, petite ville historique de Sicile on est frappé par la croix qui accueille les visiteurs. Une croix faite de pièces bois polychrome rongées et délavées. Ce sont les morceaux d’épaves de barques de migrants qui ont tenté la traversée de la Méditerranée. Elles ont été trouvées sur les côtes de cette ile Italienne.
Plus au sud dans l’ile de Lampedusa ce sont les croix du cimetière des migrants victimes de naufrages, qui sont faites avec le bois des épaves de leurs embarcations. Entre juin et septembre dernier plus de 2500 hommes femmes et enfants ont péri lors de ces traversées.
Il n’y a que quelques mois que Javier Milei a été élu président et pourtant nombre de citoyens de l’Argentine sont déjà à bout de souffle. Pas une semaine, parfois pas même une journée, sans que les nouvelles de réformes brutales ou de réactions à celles-ci ne fassent les manchettes des médias argentins, qu’ils soient en ligne, en papier, ou en ondes.
Pour le meilleur ou pour le pire, le populisme a progressé en Occident. Le cas du Royaume-Uni est intéressant ne serait-ce que parce que les Britanniques possèdent de très vieilles institutions politiques, qui ont eu l’heur de résister aux bouleversements, mais qui n’en ont pas moins été déstabilisées ces derniers temps.
Le populisme est souvent perçu comme une pathologie des démocraties représentatives rendues à bout de souffle. Entré dans le vocabulaire politique, le mot – polysémique – témoigne d’un rejet à droite comme à gauche d’institutions parlementaires qui ne seraient plus aptes à servir le peuple. Sous forme de questions-réponses, voici un aperçu de cette mouvance qui vise une recomposition sociale et politique radicale.

