Beaucoup d’observateurs craignaient qu’une fois élue, Giorgia Meloni n’adopte une ligne dure dans sa gestion du pays. Après un peu plus d’an au pouvoir, la première femme à diriger l’Italie, à la tête du gouvernement le plus à droite depuis la Seconde guerre mondiale, a plutôt opté pour la modération, dans un contexte difficile.
Dans le climat manichéen actuel, peu de médias ont rappelé que, jusqu’à l’éclatement de la guerre le 7 octobre dernier, le gouvernement israélien soutenait indirectement le régime du Hamas à Gaza via l’émirat du Qatar.
Depuis son premier mandat il y a treize ans, le premier ministre Benyamin Nétanyahou a toujours parié qu’en permettant un minimum d’approvisionnement et de financement en sous-main, les islamistes ne compromettraient jamais cette manne et s’abstiendraient d’initiatives qui bloqueraient l’amélioration des conditions économiques des Gazaouis.
Pour diner avec le Diable, il faut une très longue cuillère nous rappelle un vieux dicton. On en retrouve parait-il la trace en Angleterre dès le XIV eme siècle. La sagesse des peuples a depuis traduit et adopté ce proverbe en de nombreux pays. La folie des puissants semble pourtant les porter a l’oublier. Mais le diable reste diablement dangereux.
Il y a le trait d’union et le pointillé. Le premier définit les relations entre les États-Unis et Israël. Le second représente celles entre la Russie et l’État hébreu : pas toujours nettes, mais soutenues.
Si Washington a reconnu Israël vingt-quatre heures après sa création le 14 mai 1948, Moscou l’a fait deux jours plus tard. Depuis, ces relations sont teintées d’ambiguïtés. À la fois amis et ennemis, le Je t’aime, moi non plus, de Serge Gainsbourg résume bien les rapports russo-israéliens.
Jeudi 9 novembre, les négociateurs du Parti socialiste espagnol (PSOE) et du parti indépendantiste catalan Junts ont conclu un accord historique qui devrait mettre fin à la guerre des tranchées avec Madrid ainsi qu’à la marche unilatérale à l’indépendance en Catalogne. Cet accord doit permettre sous peu l’investiture à Madrid d’un gouvernement de coalition entre les socialistes et la gauche radicale (parti Sumar) avec le soutien des députés indépendantistes et régionaux de Catalogne, du Pays basque et de la Galice.
À moins d’un an de l’élection présidentielle américaine, les républicains n’ont peur de rien. Avec raison. C’est Richard Nixon qui a en premier ouvertement violé les règles de la décence en envoyant ses sbires voler dans les locaux du parti démocrate sur le bord de la rivière Potomac à Washington. Le nom de l’édifice : Watergate.
Le constat est unanime : il y aura un avant et un après. Si le 7 octobre est à marquer au fer rouge dans l’histoire d’Israël, pour le Hamas son offensive meurtrière depuis la bande de Gaza est une victoire qu’il capitalisera à jamais dans les opinions publiques arabes, peu importe les conséquences.
Civils massacrés de sang-froid, villes délibérément rasées. Nos écrans nous mettent quotidiennement sous les yeux des images d’actes de barbarie d’une insupportable violence.
Cette violence est d’autant plus inacceptable qu’elle fait parfois résonner chez les spectateurs que nous sommes les harmoniques venues de cordes que nous préférions ignorer : Des pulsions de colère, de haine.
Devant l'horreur les mots manquent. Il vaudrait peut-être mieux se taire, mais les êtres humains ont besoin de « s’extérioriser », surtout s’ils ont vécu cette horreur de proche ou dans leur chair, mais aussi quand ils y ont assisté de loin en observant des écrans.
C’est la plupart du temps la colère qui s’exprime.
La langue basque (euskara) montre des signes de renouveau, pourtant menacée de disparition après les ravages de plus de trois décennies de dictature franquiste (1939-1975) qui a écrasé d’une main de fer toute manifestation nationalitaire * autre que celle de la majorité espagnole. Et le Québec n’est pas étranger à ce regain de vitalité en raison d’une coopération fructueuse avec le Pays basque (Euskadi) dès le début des années 1980, des échanges économiques et culturels qui se poursuivent toujours, principalement autour de l’enjeu linguistique.

