• Pour expliquer l’irruption des Houthis du Yémen dans l’actualité internationale, une partie de nos médias se contentent d’invoquer un axe géostratégique chiite manipulé par l’Iran qui va du Hezbollah libanais aux chiites yéménites en passant par le régime du dictateur syrien Bachar el-Assad et les milices irakiennes inféodées à Téhéran. Le ciment de tout cela serait l’appartenance à une religion unique, le chiisme. Faux départ. Il faut déboulonner un mythe, tous ces pays ne partagent pas la même religion.

  • Cet article ne doit pas être interprété comme une exonération du Hamas et du Jihad islamique. Les exactions de leurs miliciens, prises d’otages, massacres de civils, utilisations de boucliers humains, viols et exécutions extrajudiciaires constituent d’incontestables crimes en droit international.

    La Charte des Nations unies reconnaît « le droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective, dans le cas où un membre des Nations Unies est l’objet d’une agression armée »[1]. Israël avait donc parfaitement le droit de répliquer militairement au pogrom du 7 octobre. Cela ne lui permet pas toutefois de faire n’importe quoi.

  • Le sprint vers la Maison-Blanche commence par un faux départ. Habituellement et officiellement, les caucus de l’Iowa et les primaires du New Hampshire ouvrent la longue marche vers les conventions républicaine et démocrate de l’été suivant. Ce ne sera pas le cas cette année.

  • A grandes males, grandes remedios. Depuis son entrée au palais présidentiel salvadorien le 1er juin 2019, Nayib Bukele, a pris le taureau par les cornes pour s’attaquer à l’insécurité qui faisait du plus petit État d’Amérique centrale l’un des plus violents de la planète. Oui, lui ont dit la grande majorité de ses habitants : aux grands maux les grands remèdes !

  • Quoi de plus plaisant que de commencer l’année, les mains dans les poches, en frottant l’oreille de Charles III ?

    Le profil gauche de Sa Gracieuse Majesté (SGM), roi du Canada, orne les nouvelles pièces de cinq, 10, 25 et 50 cents, de même que celles de un et de deux dollars frappées par la Monnaie royale canadienne (MRC) depuis le 14 novembre dernier, jour de son 75e anniversaire de naissance.

  • La récente conférence des Nations Unies sur le climat qui se déroulait à Dubai passera à l’histoire comme celle où l’industrie pétrolière a tout fait pour faire dérailler 30 ans de consensus scientifiques et d’avancées politiques pour sauver la planète bleue. En invitant le monde au pays de l’or noir, elle a pratiquement réussi son coup.

  • On s’inquiète à bon droit du gonflement de la dette canadienne qui s’établit à la coquette somme de 1216 milliards cette année. Avec les déficits anticipés, elle atteindra 1344 milliards en 2028. 

    Énooorrme, clament beaucoup d’observateurs, surtout dans un contexte où les taux d’intérêts sont désormais élevés. De la petite monnaie malgré tout, peut-on répliquer, si on la compare à la dette de nos voisins du Sud. 

  • Qu’adviendra-t-il de Gaza en ruine une fois que les Israéliens seront revenus de leur rage et de leur soif de vengeance ? Les leçons de l’histoire ne sont malheureusement pas très prometteuses. En 1947, l’ONU avait prévu la partition de la Palestine britannique en deux États, mais le rejet de la formule autant par les sionistes que par les nations arabes se termine par la victoire totale d’Israël l’année suivante. Pour les Palestiniens, c’est la « Nakba », la catastrophe. Le territoire de Gaza, qui avait été conquis par l’Égypte, devient la terre de refuge des Arabes de toute la région côtière et plus loin. Aux 80 000 habitants d’avant la guerre s’ajoutent plus de 200 000 réfugiés. La misère s’installe, pour longtemps.

  • Il y a des mots pipés, à prendre avec des pincettes ou à jeter aux orties. Terrorisme fait partie du lot. Dans la couverture du massacre du 7 octobre et de la guerre à Gaza, l’Agence France-Presse marche sur des œufs et refuse de coller au Hamas les dix lettres qui déchaînent passion et colère. Résultat : l’AFP est dans un champ de mines lexical.

  • Un an après l’euphorisante victoire de l’Albiceleste à la Coupe du Monde de soccer (football) au Qatar, les Argentins déchantent. Les élections de novembre dernier ont sacré l’économiste Javier Milei, autoproclamé anarcho-capitaliste,   président de l’Argentine, fonction qu’il occupe désormais officiellement. Une victoire électorale à la fois étonnante, pour ce nouveau venu en politique, assortie d’une cuisante défaite pour le parti péroniste au pouvoir depuis quatre ans. Tentons une explication de cette victoire de l’ultra-droite et essayons de dégager quelques perspectives d’avenir pour ce pays meurtri.