Petite révolution au Parlement espagnol, les trois langues minoritaires du pays, le basque, le galicien et le catalan ont été utilisés pour la première fois le 19 septembre dernier[1]. Le président du gouvernement sortant, Pedro Sánchez, a livré aux indépendantistes catalans le préalable qu’ils exigeaient à toute négociation sur un appui de leurs 14 députés qui permettrait aux socialistes de franchir la barre fatidique des 176 voix et de rester au pouvoir à Madrid.
L’Argentine semble au bord du précipice économique. Avec une inflation annuelle de 100 %, rien ne va plus et on songe au pire. Pour tenter d’y voir plus clair, je me suis entretenu le 7 octobre dernier avec Pablo Ernesto Perez, économiste et sociologue, chercheur au CONICET (Consejo Nacional de Investigaciones Científicas y Técnicas) de La Plata, non loin de Buenos Aires. M. Perez était de passage au Québec pour participer à une série de colloques en lien avec ses travaux. Nous l’avons rencontré en Estrie.
Du dernier sommet de Johanesburg où étaient réunis le mois dernier le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud (le BRICS), la presse occidentale a fait beaucoup état de l’élargissement de ce groupe, de plus en plus formalisé qui se veut un contrepoids au G-7.
Le cinq de ce mois Volodymyr Zelensky vient d’admettre ce qui, au fil des jours devenait évident : la contre-offensive ukrainienne est bloquée par le système de défense russe. C’est, semble-t-il, la première ratée stratégique d’une armée qui avait réussi à contrer l’assaut sur Kiev puis avait stupéfié le monde en menant une première contre-offensive victorieuse, il y a exactement un an.
Pendant la campagne référendaire sur le Brexit, puis lors des négociations qui se sont ensuivies, les Brexiters répétaient à qui voulait l’entendre que l’immigration, et l’immigration clandestine en particulier, menaçaient le Royaume-Uni.
La France a le tournis. Mali, Guinée, Burkina Faso, Niger, Gabon … À chaque coup d’État, la réaction de l’ancienne puissance colonisatrice est la même : « Paris suit avec la plus grande attention » la situation dans ces cinq pays. Et après ?
Juristes et spécialistes, partisans et opposants vont supputer sur l’issue des nombreux éventuels procès de Donald Trump. Et supporter l’affront à la décence qui va sans doute s’ensuivre.
Donald Trump aussi a droit à la présomption d’innocence.
Mais quoiqu’il en pense, ou quoique qui que ce soit en pense, ce n’est pas d’abord sa personne qui est en jeu devant la magistrature ou, même, devant l’électorat.
Bien avant la prise du quartier général de l’armée russe à Rostov-sur-le-Don, Wagner, milice fantôme, dont Vladimir Poutine niait l’existence, avait fait couler assez de sang pour être dans le viseur les médias occidentaux.
L’insurrection avortée du groupe Wagner et de son chef Evguéni Prigogine en Russie a eu pour effet de braquer les projecteurs sur le recours aux mercenaires dans les conflits armés.
Cette pratique n’est pas nouvelle. Elle est peut-être aussi vieille que l’invention des États et des conflits entre ces derniers. Ce n’est pas impossible puisqu’un mercenaire, c’est essentiellement une personne qui est spécialement recrutée pour combattre dans un conflit armé, essentiellement en vue d’obtenir une rémunération, et qui n’est ni un ressortissant ni un membre des forces armées d’une partie au conflit.
Déjà vu ! Les Américains adorent cette expression frenchie. Le 30 juin, ils ont réintégré l’UNESCO qu’ils avaient quitté cinq ans plus tôt sous la présidence de Donald Trump. Ce n’était pas la première fois qu’ils claquaient la porte à l’instance onusienne. Une sensation de déjà-vu, vraiment …

