• De tout temps, épousant la nature même de ce segment de l’activité humaine qu’est le tourisme, les types de voyageurs se sont avérés multiples. Mais les modes de vie en perpétuel mouvement engendrent aussi leurs propres modèles qui collent aux changements de l’heure. Parmi les tendances qui se dessinent pour 2024, et assurément à plus long terme, se classe le « voyageur caméléon », selon les résultats d’un sondage effectué auprès de 1000 Québécois par la Chaire de tourisme Transat-UQAM, dévoilés il y a quelques jours. Dégageons quelques grandes orientations.

  • Depuis quelques décennies, on a vu se créer sous l’égide de l’ONU des instances dont la mission était – apparemment – de préserver l’écosystème de la Terre. Puis par une sorte de hasard sémantique est apparu une expression qu’aujourd’hui on ne peut qualifier que d’oxymoron : développement durable. Une expression qui a servi à tous ceux qui, sous couvert de « sauver » l’environnement, ont attiré l’attention sur leur personne (exceptionnelle), leurs actions (imaginaires) leurs programmes (abstraits), alors que le saccage de la planète se poursuivait rondement, impunément. Une (triste) épopée que raconte Fabrice Nicolino, dans Le grand sabotage climatique (Les Liens Qui Libèrent, Paris, 2023, 349 pages).

  • Depuis quelques années déjà, février est devenu, de ce côté-ci de l’Atlantique du moins, le Mois de l’histoire des Noirs. C’est l’occasion de rappeler les nombreuses actions des membres de la communauté afrodescendante qui ont contribué à façonner pour le mieux le monde dans lequel nous vivons. Mais l’histoire que nous raconte Châtiment n’a rien de glorieux, bien au contraire. Le livre de Percival Everett fait plutôt écho aux vies détruites de ces milliers de personnes qu’on a lynchées — un peu partout à travers les États-Unis mais surtout dans le «Deep South» — à cause de la couleur de leur peau. C’est un roman improbable parce qu’il est à la fois terrifiant et délirant d’humour … noir. Attachez vos ceintures.

  • Je suis allé voir Ru au cinéma Star Cité, dans l’est de Montréal, à l’ombre du stade Olympique et Ferrari au Cinéplex Forum, dans l’ouest, avec dans le hall d’entrée la statue en bronze du mythique Maurice Richard.

    Ce sont de belles salles, un peu fanées mais confortables et aux antipodes l’une de l’autre comme les films que j’y ai vus.

    En même temps ces deux films, aux sujets et thèmes si différents, ont quelque chose en commun : une certaine incapacité à tendre vers le sublime.

  • On discourt beaucoup ces temps-ci sur l’intelligence artificielle, ses vertus et surtout les craintes qu’elle suscite. Des simples travaux scolaires jusqu’à la géopolitique de l’IA, on s’attarde longuement sur la pertinence, l’exactitude ou encore l’efficacité du contenu sémantique que ces technologies peuvent générer. Mais les algorithmes nous plongent déjà tous dans une révolution troublante, celle de l’image.

  • Cet article ne doit pas être interprété comme une exonération du Hamas et du Jihad islamique. Les exactions de leurs miliciens, prises d’otages, massacres de civils, utilisations de boucliers humains, viols et exécutions extrajudiciaires constituent d’incontestables crimes en droit international.

    La Charte des Nations unies reconnaît « le droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective, dans le cas où un membre des Nations Unies est l’objet d’une agression armée »[1]. Israël avait donc parfaitement le droit de répliquer militairement au pogrom du 7 octobre. Cela ne lui permet pas toutefois de faire n’importe quoi.

  • Le sprint vers la Maison-Blanche commence par un faux départ. Habituellement et officiellement, les caucus de l’Iowa et les primaires du New Hampshire ouvrent la longue marche vers les conventions républicaine et démocrate de l’été suivant. Ce ne sera pas le cas cette année.

  • A grandes males, grandes remedios. Depuis son entrée au palais présidentiel salvadorien le 1er juin 2019, Nayib Bukele, a pris le taureau par les cornes pour s’attaquer à l’insécurité qui faisait du plus petit État d’Amérique centrale l’un des plus violents de la planète. Oui, lui ont dit la grande majorité de ses habitants : aux grands maux les grands remèdes !

  • Quoi de plus plaisant que de commencer l’année, les mains dans les poches, en frottant l’oreille de Charles III ?

    Le profil gauche de Sa Gracieuse Majesté (SGM), roi du Canada, orne les nouvelles pièces de cinq, 10, 25 et 50 cents, de même que celles de un et de deux dollars frappées par la Monnaie royale canadienne (MRC) depuis le 14 novembre dernier, jour de son 75e anniversaire de naissance.