Lorsque le président Emmanuel Macron a commandé le 9 juin dernier la dissolution de l’Assemblée nationale au terme d’une journée douloureuse pour son camp et la gauche dans son ensemble, le Rassemblement national (RN) ayant récolté plus de 30 % des votes lors des élections européennes, il avait justifié son geste en avançant que la vie politique du pays exigeait de la clarification.
On parle volontiers de demi-siècles, mais on se réfère rarement aux quarts de siècles. Pourtant ce premier quart du vingt et unième siècle est sur le point d’avoir vécu. Il aura connu : les attentats du World Trade Center, une brusque résurgence de l’affrontement entre l’Occident et une Russie cette fois activement appuyée par une Chine riche et puissante, une pandémie qui a mis le monde à l’arrêt pendant presque deux ans. Une agression armée qui se transforme en guerre en Ukraine et implique l’Occident par le jeu des alliances.
Dans un effort concerté, les banquiers centraux ont fait grimper en chandelle les taux d’intérêt afin de repousser les assauts inflationnistes qui ont suivi la récession liée à la pandémie de Covid 19. L’offensive a fait mal à un peu tout le monde, mais la montée des prix a été freinée, tout en demeurant tenace, voire coriace dans quelques pays. Mince consolation pour les emprunteurs, le loyer de l’argent va dégonfler un tantinet.
Les peuples autochtones au Canada viennent de marquer des points dans leur bataille pour la reconnaissance de leurs droits. Deux jugements récents sont venus coup sur coup donner un nouvel élan à leurs revendications sur le plan juridique. En février dernier, la Cour suprême du Canada a déclaré constitutionnelle une loi fédérale qui accorde aux Premières Nations, aux Inuits et aux Métis le droit à l’autonomie gouvernementale dans le domaine des services à l’enfance et à la famille.
Les élections récentes - et peut-être en sera-t-il ainsi lors des prochaines, aux États-Unis par exemple - dans les pays démocratiques indiquent une volonté de changement, née la plupart du temps d’un ras-le-bol à l’égard des gouvernements sortants. Changement pour le changement ? Il y a peut-être un peu de cela, mais ce serait un peu court, pour ne pas dire démagogique, de prétendre que « le problème c’est le système ». Prenons le cas du Royaume-Uni, où le Parti conservateur (on dit aussi les tories) s’est effondré après 14 ans au pouvoir et où les travaillistes (le Labour Party) ont réussi un retour qu’on a qualifié de « spectaculaire » même s’il était prévisible depuis des mois, voire des années.
Valérian Mazataud Baiterek, Kazakhstan, septembre 2023. Une troupe de danseurs traditionnels ouïghours dans le village de Baiterek, en banlieue d’Almaty, Kazakhstan, prend une pause entre deux numéros de danse et de musique. Environ 200 000 Ouïghours, une minorité musulmane, vivent — en toute sécurité — dans le sud-est du Kazakhstan, à proximité de la région
Lâchera-t-il ? Restera-t-il ? Devrait-il lâcher ? Devrait-il rester ? Tout a été dit et écrit sur la candidature de Joe Biden. Tout et son contraire. Ou presque …
Fracturés politiquement, les États-Unis le seront encore plus avec la décision le 1er juillet de la Cour suprême, à majorité conservatrice, d’accorder une immunité partielle à Donald Trump concernant son procès fédéral pour tentative d’inverser illégalement les résultats de l’élection de 2020. Pour la juge dissidente Sonia Sotomayor, cette décision fera d’un président « un roi au-dessus des lois ». Elle est loin d’être la seule à s’inquiéter pour la démocratie américaine minée par l’hyper-partisanerie.
Les combats qui sévissent dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) depuis deux ans et qui ont redoublé d’intensité au cours des derniers mois ont forcé plus d'un million de civils à fuir, portant à 5,7 millions le nombre de personnes déplacées dans ce pays.

