• En février dernier un journaliste, Uri Friedman, s’interrogeait dans le magazine Atlantic sur les modalités et la date d’une éventuelle fin de la guerre en Ukraine. Tout en reconnaissant la vanité de l’entreprise il postulait quand même que c’est parfois en posant des questions impossibles qu’on peut arriver à comprendre ce qui est possible.

  • Une autre guerre en Europe. Cette fois au XXIe siècle. Depuis un an, en plein cœur du continent, l’Ukraine souffre, saigne et résiste. Стійкість. Résilience est désormais un mot ukrainien, incarné tous les jours par Volodymyr Zelensky, l’ancien acteur devenu président, qui dès les premières heures de l’invasion russe répondit nii (non) aux Américains voulant l’évacuer et le placer en sécurité. « Le combat est ici. J’ai besoin de munitions, pas d’un taxi. »

  • Drôle de guerre. Elle a tout d’abord refusé de dire son nom, le président russe imposant à ses compatriotes le terme opération spéciale sous peine de prison. Elle a également tenté de dissimuler son objectif. Poutine parlant d’une opération de dénazification de ce pays qui avait pourtant élu un président juif.

  • Quand Paul McCartney a esquissé une première fois sa chanson When I’m sixty-four, à la fin des années cinquante, il ne se doutait pas que ce jeune âge créerait pareil tollé en France, quelque soixante-quatre ans plus tard.

  • Chaque troisième lundi de septembre tout s’arrête au Japon. Keiro no Hi est une journée fériée en l’honneur des personnes âgées. Et lorsqu’elles prennent leur retraite c’est un peu un deuil, une « petite mort » pour ces bourreaux de travail qui occupent souvent un emploi au-delà de 70 ans. Un record mondial.

  • La première puissance militaire du monde qui se fait passer des ballons-espions par la Chine à quelque 20 kilomètres d’altitude. Plus de deux fois la hauteur du mont Everest. Et pas de minces intrusions. L’une d’elles a traversé le continent pendant plusieurs jours. Tout laisse croire à une bande d’amateurs, mais il n’en est rien. Ce sont plutôt de simples civils américains qui ont joué un tour au Pentagone en révélant l’affaire.

  • On n’a jamais autant parlé de chasseurs aériens que maintenant. L’agression russe en Ukraine et les demandes incessantes de son président aux alliés pour en obtenir ont remis à l’avant-plan la nécessité pour les États de disposer d’avions de combat modernes, rapides et souples pour faire respecter, défendre leur espace aérien. Un contexte qui a sans doute contribué, fin mars 2022, à accélérer les négociations avec le constructeur américain Lockheed Martin pour l’achat de chasseurs furtifs F-35A, pour le meilleur … et pour le pire.

  • Le 7 février dernier, le Congrès des États-Unis a été le théâtre de la pièce qui s’y joue année après année sous le titre Le Discours sur l'état de l’Union. Comme c’est toujours le cas, les travées du lieu étaient occupées par les élus des deux partis attendant l’arrivée du président Joe Biden. Au milieu d’entre eux et de leurs conciliabules, une scène inusitée a retenu l’attention car elle révélait une sévère opposition entre deux républicains : le sénateur Mitt Romney et le représentant George Santos.

  • Sans poncho ni sombrero, le premier ministre Justin Trudeau s’est rendu à Mexico les 9, 10 et 11 janvier où il été accueilli par le président Andrés Manuel López Obrador (AMLO). Le 10e Sommet des leaders nord-américains s’est conclu sans rapprochement particulier entre le Canada et le Mexique, hormis la signature d’un protocole d’entente portant sur les droits des peuples autochtones. Après un tête-à-tête d’un quart d’heure, suivi d’une réunion entre des équipes ministérielles des pays co-présidée par les deux chefs de gouvernements, M. Trudeau est reparti pour le Canada quasi incognito.

  • Tremblement politique au Pérou en décembre dernier. Le président de gauche Pedro Castillo soupçonné de corruption et accusé de rébellion après une tentative manquée de putsch est emprisonné. En six ans, ce pays andin a connu six chefs d’État. Ces crises politiques à répétition font ressortir ceci : plus d’une trentaine d’années après la fin des dictatures au sud du Rio Grande, la démocratie, sociale surtout, a du mal à prendre racine.