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Le génocide canadien

Certains habitués des réseaux sociaux pestent régulièrement contre les excuses présentées aux autochtones au nom de nos ancêtres par des politiciens, des élus municipaux ou des institutions publiques. Comme cette phrase en exergue d’un site fédéral : « Le Conseil des arts du Canada reconnaît que ses bureaux, à Ottawa, sont situés sur le territoire non cédé de la Nation algonquine anishinaabe, présente en ces lieux depuis des temps immémoriaux. » Il y a trois ans, le correspondant Christian Rioux dénonçait dans Le Devoir une manie de la repentance à propos du « pèlerinage pénitentiel » au Canada de feu le pape François, « un an à peine après la “découverte” par géoradar d’un présumé cimetière secret près de l’ancien pensionnat des Oblats de la réserve de Kamloops, en Colombie-Britannique ».

Par |juillet 2025|Canada|0 Commentaire

Tricher dans la ville du péché, quoi de plus naturel !

De tout temps, le dopage a été omniprésent dans le monde du sport. Dans l’Antiquité on vantait les mérites de la viande crue, puis la pharmacopée a pris ses quartiers dans les organismes de certains des plus grands athlètes de l’histoire. Puis, pour se donner une certaine vertu et devenir les protecteurs du sport moderne on a créé une Agence mondiale antidopage (AMA) qui devait être le gendarme de la planète sportive. Force est de constater, que les billets d’infraction ne sont pas vraiment proportionnels au nombre des délits.

Par |juillet 2025|Sports|0 Commentaire

La photographie du mois (Juillet 2025)

25 septembre 2012. La Jordanie a accueilli plus d’un million de Syriens pendant la guerre civile. La famille Hachiblak (nom d'emprunt) avait trouvé refuge à Mafraq, dans le nord du royaume hachémite. Après quelques semaines passées dans le camp de Zaatari, la mère, veuve, a profité d'un trou dans la clôture pour fuir vers la ville avec ses huit enfants, refusant d'être retenue au camp. Pour subvenir aux besoins de la famille, deux des garçons ont dû travailler au marché noir, notamment comme cueilleurs de légumes dans les fermes. Souvent cantonnés à des emplois précaires, les réfugiés syriens en Jordanie demeurent un des groupes les plus marginalisés  : près de la moitié d’entre eux vivent en dessous du seuil de pauvreté absolue et 77 % de ceux vivant dans les communautés d’accueil (hors des camps) sont en situation d’insécurité alimentaire, selon le Haut-commissariat aux réfugiés. Plus de 100 000 Syriens sont retournés chez eux depuis la fin du régime de Bachar al-Assad, le 8 décembre 2024.

Par |juillet 2025|Photographies|0 Commentaire

Où est le jazz ? Ici et là !

Dans les jours antérieurs au coup d’envoi du Festival international de jazz de Montréal (FIJM) comme durant son déroulement, certains médias et diverses voix se sont demandés où était passé le jazz ? La réponse est toute simple : il est toujours là, mais pas là où certains ont la prétention de le proposer, voire, puisque l’impolitesse les singularise, de le défendre. En clair, à la lecture du programme du récent FIJM un constat s’impose :  la place accordée à l’art développé par Duke Ellington et consort est celle dite de la portion congrue. Bref, trois fois rien, comme l’a chuchoté notre grand ami Jacques II de Chabannes de La Palice.

Par |juillet 2025|Jazz|0 Commentaire

Propos sur la condition inhumaine

Sans pareil ! Ce sont les mots qui surgissent quand s’achève la lecture de Auschwitz : une monographie de l’humain. Sans pareil ! Parce qu’ici le lecteur est mis en présence de moments de vie de tous les jours dans l’enfer de ce camp – devenu célèbre pour de si mauvaises raisons. Des instantanés de survie que Piotr M. A. Cywinski, historien et directeur du musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, a su patiemment rassembler pour que passé l’horreur se profile une humanité que jamais la bestialité n’a étouffée.

Par |juillet 2025|Livres|0 Commentaire

Le droit de tout faire

La tendance est de plus en plus marquée : l’état de droit semble d’abord se décliner selon les humeurs de ceux qui détiennent le «gros bout du bâton» et qui se permettent de faire ce qu’ils veulent. Littéralement. On en a presque pris l’habitude depuis qu’un certain politicien s’amuse à ridiculiser les institutions qui l’ont porté au pouvoir, mais on s’y fait quand même difficilement. Surtout quand l’arbitraire est synonyme de soumission, d’obéissance aveugle, d’arrestations illégales sinon d’enlèvements et même de déportation aux antipodes ou ailleurs. C’est un peu ce qui se passe ici, dans cet étonnant premier roman qui se déroule à Windsor près de la frontière américaine, alors que cette tendance prend la forme d’une intervention clandestine arborant des airs de vérité particulièrement troublants …

Par |juillet 2025|Polar & Société|0 Commentaire

« Mon gâteau préféré » : un fabuleux rebondissement !

C’est en lisant Plot Twist l’édition hebdomadaire en ligne de The Economist consacrée à la culture que j’ai appris l’existence de Mon gâteau préféré, l’extraordinaire film iranien qui vient de prendre l’affiche à Montréal. Et il y a tout un « plot twist »  — un rebondissement — fabuleusement ingénieux, inventif dans ce film.  C’est ce qui m’a enthousiasmé et qui m’a poussé à le raconter à mes amis en soulignant avec force ce rebondissement qui est hallucinant d’imagination et de vérité et qui révèle le grand talent de conteurs des deux scénaristes/réalisateurs : Maryam Mokadam et Behtash  Sanaeeha.

Par |juillet 2025|Cinéma|0 Commentaire

L’université dans la tourmente

L’administration Trump cherche en ce moment à mettre au pas les universités américaines et en particulier Harvard, la plus prestigieuse de toutes, à qui elle veut interdire d’accueillir de nouveaux étudiants internationaux, histoire de lui couper les vivres, du moins en partie. Pendant ce temps, au Québec et au Canada, collèges et universités sont confrontés à une nouvelle réalité : la réduction substantielle des entrées d’étudiants étrangers. Une décision dont on commence à peine à mesurer les répercussions.

Par |juin 2025|Canada, Québec|0 Commentaire

La récession à nos portes

Le mot en R est presque aussi tabou dans les milieux économiques et politiques que celui en N dans le monde de la rectitude. On évoque plutôt un ralentissement à prévoir dans un contexte de guerre commerciale et on souligne à grands traits les mesures de relance, les réformes structurelles pour assurer la croissance de demain ou plutôt d’après-demain. Pourtant, il ne faut pas hésiter à appeler un chat un chat quand vient le temps de décrire la période morose dans laquelle nous sommes entrés.

Par |juin 2025|Économie, Canada, International|0 Commentaire

La grenade et la main tendue

L’histoire toute récente de la politique migratoire imposée par Trump et ses  affidés, Stephen Miller en tête, s’est déployée comme jamais auparavant à l’enseigne du flux tendu. Tous les gestes posés ces derniers jours ont un objectif : aiguiser la violence entre le fédéral et les États, entre les blancs et les «bronzés ». Un dossier si délicat qu’il commande avant tout la déclinaison de sa chronologie.

Par |juin 2025|International|0 Commentaire

Trump-Musk dans la « banque de la colère »

Peter Sloderjik est moins connu que Donald Trump et Elon Musk. Et pourtant … Le philosophe et essayiste allemand aime rappeler une évidence. Dans la gestion des émotions, moteur de toutes nos actions, l’on finit souvent par se retrouver devant ce qu’il appelle la « banque de la colère ». Le président le plus puissant de la planète et l’homme le plus riche du monde y sont enfermés à double tour depuis le 5 juin.

Par |juin 2025|International|0 Commentaire
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