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Le Québec et la protection de la jeunesse autochtone
On a beaucoup parlé des ravages causés par les écoles résidentielles qui ont soustrait des cohortes d’enfants autochtones à leur communauté et à leur culture. Traumatisés par les rafles des années 1960 et 1970, les autochtones en ont assez de perdre leurs enfants. Plusieurs groupes ont commencé à définir leurs solutions de remplacement de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).
Des votes ethniques
«L’’argent ... puis des votes ethniques » ont causé la défaite du « oui » au référendum d’octobre 1995 sur la souveraineté du Québec. Trente ans plus tard, les propos du premier ministre québécois d’alors sont politiquement gravés sur sa pierre tombale. Tout le monde n’y lit pas la même chose.
Elle vacille, mais ne s’éteint pas
Urticaire politique pour les uns, mirage pour les autres, urgence pour certains, si ce n’est une question de survie, diront tout simplement ceux qui désespèrent d’un pays. Ainsi en est-il de l’indépendance du Québec, une idée qui ne semble pas vouloir s’éteindre. Elle que l’on croyait à jamais dans les limbes depuis le référendum de 1995, voilà qu’elle se ravive à un an d’une prochaine élection provinciale. Or depuis le surgissement de cette perspective politique dans la société canadienne-française de la fin du XIXe siècle, quels contours a-t-on donnés à cette idée qui colle à l’histoire du Québec comme le sparadrap aux doigts du capitaine Haddock dans L’Affaire Tournesol ?
À l’aube d’une population mondialisée
L’immigration devient un outil politique un peu partout en Occident. Les mouvements de population créés par les guerres et les dérèglements climatiques s’aggravent et représentent un des grands défis sociaux du présent siècle. C’est un enjeu socio-économique clivant auquel le Québec ne peut échapper malgré les défis particuliers de la francisation. Pour les « natalistes », le faible nombre de naissances, voire l’hiver démographique, commande une ouverture maîtrisée des frontières afin de maintenir la capacité de l’État à offrir un panier de services à la population vieillissante de son territoire.
Quand la démocratie prend un coup de vieux
C’est une implacable réalité : les jeunes boudent les urnes, ceux qui l’ont été répondent massivement présents aux rendez-vous électoraux. Alors, l’inévitable question se pose : la présence de plus en plus marquante des papy-boomers dans le paysage politique occidental est-elle en train de transformer les rouages de la démocratie ?
George Cables : le passe-muraille
Le 19 septembre dernier de la scène du Smoke Jazz Club de New York, le saxophoniste ténor Craig Handy a ciselé comme à son habitude des notes robustes. Celles qu’il souffle sans l’ombre d’une hésitation. Handy est de l’école Charles Mingus. À ses côtés, il y avait le contrebassiste Essiet Essiet et le batteur Jerome Jennings qui faisaient ce qu’il se doit. Mais encore ? Assurer la solidité de l’architecture musicale.
François Legault joue son va-tout
Le gouvernement de François Legault amorce la dernière année de son deuxième mandat avec plusieurs boulets à son pied, empêtré dans le fiasco SAAQclic, la nouvelle plateforme numérique de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) dont la mise en place a tourné au cauchemar en plus d’entraîner des dépassements de coûts estimés à ce jour à un demi-milliard de dollars. Et c’est sans compter l’échec du projet Northvolt, la saga du troisième lien, la crise du logement, des restrictions budgétaires qui font mal, surtout en éducation, et un réseau de la santé qui continue de s’enliser malgré la création d’une super agence censée remettre le train sur ses rails.
Le géant canadien aux pieds d’argile
La guerre commerciale que livrent les États-Unis au reste du monde met à risque un fleuron de l’industrie manufacturière canadienne. Ce n’est pas tant le bois-d’œuvre, ni l’aluminium, l’acier ou le cuivre qui risquent de pâtir, même si ces secteurs souffrent des tarifs douaniers imposés par le président Donald Trump. C’est avant tout l’industrie automobile qui est menacée de panne sèche. L’abandon du rêve Northvolt par Québec ne doit pas éclipser le véritable enjeu de l’offensive américaine: concentrer davantage aux États-Unis la fabrication des véhicules qui roulent sur les routes de l’Oncle Sam.
Les Canadair ou le génie aéronautique négligé
La planète brûle. La saison des feux de forêt 2025 sera aussi inscrite dans le livre des records infernaux. Si le Québec a été relativement épargné cet été, d’autres provinces, d’ouest en est, ont été débordées par plus de 5000 incendies jusqu’à maintenant. Mêmes extrêmes en Europe où, là aussi, les ressources ne suffisent plus. On a besoin d’avions citernes, les fameux Canadair, mais nous sommes incapables de les leur fournir. Une autre histoire de génie aéronautique canadien négligé, quand ce n’est pas abandonné.
Ukraine : la guerre qui use, mais qui dure
Personne n’a jamais cru que la guerre en Ukraine allait prendre fin 24 heures après la prestation de serment de Donald Trump, ni même un mois après. Selon toute vraisemblance, on en est encore loin huit mois après la deuxième « inauguration » du président américain. On assiste à une guerre d’usure particulièrement sauvage, doublée d’une pantalonnade itinérante qui se déplace entre Washington et Moscou en passant par Anchorage et, plus récemment, par Pékin.
Faits saillants : la Russie
L ors d’une allocution télévisée le 25 décembre 2005, Vladimir Poutine avait formulé une phrase ayant eu un retentissement prononcé aux quatre coins de la planète: « La chute de l’URSS a été la plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle. » Outre la nostalgie que le maître du Kremlin révélait alors pour la mécanique totalitaire ciselée par Joseph Staline, il confirmait que l’inclination impériale demeurait l’ADN de la Russie éternelle.
Les gros chars
Pour freiner sa chute de popularité, le premier ministre Legault envisage de faire un cadeau à une partie de l’électorat : prendre de l’argent de tous les contribuables pour en donner à ceux qui conduisent une auto à essence. C’est ainsi : le seul outil que possède un gouvernement provincial pour influer sur le prix à la pompe est sa taxe : quand il l’augmente, le prix monte; s’il veut que le prix diminue, il doit la baisser.
Une histoire de robot
Si vous avez téléphoné récemment à une certaine agence gouvernementale pour obtenir un renseignement, une voix (probablement de synthèse) vous a répondu à peu près ceci : « Aucun agent n’est présentement disponible. Vous pouvez utiliser nos services automatisés pour […] Pour plus de détails, vous pouvez contacter notre robot conversationnel alimenté par l’intelligence artificielle. »
Populisme : « Le Japon d’abord ! »
Avec l’annonce de la démission dimanche le 7 septembre du premier ministre Shigeru Ishiba, le Japon est plongé dans une « profonde incertitude politique » (New York Times). Il était en fonction depuis moins d’un an. En juillet, sa formation avait perdu la majorité absolue dans les deux chambres du Parlement et l’un des grands gagnants a été le parti d’extrême droite anti-immigration Sanseito.
















