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Des maths à l’âme
Dans les sphères éthérées de l’abstraction mathématique naviguent quelques grands esprits. Certains ont vu leur parcours couronné d’une médaille Fields, l’équivalent d’un prix Nobel. De ce nombre, l’un des plus célébrés décide un beau jour de quitter les lieux du haut savoir, davantage soucieux du mieux-être collectif que des lumières de la renommée. Loin de tout faste, les dernières années de ce renoncement se vivront en quasi-ermite. Ainsi en a-t-il été de la trajectoire d’Alexandre Grothendieck.
Une question embarrassante
À l’exception d’une certaine « opération spéciale » — amorcée il y a déjà plus de quatre ans — et d’une récente « excursion » dont on n’arrive pas encore à mesurer les impacts négatifs, deux sujets majeurs survolent l’actualité mondiale : l’aveuglement collectif devant les changements climatiques et l’omniprésence de plus en plus troublante de l’intelligence artificielle (IA). Ces deux dossiers remettent en question, chacun à sa façon, l’existence même de l’espèce humaine, ce qui n’est pas rien on en conviendra. Ils s’imposent ainsi, chaque jour un peu plus dans l’urgence de leurs retombées, comme des impératifs sérieusement catégoriques (merci Emmanuel). Ce qui nous amène à vous proposer un livre qui aborde de front ces deux menaces: Intelligence criminelle de Thomas R. Weaver. Dans ce roman apocalyptique, l’état du monde est si catastrophique et la situation climatique si désespérée … qu’on décide d’élire un régulateur suprême pour prendre les décisions qui s’imposent avant que tout explose. Êtes-vous prêts à aller jusque-là ?
Iran : la guerre à tâtons
« La guerre à tâtons », telle est l’expression formulée lors d’un entretien accordé à la télévision française par l’ex-premier ministre Dominique de Villepin pour résumer de la manière la plus succincte possible le conflit amorcé le 28 février. Il est exact que les tâtonnements, voire les contradictions, ont été légion dans la quinzaine qui a suivi. Lorsqu’on use du principe de réalité histoire de mettre en relief les désordres conséquents à l’attaque menée par les États-Unis et Israël, on retient que la somme des problèmes géopolitiques, économiques et sociaux va se conjuguer obligatoirement avec le vertige. Et ce, à court terme.
Cuba : chronique d’une mort annoncée ?
Eisenhower, Kennedy, Johnson, Nixon, Ford, Carter, Reagan, Bush père, Clinton, Bush fils, Obama, Trump Un, Biden, Trump Deux … Cuba n’a jamais été très loin des préoccupations des présidents américains. Le premier a rompu les relations avec La Havane, le deuxième a voulu renverser le régime castriste par une invasion … le onzième a misé sur la « normalisation » et le dernier fait tout pour asphyxier une fois pour toute l’économie de l’île située à quelques encablures des côtes de la Floride.
Gestion de l’offre, la vache sacrée
La gestion de l’offre de la volaille, des œufs et avant tout du lait pourrait être sacrifiée sur l’autel de la renégociation de l’Accord Canada États-Unis Mexique (ACEUM) dans le but de sauver l’industrie automobile canadienne, craignent ses plus ardents défenseurs. Sans refonte profonde, toutefois, elle va s’effondrer tôt ou tard, anticipent quelques Cassandre bien au fait des défis de l’industrie laitière. Chose certaine, le statu quo coûte cher aux consommateurs, une réforme n’est possible qu’à gros prix et son abolition entraînerait faillites d’entreprises familiales fermières et fermetures de villages. Entre plusieurs maux, comment choisir le moindre et, surtout, quel est-il ?
Un révélateur de société
Les réactions au récent jugement de la Cour suprême du Canada concernant l’admissibilité des demandeurs d’asile aux services de garde subventionnés jettent une lumière crue sur les valeurs qui guident la classe politique québécoise pour aborder un enjeu aussi sensible que l’immigration. Le 6 mars dernier, la Cour suprême du Canada a ordonné au gouvernement du Québec de permettre aux demandeurs d’asile d’avoir accès aux services de garde à contribution réduite, estimant que l’exclusion de cette catégorie de résidents en raison de leur statut migratoire viole leur droit à l’égalité.
Bonne fête ?
« The beacon on the hill », le fanal sur la butte, a été et demeure une immense illustration de la révolution américaine de 1776. Au point d’en devenir un symbole national. Dans les faits, les révolutionnaires avaient surnommé la plus haute colline de Boston « Beacon Hill» , la « butte du fanal » parce que c’est de là qu’un guetteur agitait un fanal pour lancer l’alerte d’une attaque des Anglais maudits.
Trump, mon père et moi (et les États-Unis d’Amérique)
C'est l'histoire d'un jeune homme de 19 ans qui habite avec ses parents et ses deux sœurs à Wylie, au Texas. Une famille aimante, ordinaire. Jusqu'à ce que le père, Guy, se radicalise à l'élection présidentielle de 2020. Il participera aux émeutes du Capitole et sera ensuite arrêté parce que son fils l'avait dénoncé quelques jours avant au FBI. C'est l'histoire de Jackson Reffitt et c'est aussi l'histoire de la fracture des États-Unis d'Amérique, à voir sur quelques chaînes télé sur Internet, pour approfondir le drame de ce pays.
Le retour de Zorro
Tel le célèbre Zorro, l’ancien président de la Catalogne Carles Puigdemont avait nargué les autorités espagnoles le 8 août 2024 avec une apparition éclair en plein Barcelone lors d’une manifestation indépendantiste, alors que pesait contre lui un mandat d’arrêt. Toujours sous le coup de ce même mandat, notre Zorro catalan espère maintenant quitter son exil de Waterloo et retourner librement dans son pays d’ici quelques semaines, où ses partisans lui préparent d’ores et déjà une tournée triomphale aux quatre coins de la Catalogne.
Touche pas à mes JO
En 1985, une campagne contre le racisme est née en France et a même traversé les frontières. Les plus vieux se souviendront de la fameuse main où était écrit : Touche pas à mon pote. On arborait alors fièrement son macaron lors des manifestations. Malheureusement ce slogan a encore une raison d’être. Celle de l’espoir que le racisme finisse par disparaître un jour.
Coup très dur : John Hammond Jr n’est plus
Ali Khameini est mort le 28 février ? John Hammond Jr, guitariste et chanteur du blues des campagnes également. Il avait 83 ans. Le sujet du mois … Non ! De l’année, oui de l’année, n’était pas un drôle de cas ou un paradoxe sur pieds le cœur battant la chamade, mais bien le cas le plus singulier de tous les « musicos » du « monde-mondial » dit post-moderne. Le sujet du jour était un bonhomme au physique personnifiant le grand efflanqué et qui, comme bien des bipèdes, méritent un brelan de politesses. Dans son cas, il faudrait spécifier de politesses grecques, les antiques, celles qui réclament son lot de considérations. De fait, ou plutôt en toute logique, le cas évoqué commande avant tout le recours à la généalogie. Celle qui permet d’ordonner en partie l’agenda d’une vie.
Histoire d’os *
Les « années de plomb » ont marqué l’Italie de façon indélébile, plusieurs livres le rappellent toujours. Des attentats terroristes, de droite et de gauche, ont fait là des centaines de victimes innocentes tout au long des années 1970 alors que la société italienne menaçait, presque chaque jour, d’imploser. C’est ce qui arrive, l’histoire le démontre encore, quand un pays divisé est écartelé entre des gens qui défendent d’abord un parti ou, pire, une « cause ». Encore plus quand des « puissants » se servent de ce clivage pour jouer leurs propres cartes. Notez qu’on ne fait pas allusion ici à ce qui se trame chez nos voisins du Sud, non; plutôt à un très dur roman de Davide Longo publié en français l’automne dernier au Masque et disponible en poche depuis le début du mois (Points). Une véritable leçon de trumperie (sic) et de résilience à l’heure où la bouilloire américaine menace elle aussi d’éclater.














