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Trump fou ? La suite.
Il y a un an, En-Retrait exposait un trait de caractère de Donald Trump qui s'apparentait à un trouble de personnalité pathologique, soit un narcissisme malin. La vengeance contre des personnalités s'étant opposées à lui et la persécution des migrants relevant d'un sadisme symptomatique de cette déviance. Nous nous basions sur l'analyse d'une trentaine d'experts qui avaient mis en garde les Américains sur les dangers présumés de sa santé mentale en 2017. Aujourd'hui, plus de la moitié des Américains croient que leur président n'est pas mentalement apte à la fonction !
Le roi et l’homme qui voudrait le devenir
À l’approche du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis d’Amérique, le successeur de George Washington a reçu le successeur de George III dans les ors de la Maison-Blanche. L’ironie de cette rencontre, c’est que le premier agit souvent comme un monarque absolu tandis que le second évite autant que possible de faire des gestes politiques, parce qu’il n’en a pas le droit, n’ayant jamais été élu. Autrement dit, le « président qui voudrait être roi » a reçu le roi qui plante des arbres et des légumes bio et qui s’en tient au rôle qui lui est assigné par les règles en vigueur au Royaume-Uni.
Quel avenir pour le Mali, entre forces djihadistes et rébellion touareg ?
Commencée en 2012, la guerre du Mali connaît ces dernières semaines un important regain de tension. Le 25 avril, les djihadistes du JNIM, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans. et les rebelles indépendantistes du FLA, le Front de libération de l’Azawad, ont mené une série d’attaques concertées d’une ampleur inédite contre plusieurs villes du pays. Le numéro deux du régime, le ministre de la Défense Sadio Camara, a été tué dans un attentat-suicide et la ville de Kidal, dans le nord du pays, est tombée, forçant le départ des troupes de l’armée malienne et des mercenaires russes de l’Africa Corps. D’autres massacres ont suivi ces deniers jours et la capitale, Bamako, demeure soumise à un blocus. Les groupes djihadistes attaquent les convois de marchandises, empêchant le ravitaillement de cette ville de plus de trois millions d’habitants. Des voyageurs sont bloqués sur les routes depuis plusieurs jours et des cargaisons de nourriture périssent, ne pouvant être livrées.
Le bonhomme Sept-heures
Normalement, l’équipe qui est certaine de gagner la prochaine partie a hâte de la jouer. Il y a donc quelque chose d’anormal dans l’inquiétude affirmée, voire l’hystérie affichée, par les fédéralistes à l’idée d’un prochain référendum sur une forme ou une autre de l’indépendance/souveraineté/autonomie du Québec. Ou bien ils font semblant d’avoir peur de perdre une éventuelle bataille qu’ils sont certains de gagner. Ou bien ils n’ont rien de plus à proposer que la frayeur d’une calamité qui ne surviendra pas. Dans un cas comme dans l’autre, ils omettent d’être utiles.
Les déceptions de la génération Z
L’automne dernier, trois pays pauvres, le Népal, Madagascar et le Pérou, ont vécu des révoltes de la génération Z ralliée derrière le drapeau pirate de Luffy, le héros d’un manga japonais universellement connu des moins de 30 ans. Trois révoltes qui ont entraîné la chute des dirigeants, le président Andry Rajoelina à Antananarivo, la présidente Dina Boluarte à Lima et le premier ministre Khadga Prasad Sharma Oli à Katmandou. Six mois plus tard, les lendemains qui chantent se font toujours attendre.
Votez, sinon …
Le désenchantement démocratique est grand. Tourner le dos aux urnes est une tendance lourde. À chaque rendez-vous électoral, l’expression de la souveraineté du peuple bat de l’aile dans la plupart des pays occidentaux. Les raisons sont multiples. Désengagement, perte de confiance dans les institutions politiques, civisme en panne, faible niveau d’instruction, insertion sociale difficile … ou tout simplement « « pas intéressé par la politique ». Alors ? Dans une vingtaine de pays, voter est certes un droit et un devoir civique, mais surtout une obligation. Sous peine d’amende.
De 11 à 43 ou à 41
La page couverture du site de l’APNQL le clame : il s’agit du « Collectif des Chefs des 43 Premières Nations au Québec-Labrador ». La version anglaise confirme qu’il s’agit de la « Collective Voice of the Chiefs of the 43 First Nations in Quebec-Labrador ». Et tel que précisé dans ledit document officiel : l’Assemblée des Premières Nations au Québec-Labrador « regroupe les Grand.e.s Chef.fe.s et Chef.fe.s des 43 Premières Nations au Québec-Labrador ». Le hic, le gros hic, est qu’il y a 11 Premières Nations dans ce qui est en fait plus une association qu’une assemblée qui représente ce qu’elle appelle le Q-L. Pas quarante-trois.
Le plafond de verre est seulement fêlé
En observant les avancées des luttes des femmes, on aurait pu croire que le plafond de verre était enfin sur le point de tomber. Avec sa décision de rétablir les tests de féminité, le Comité International Olympique amorce pourtant un retour au Moyen Âge. Et dire que ce mouvement est maintenant présidé par une femme.
Promenades en Géométrie
Dans «De l’esprit géométrique et l’art de persuader», un opus aujourd’hui quasiment oublié, Pascal affirmait que la géométrie « a expliqué l'art de découvrir les vérités inconnues. [Alléguant que] si l'on sait la méthode de prouver la vérité, on aura en même temps celle de la discerner, puisqu'en examinant si la preuve qu'on en donne est conforme aux règles qu'on connaît, on saura si elle est exactement démontrée ». Depuis, la géométrie a pris des chemins de traverse singuliers, dont celui qui mène à la grotte de Lascaux.
À l’américaine…
Taxes, tarifs, surtaxes, déficit, guerre commerciale … voilà la litanie qu’on entend partout sur la planète depuis que Trump-Ubu a redémarré sa grande « Pompe à Phynance ». Sans oublier non plus les fluctuations des indices et des taux de ceci ou de cela, la productivité, le profit, le rendement, le PIB et autres acronymes qui défilent à la chaîne. Tout cela relègue au second plan le drame des travailleurs étrangers pris en otage et qui font néanmoins rouler une bonne partie de l’économie du continent nord-américain. Au Québec, par exemple, nous avons tous été éclaboussés par le scandale des permis de travail «fermés». Et chez nos voisins du Sud, l’actualité permet tous les jours de constater l’omniprésence et la vie de fugitif désormais menée par les travailleurs sans papiers poursuivis par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE). C’est précisément de cela que nous parle le romancier américain Eli Cranor dans «À la chaîne», son deuxième roman traduit en français : d’un monde sans âme.
Le retour de la question nationale
Le rideau est tombé sur le règne de François Legault, premier ministre du Québec et père fondateur de la Coalition avenir Québec (CAQ), au pouvoir depuis 2018. Les rênes du gouvernement et de son parti se retrouvent entre les mains de sa successeure, Christine Fréchette, choisie au terme d’une course un brin acrimonieuse qui n’a pas soulevé beaucoup d’intérêt et surtout n’a pas empêché la CAQ de rester au plus bas dans les intentions de vote. La CAQ a donc une nouvelle tête dirigeante, et le Québec une nouvelle première ministre, la deuxième femme de l’histoire à occuper la plus haute fonction après Pauline Marois élue en 2012 à la tête d’un gouvernement minoritaire.
D’Ajax aux mollahs, retour sur la naissance de la République islamique
La délégation américaine aura donc quitté Islamabad au terme d’une seule journée de négociations sans qu’un accord ne soit conclu. Mais le cessez-le-feu est maintenu, pour le moment du moins, et tant l’Iran que les États-Unis se montrent soucieux de trouver une sortie de crise. Téhéran laisse d’ailleurs clairement entendre que de nouveaux pourparlers demeurent possibles. Une chose est sûre, Trump a beau répéter que la victoire lui est déjà acquise, « l’excursion » américaine s’est révélée beaucoup plus ardue que prévu et le régime iranien demeure en place. Les services de renseignement américains estiment même que le conflit est venu consolider le pouvoir des Gardiens de la révolution. Si un certain flou entoure la suite des choses, il est sans doute utile de se tourner vers le passé afin de jeter un regard sur les principaux événements qui ont mené à l’émergence de ce régime théocratique qu’une majorité de la population iranienne souhaite voir disparaître.
Les Pasdaran, armée d’Allah, mafia d’État
Les Guides suprêmes et les dirigeants de l’Iran se succèdent au rythme implacable des assassinats extrajudiciaires, mais au cœur du régime, une institution tient toujours tête à Trump et Netanyahu, les « Pasdaran », les Gardiens de la Révolution islamique. Qui sont leurs membres et les USA et Israël ont-ils raison de croire qu’un soulèvement populaire contre eux est possible ? J’ai rencontré mes premiers Pasdaran quinze jours après la chute, le 9 avril 2003, du régime de Saddam Hussein. Mon rôle dans la couverture radio-canadienne de cette guerre se limitait à l’aspect chi’ite du conflit. J’avais profité d’un passage à Londres quelques semaines plus tôt pour prendre langue avec des représentants du parti Al-Dawa, sympathisants d’un des principaux leaders de l’opposition irakienne, l’ayatollah Mohammed Baqir Al-Hakim, réfugié depuis deux décennies en Iran. Une fois à Téhéran où m’avait dépêché mon employeur, ces contacts m’avaient ouvert les portes de la filière chi’ite irakienne.
Le président de la 25e heure
Étrange époque que la nôtre. Voilà maintenant des mois que le monde est confronté aux fracas induits par un homme qui dirige la destinée de la puissance des puissances en jonglant avec le chaud pendant une heure avec le froid l’heure suivante. La rationalité ? Le principe de réalité ? Le droit international ? Donald Trump les a remisés au rang des fictions, des légendes, des fadaises. Étrange et de fait vertigineux. Voilà que ces jours-ci, il a récidivé. À la 25e heure, il a imprimé sur le cours de l’Histoire dont il est le principal acteur un changement de cap. Le matin du 7 avril il menaçait d’annihiler la civilisation iranienne et au soir, il annonçait qu’un accord de cessez-le-feu d’une durée de 15 jours avait été signé avec le royaume perse et Israël.
















