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Lunettes de touriste et guerre au Moyen-Orient
Comme dans la physique classique où dit-on, la position de l’observateur conditionne la description des phénomènes observés, la politique internationale peut changer drastiquement d’apparence en fonction du lieu d’où on l’observe. Point n’est besoin d’aller à Kyiv ou à La Havane pour en faire l’expérience, un simple séjour touristique dans un pays éloigné de nos référents habituels comme la Chine permet d’en être convaincu. C’est essentiellement à partir de ce pays où je viens de passer quelques semaines que j’ai pu suivre le déroulement de L’opération militaire spéciale de Donald Trump en Iran.
Ukraine et Iran : les bourbiers où deux « superpuissances » s’enlisent
La Russie est profondément enlisée dans l’aventure ukrainienne qu’elle a lancée il y a quatre ans. Au bout d’à peine plus d’un mois, on a pu en dire autant des États-Unis avec le chaos qu’ils ont semé au Moyen-Orient. Les deux conflits sont interreliés jusqu’à un certain point. En s’enlisant dans une nouvelle guerre, les États-Unis épuisent leurs réserves de certaines armes et munitions, notamment des systèmes antiaériens qui protègent Israël et les bases américaines situées dans certains pays de la région.
Le sale gosse qui veut être maître du monde
La chambre de Donald est remplie de jouets. Il n’arrive pas à choisir lequel va le distraire aujourd’hui. Les GI Joe, les avions de combat, la bataille navale, Call of duty, plus rien ne l’amuse. Quand soudain apparaît un nouveau jeu : Le Maître du monde. Les règles sont simples, conquérir le plus de territoires en ramassant au passage le plus d’argent possible. Les pays aux richesses naturelles sont les plus visés. La famille peut participer en achetant des actions dans des compagnies d’armement et ses meilleurs amis, comme Peete, vont pouvoir venir jouer avec lui au jeu vidéo. Tout cela peut paraître surréaliste, mais malheureusement la réalité finit invariablement par nous rattraper. La guerre va devenir un jeu.
Le Québec en panne
La dernière mouture du gouvernement caquiste n’y peut rien changer : le Québec traverse un passage à vide. Panne de croissance, finances publiques sans marge de manœuvre et décroissance démographique. Pour couronner le tout, un gouvernement usé et à court d’idées et de moyens susceptibles de redynamiser une société qui ne demande pourtant que ça.
L’Afrique, plaque tournante du trafic de cocaïne
Elle part du Pérou, de la Bolivie, de la Colombie, du Venezuela, transite souvent par le Brésil et traverse l’Atlantique à bord de conteneurs, de navires marchands, de bateaux de pêche et même de voiliers pour se retrouver dans les ports du Cap-Vert, du Sénégal, de la Guinée, du Sierra Leone ou encore de la Côte d’Ivoire et du Ghana. Elle « nourrit » la corruption, parfois au plus haut niveau des États, et s'accompagne aussi d'une hausse de la consommation locale. « Elle » porte un nom toxique : cocaïne !
De verglas et pétards mouillés
8 mars 2026. On prévoyait une tempête hors norme par son étendue et sa configuration atmosphérique. On anticipait des précipitations de verglas exceptionnelles. Jusqu'à 30 mm pour certaines régions, voire 40 mm localement dans les 3 à 4 prochains jours. Fiou !.. Nous aurons été quittes pour quelques petits 10 mm au sol, 20 mm tout au plus, dilués très localement. Tout de même 225 000 foyers sans électricité, mais pour quelques heures seulement. « Encore un pétard mouillé ! », claironneront les médias sociaux ainsi que certains créneaux plus officiels. Faux.
Les « Live » de Frank Morgan
Lorsqu’ici et là on dresse la liste des meilleurs enregistrements effectués en public, les live, comme on dit en « franglais » de bazar, on retrouve immanquablement le John Coltrane — Live At The Village Vanguard avec Eric Dolphy, le Charles Mingus — At Antibes avec là encore Dolphy et Booker Ervin, le saxophoniste de fer. Dans la même catégorie, celle des poids-lourds évidemment, il y a aussi Mile Davis At The Blackhawk avec Hank Mobley, le Duke Ellington — Live In Paris, Thelonious Monk —Live At The Jazz Workshop, le Bill Evans — Live At The Vanguard, Les McCann et Eddie Harris — Swiss Movement, Dexter Gordon — Homecoming, Art Pepper — Live At The Village Vanguard, The Art Ensemble of Chicago —Urban Bushmen, trois, quatre autres et puis c’est tout.
Des maths à l’âme
Dans les sphères éthérées de l’abstraction mathématique naviguent quelques grands esprits. Certains ont vu leur parcours couronné d’une médaille Fields, l’équivalent d’un prix Nobel. De ce nombre, l’un des plus célébrés décide un beau jour de quitter les lieux du haut savoir, davantage soucieux du mieux-être collectif que des lumières de la renommée. Loin de tout faste, les dernières années de ce renoncement se vivront en quasi-ermite. Ainsi en a-t-il été de la trajectoire d’Alexandre Grothendieck.
Une question embarrassante
À l’exception d’une certaine « opération spéciale » — amorcée il y a déjà plus de quatre ans — et d’une récente « excursion » dont on n’arrive pas encore à mesurer les impacts négatifs, deux sujets majeurs survolent l’actualité mondiale : l’aveuglement collectif devant les changements climatiques et l’omniprésence de plus en plus troublante de l’intelligence artificielle (IA). Ces deux dossiers remettent en question, chacun à sa façon, l’existence même de l’espèce humaine, ce qui n’est pas rien on en conviendra. Ils s’imposent ainsi, chaque jour un peu plus dans l’urgence de leurs retombées, comme des impératifs sérieusement catégoriques (merci Emmanuel). Ce qui nous amène à vous proposer un livre qui aborde de front ces deux menaces: Intelligence criminelle de Thomas R. Weaver. Dans ce roman apocalyptique, l’état du monde est si catastrophique et la situation climatique si désespérée … qu’on décide d’élire un régulateur suprême pour prendre les décisions qui s’imposent avant que tout explose. Êtes-vous prêts à aller jusque-là ?
Iran : la guerre à tâtons
« La guerre à tâtons », telle est l’expression formulée lors d’un entretien accordé à la télévision française par l’ex-premier ministre Dominique de Villepin pour résumer de la manière la plus succincte possible le conflit amorcé le 28 février. Il est exact que les tâtonnements, voire les contradictions, ont été légion dans la quinzaine qui a suivi. Lorsqu’on use du principe de réalité histoire de mettre en relief les désordres conséquents à l’attaque menée par les États-Unis et Israël, on retient que la somme des problèmes géopolitiques, économiques et sociaux va se conjuguer obligatoirement avec le vertige. Et ce, à court terme.
Cuba : chronique d’une mort annoncée ?
Eisenhower, Kennedy, Johnson, Nixon, Ford, Carter, Reagan, Bush père, Clinton, Bush fils, Obama, Trump Un, Biden, Trump Deux … Cuba n’a jamais été très loin des préoccupations des présidents américains. Le premier a rompu les relations avec La Havane, le deuxième a voulu renverser le régime castriste par une invasion … le onzième a misé sur la « normalisation » et le dernier fait tout pour asphyxier une fois pour toute l’économie de l’île située à quelques encablures des côtes de la Floride.
Gestion de l’offre, la vache sacrée
La gestion de l’offre de la volaille, des œufs et avant tout du lait pourrait être sacrifiée sur l’autel de la renégociation de l’Accord Canada États-Unis Mexique (ACEUM) dans le but de sauver l’industrie automobile canadienne, craignent ses plus ardents défenseurs. Sans refonte profonde, toutefois, elle va s’effondrer tôt ou tard, anticipent quelques Cassandre bien au fait des défis de l’industrie laitière. Chose certaine, le statu quo coûte cher aux consommateurs, une réforme n’est possible qu’à gros prix et son abolition entraînerait faillites d’entreprises familiales fermières et fermetures de villages. Entre plusieurs maux, comment choisir le moindre et, surtout, quel est-il ?
Un révélateur de société
Les réactions au récent jugement de la Cour suprême du Canada concernant l’admissibilité des demandeurs d’asile aux services de garde subventionnés jettent une lumière crue sur les valeurs qui guident la classe politique québécoise pour aborder un enjeu aussi sensible que l’immigration. Le 6 mars dernier, la Cour suprême du Canada a ordonné au gouvernement du Québec de permettre aux demandeurs d’asile d’avoir accès aux services de garde à contribution réduite, estimant que l’exclusion de cette catégorie de résidents en raison de leur statut migratoire viole leur droit à l’égalité.
Bonne fête ?
« The beacon on the hill », le fanal sur la butte, a été et demeure une immense illustration de la révolution américaine de 1776. Au point d’en devenir un symbole national. Dans les faits, les révolutionnaires avaient surnommé la plus haute colline de Boston « Beacon Hill» , la « butte du fanal » parce que c’est de là qu’un guetteur agitait un fanal pour lancer l’alerte d’une attaque des Anglais maudits.
















