Nos dernières publications
« Paul » : un objet de curiosité
Paul , c’est le dernier film du prolifique Denis Côté. La plupart des cinéastes québécois doivent attendre de trois à cinq ans et même bien plus pour faire leur long-métrage, lui, il en réalise un par année ou presque ! Il connaît bien les « tenants et aboutissants » de la production cinématographique québécoise/canadienne et sait y inscrire ses projets avec un formidable sens de la contrainte qui lui permet de créer avec ingéniosité l’adéquation nécessaire entre les exigences esthétiques, narratives et logistiques du film à faire et les moyens de production pour le réaliser.
Deux visions du Canada qui s’affrontent
Les élections fédérales du 28 avril 2025 passeront à l’histoire pour leur caractère inusité. Le Parti libéral du Canada (PLC), au pouvoir depuis près de dix ans, battant des records d’impopularité et condamné à subir une cuisante défaite, a réussi à décrocher un quatrième mandat, un exploit hors de portée il y a quelques mois à peine. Comment expliquer ces résultats surprenants sinon par l’arrivée d’un nouveau chef, Mark Carney qui a redonné au PLC une aura de crédibilité économique. Et par « l’effet Trump », c’est-à-dire le contexte inédit de guerre tarifaire avec les États-Unis et de menaces à la souveraineté du pays dans lequel s’est déroulée cette campagne électorale décidément pas comme les autres.
L’éternelle crise du logement
Difficile de se souvenir d’une élection où la « crise du logement » n’a pas été un des enjeux officiels. 2025 n’aura pas échappé à la règle, bien qu’aucun des deux partis de gouvernement ne se soit attardé à décrire en quoi consistait exactement cette fameuse crise. Pourtant ... Selon l’étude bisannuelle de la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL), 3,3 millions de personnes, soit 9,1 % de la population du Canada, ont « des besoins impérieux de logement », ce qui veut dire dans le jargon fédéral que, locataires ou propriétaires, leur logement ne correspond pas à des normes acceptables au titre de la qualité, de la taille ou du fardeau financier. Pour Ottawa, l’abordabilité doit être inférieure à 30 % du revenu avant impôt.
Les femmes boudent les conservateurs
Le Parti conservateur du Canada (PCC) peine à s’attirer le vote des femmes. Le phénomène n’est pas complètement nouveau mais il se manifeste dans la présente campagne électorale de façon beaucoup plus marquée. Plusieurs sondages réalisés par les firmes Léger, Nanos et Angus Reid, fin mars et début avril, confirment qu’il existe un écart important dans les intentions de vote entre les hommes et les femmes en vue du scrutin fédéral du 28 avril. Et c’est une constante. Les femmes sont nettement moins enclines à accorder leur confiance aux conservateurs et à leur chef Pierre Poilievre.
La guerre commerciale se concentre
Jusqu’où l’escalade douanière va-t-elle bouleverser le commerce mondial ? Seul Donald Trump semble détenir la réponse, bien que personne ne sache à coup sûr s’il en a une idée claire ou s’il fonctionne par coups de tête. L’occupant de la Maison-Blanche détient des atouts indéniables dans ce rabattage des cartes dans les échanges internationaux, mais il n’incarne pas pour autant encore le maître incontesté du jeu comme il le prétend. La veille du « Jour de la Libération », il s’est vanté devant un parterre partisan que plusieurs dirigeants lui « lèchent le cul » (1) pour négocier un arrangement bilatéral. Beaucoup même, mais pas tous. La Chine a plutôt choisi de relever le gant et de riposter. Et ça n’augure rien de bon.
La photographie du mois (Avril 2025)
Port sec de Khorgos, Kazakhstan, septembre 2023. Une vue aérienne de plusieurs centaines de véhicules électriques chinois entreposés à la gare ferroviaire de Khorgos à la frontière chinoise, où plus de 15 000 véhicules similaires sont stockés. Ces dernières années, les voitures électriques chinoises ont littéralement pris d’assaut les marchés d’Asie centrale et de Russie. À la fin 2024, le Canada rejoignait les États-Unis pour imposer des droits de douane de 100 % sur ces véhicules. Désormais entre les États-Unis et la Chine, la guerre commerciale est ouverte avec des tarifs douaniers respectifs de plus de 100 % sur l’ensemble des produits des deux pays.
Rester agile dans la tourmente douanière
Avec Donald Trump, on ne se trompe pas : chaos et incertitudes noircissent l’horizon. Pour les planificateurs financiers, et les grands argentiers des gouvernements tout particulièrement, le défi réside dans l’art de naviguer dans la tempête, d’éviter les écueils et de limiter les dégâts.
Le Torquemada de Trump : Russell Vought
Tomàs de Torquemada avait marqué l’histoire du XV e siècle en particulier et de l’histoire tout court en ayant été Inquisiteur Général d’Espagne. À ce titre, il avait imprimé sur le cours des choses, torture aidant, le culte de l’antisémitisme, la haine du musulman, du différent quel qu’il soit. Sous ses ordres, celui qui ne se soumettait pas devait être brutalisé, violenté, pour dire le moins. Russell T. Vought, directeur du très puissant Bureau de la gestion et du budget (Office of Management and Budget), en est l’héritier direct, la copie carbone.
La loi de la jungle au fond des océans
The Metals Company (TMC), une minière canadienne basée à Vancouver appelle au secours l’administration Trump pour circonvenir l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM) et extraire des nodules métallifères du fond de l’océan Pacifique en violation des règles de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.
F-35 ou la chasse au chasseur canadien
Le chaos généré par les décisions absurdes de Donald Trump a semé la panique dans bien des sphères des sociétés démocratiques. En matière de défense, le révisionnisme de l’administration MAGA et son adultère consommée avec la Russie forcent les États à revoir leur rôle et leurs priorités pour assurer leur sécurité nationale. Le Canada n’est pas en reste. Il y a même urgence sur un choix déterminant, l’avenir du chasseur furtif F-35, pour renouveler la flotte des F-18 arrivés à maturité.
Trump, pas du pain béni pour les ONG chrétiennes
Marco Rubio a confirmé le 28 mars la dissolution de facto de l’USAID. L’Agence des États-Unis pour le développement international « s’est éloignée depuis longtemps de sa mission initiale», a déclaré le secrétaire d’État américain. Depuis le 20 janvier, l’aide étrangère est gelée et ce pendant 90 jours, plongeant notamment les ONG chrétiennes américaines dans le plus grand désarroi.
La Machine
Le plus grand cerveau de l’histoire de l’humanité n’aurait pas réussi à imaginer autant de mesures que Donald Trump ne l’a fait en moins de cent jours. Tout ça ne peut pas provenir d’une seule tête, aussi grosse soit-elle. D’un coup de crayon-feutre, Trump a gracié des criminels; d’un autre, il a interdit les pailles en papier pour ramener les pailles en plastique. Dans une autre séance de photos, il a annulé des pardons que son prédécesseur avait accordés.














