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Vous avez dit « génocide blanc » ?
Ils sont Africains. Sud-Africains. Blancs. Victimes de « génocide », les portes des États-Unis leur sont grandes ouvertes. Ainsi en a décidé Donald Trump. Dix mille d’entre eux sont accueillis cette année. Combien de réfugiés venus d’ailleurs fouleront le sol américain ? Sept mille cinq cent. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En quelques mots, le New York Times titrait ceci dans son édition du 15 octobre 2025 : « Trump envisage une refonte du système d'accueil des réfugiés qui favoriserait les Blancs. »
Ukraine : l’accession au drone
L’opération militaire spéciale russe qui devait durer trois jours en Ukraine est terminée. C’est le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui le confirme devant les médias. Moscou affirme maintenant être en « guerre » contre l’Ukraine et ses alliés occidentaux. À l’origine, Vladimir Poutine et ses généraux n’avaient pas imaginé qu’une arme du pauvre allait devenir la hantise de la 2e puissance militaire du monde : le drone.
Dictatures et régimes autoritaires, un bilan déprimant
Face aux atrocités commises en Ukraine, à Gaza, en Cisjordanie occupée, au Liban, sur les deux rives du golfe Persique et ailleurs, les pays démocratiques réclament régulièrement le respect de l’État de droit. Sauf que, si on y regarde de près, près de la moitié des pays de la planète ne sont pas démocratiques. Plus exactement 89 des 193 états membres des Nations Unies sont soit des dictatures, soit des nations avec des élections de façade qui cachent des régimes autoritaires peu respectueux des libertés fondamentales.
Royaume-Uni et UE : Back to the future ?
Le Royaume-Uni aime bien les paradoxes, ce qui le porte souvent à nous surprendre. Il y a dix ans, les Britanniques avaient estomaqué à peu près tout le monde (y compris eux-mêmes à ce qu’on a pu comprendre !) en décidant de quitter l’Union européenne à laquelle ils avaient adhéré en janvier 1972. Aujourd’hui, la majorité d’entre eux regrettent ce qu’ils considèrent comme une erreur. Le paradoxe, ou l’un des paradoxes, c’est que le Reform UK domine dans les intentions de vote; en tout cas il dominait avant que son chef Nigel Farage (monsieur-Brexit-à-tout-prix) ne soit empêtré dans un scandale financier.
Bolduc, l’aventurier constant
Saxophoniste alto, compositeur, arrangeur et enseignant à McGill, Rémi Bolduc se distingue depuis des lunes indiennes par sa constance dans le sérieux. Attention ! Le bon sérieux, l’indispensable sérieux, celui qui est l’exact contraire de la fumisterie si chère aux poseurs, aux frimeurs. À ce trait de sa personnalité musicale, il faut en ajouter un autre : Mister Bolduc est un aventurier. Celui qui est comme le Capitaine Fracasse : sans peur et sans reproche. Sur ce plan, il affiche un sacré pedigree. Celui (bis) qui commande sa déclinaison. Allons-y.
Plongée au temps du paléolithique
Juillet, c’est le temps des vacances, comme on le chantait autrefois. Juillet, c’est aussi un mois de transhumance humaine, une période qui défie toute logique, qui donne lieu aux déplacements saisonniers de millions de bipèdes, seuls, en couple, en famille, en groupe, en avion, en train, à cheval, à vélo, à pied, vers des destinations dont la promotion n’est plus à faire. À la recherche d’un endroit à découvrir, hors les sentiers habituels, il y a une grotte, visitée de 33 000 à 19 000 avant notre ère, non par des touristes, mais par des Gravettiens d’abord puis des Épigravettiens ensuite. Une grotte découverte au hasard d’une plongée par Henri Cosquer, laquelle porte son nom depuis 1991.
Au pays du désespoir
L’affaire est complexe, c’est le moins que l’on puisse dire. Et l’on parle ici seulement du fait de nommer cette espèce d’acharnement qu’affichent les descendants des Européens arrivés sur les continents américains depuis le XVe siècle. Quel mot peut décrire à la fois le mépris, le déni, le dégoût presque, la volonté de domination, l’asservissement, l’exploitation systématique, la mise au ban … et maintenant la folklorisation des Premières Nations par les Blancs ? Bien sûr il y a un peu partout quelques très rares exceptions; des alliances sporadiques et des traités, souvent mal définis et plus ou moins appliqués. Mais comment expliquer cette oppression continue, systémique, toute cette violence encore face aux peuples qui jadis occupaient les deux Amériques ? Au Nord, chez nous, tout s’assombrit encore plus quand on songe aux disparitions inexpliquées et aux meurtres de femmes autochtones … C’est précisément sur ce douloureux constat que Craig Johnson se penche dans son plus récent roman, Morning Star.
Bric à brac avec les sœurs Dorléac
Revu deux très beaux films français du début des années 1960 sur TFO : La peau douce de François Truffaut et La vie de Château de Jean-Paul Rappeneau. Je suis tombé sur les deux en « zigonnant » d’un poste à un autre après le téléjournal de 22h de Radio-Canada (ma droguette de babyboomer fatiguée de la consommer mais ne pouvant pas m’en passer : quelle petite misère !). Tout à coup des images dans un noir et blanc splendide apparaissent sur l’écran et je reconnais Françoise Dorléac en hôtesse de l’air bellissime avec le foulard noué sous le menton, porté au-dessus de sa toque: elle salue les passagers qui débarquent et Jean Dessailly sur qui elle a un « kick » et vice-versa. Quelle précision dans ce parcours où on suit l’écrivain (Dessailly), jusque dans sa plus basse et lamentable lâcheté bourgeoise : il cache son amante/hôtesse pour sauver sa réputation. Grand film, précis comme un film d’Hitchcock : le maître selon Truffaut.
Répression accrue de l’homosexualité en Afrique: Que se passe-t-il au juste?
Plusieurs pays africains ont renforcé ces derniers temps les lois réprimant l’homosexualité. Dernier en date, le Ghana, pays à majorité chrétienne, qui vient d’adopter une loi prévoyant jusqu’à trois ans d’emprisonnement pour toute personne ayant eu des relations homosexuelles et entre trois et cinq ans pour celles qui font « la promotion, le parrainage ou le soutien d’activités LGBT+ ». Quelques semaines plus tôt, le Sénégal choisissait de doubler les peines pour les « actes contre-nature » qui sont passibles désormais d’un maximum de dix ans de prison. L’Ouganda, de son côté, applique l'une des législations anti-LGBTQ+ les plus répressives au monde, prévoyant même la peine de mort dans certains cas.
L’érosion du vivre-ensemble
Le vivre-ensemble est mal en point au Québec. Plusieurs incidents à caractère raciste ou haineux survenus récemment ont semé la consternation et porté un dur coup à la cohésion sociale déjà malmenée depuis un bon nombre d’années. À Shawinigan, une vingtaine de suprémacistes blancs, visages masqués, appartenant à un groupuscule d’extrême droite, déploient une banderole sur laquelle ils affichent leur nostalgie d’un Québec blanc et leur rejet des Québécois racisés ou d’origine ethnique autre que canadienne-française.
L’énergie ou le dilemme cornélien du Canada
Une superpuissance énergétique, soit ! Mais sommes-nous prêts à en payer le prix ? Le Canada dispose de tous les atouts pour atteindre ce statut. Quatrième producteur mondial de pétrole, cinquième de gaz naturel, il est aussi le deuxième producteur d’uranium, tout juste derrière le Kazakhstan. Le Canada exploite de plus des mines de charbon, destiné à la fois à la production d’électricité (la houille blanche) qu’à la production d’acier dont il est une composante essentielle.
Pérou, le mélodrame présidentiel d’une démocratie malade
Au lendemain du deuxième tour des élections présidentielles péruviennes du 7 juin, certains organes de presse donnaient gagnante la candidate de la droite, Keiko Fujimori (Reuters, RTS), tandis que d’autres prédisaient la victoire de la gauche avec le candidat Roberto Sánchez (Radio France) et que la plupart conseillaient d’attendre (AFP, BBC). En Amérique latine, le Pérou est le plus récent champ de bataille entre les partisans d’une droite dure et ce qui reste du radicalisme de gauche sur ce continent. Une bataille qui a failli ne pas avoir lieu, puisque les résultats du premier tour, qui n’ont été proclamés que 35 jours après le scrutin du 12 avril, ne laissaient que 0,1 % de différence entre les candidats en deuxième et troisième place, ce qui aurait pu déboucher sur un duel droite-extrême droite au deuxième tour
Quand le journalisme et la démocratie sont mal-en-point
Le journalisme n’est pas à l’article de la mort mais… La démocratie a le hoquet. Année après année, Reporters sans frontières (RSF) a beau tirer la sonnette d’alarme, la réaction du grand public reste la même : et alors ? Comment peut-il en être autrement à l’heure de tous les cynismes et de la crise mondiale de l’attention (ou de l’inattention !) ? La « cote de popularité » des médias et celle du politique est, depuis belle lurette, au plus bas. Plus que jamais le citoyen choisit de s’informer sur les plateformes sociales, de simplifier à outrance, de faire fi de la nuance et de bouder les urnes.
Oui pour le CH
Pendant une période, surtout en supplémentaire, le Canadien a transporté les Québécois et uni le Canada. Pour finalement faire patate avant même de se rendre en finale de la Ligue (dite) nationale de hockey. C’est que l’équipe a ému le peuple, cimenté les Québécois, même soulevé des Canadiens. Se sont développées une unanimité québécoise sur le Canadien et une liesse canadienne pour une équipe québécoise.
Des anneaux aux odeurs nauséabondes
Et si finalement, le Comité international olympique, n’était qu’une multinationale comme une autre ? Depuis qu’il est devenu une fantastique machine à imprimer de l’argent, le CIO est de moins en moins regardant sur ses partenaires financiers. On peut immédiatement citer ceux qui sont devenus les commanditaires majeurs de la Maison de Lausanne, les investisseurs chinois. Alibaba, TCL, Mengniu, China Media Group, ont déversé des centaines de millions, pour ne pas dire des milliards dans les coffres de Comité international en signant des partenariats de plusieurs années. Une autre offensive de la Chine pour se donner une certaine virginité.
Sonny Rollins ou le don de soi
Le 25 mai dernier à Woodstock, État de New York,, Sonny Rollins est mort. Il avait 95 ans. En 2013, celui que le New York Times a qualifié de « Giant of jazz saxophone » dans les heures qui ont suivi son décès avait déposé son instrument dans son étui pour la dernière fois. La cause ? Les égarements pulmonaires. Sa femme Lucille, sa complice depuis le milieu des années 1950, son agente, sa productrice, ayant été la proie de la grande faucheuse en 2004, Rollins s’est donc retrouvé veuf. Il a alors décidé de s’installer dans la bourgade nommée au milieu des érables, des chevreuils et surtout des oiseaux, de leurs chants qu’il écoutait jour après jour et auxquels son ami Eric Dolphy, saxophoniste et flûtiste, l’initia au début des années 1960.
Une harmonie orpheline
Un jour, moi aussi, je serai chef d’orchestre, s’est dit un gamin de sept ans quand il entendit les Nocturnes de Claude Debussy au théâtre de la Scala de Milan. De cette écoute naîtra une ambition qui ne se démentira jamais et qui fera de lui un maestro hors norme, dont la direction d’orchestre a profondément modifié les rapports jusqu’alors de rigide autorité qu’un chef instaurait entre lui et les musiciens. Le miracle musical qui a eu lieu ce soir-là a donné le la à toute une carrière, celle de l’unique Claudio Abbado.
« Nina Roza » : la difficile simplicité
Le film raconte l’histoire de Mihail (Galin Stoev) un curateur/commissaire bulgaro-montréalais qui décide de retourner dans son pays après presque trente ans, pour rencontrer un jeune prodige de la peinture abstraite qui a fait son apparition éclatante sur les réseaux sociaux du web. Le galériste pour qui il travaille (Christian Bégin) est enthousiaste : il y a peut-être beaucoup de dollars à faire avec la petite peintre bulgare. Lui il l’est beaucoup moins et veut voir de plus près ce cirque « tiktokien ».




















