juillet 2026
La coupe du monde de tous les abus
Tous les quatre ans, on n'y échappe pas, la poule aux œufs d’or continue de picorer dans la grande basse-cour du monde sans jamais être inquiétée car tous les prédateurs sont largement compensés. Le ballon rond ne roule pas de la même manière sur notre petite planète. Loin de moi l’idée de remettre en question les découvertes de Galilée, mais je veux parler ici du sport le plus pratiqué dans le monde : le football.
L’Iran : moins de religion, plus de nationalisme
Dans les jours qui ont suivi la mort du grand ayatollah Ali Khamenei lors d’un bombardement effectué par la US Air force le 28 février dernier, les autorités iraniennes avaient décrété que son enterrement, fixé au 9 juillet, serait précédé par quatre jours de deuil national. Khameini, faut-il le rappeler, avait été sacré Guide suprême de la révolution islamique en 1989. Autrement dit, roi d’entre les rois de la Perse moderne.
Défaites
Le président américain est un curieux homme en vérité, il sait souvent être surprenant, mais peut néanmoins sembler dépourvu de créativité dans bien des erreurs qu’il commet : il imite par exemple celles de Vladimir Poutine, et déclare une guerre en surestimant ses forces. Son mépris de ses adversaires le pousse par ailleurs à gravement sous-estimer les leurs. Au contraire du président russe cependant, après avoir perdu l’espoir d’une victoire rapide, au lieu de s’enliser des années dans un conflit meurtrier, il décide au bout de trois mois de faire marche arrière. Cela ne l’empêche nullement de crier victoire sans la moindre vergogne … Trump ne peut pas perdre !
Trump, CBS News, CNN et les autres
Le 2 juin 2026, CBS News congédie l’un de ses meilleurs journalistes. Le vétéran-reporter Scott Pelley, âgé de 68 ans, a travaillé pour le réseau CBS pendant plus de trois décennies. Il a été envoyé spécial, présentateur du journal télévisé CBS Evening News et correspondant du réputé magazine du dimanche soir 60 Minutes, une émission phare du journalisme américain. Ce magazine d’investigation a été créé en 1968 en pleine guerre du Vietnam et son influence depuis n’a cessé de grandir. Par leurs reportages percutants et sans complaisance, les journalistes Morley Safer, Bob Simon et Mike Wallace entre autres ont contribué à la prise de conscience du public américain face à l’horreur de la guerre. 60 Minutes a été de toutes les grandes couvertures, depuis le massacre du village vietnamien de My Lai par les soldats américains jusqu’au scandale du Watergate en passant par le cover-up du dosage de la nicotine par les cigarettiers et la fameuse entrevue de Bill et Hillary Clinton sur les infidélités du président avec Monica Lewinsky.
La myopie industrielle de Québec
Après avoir misé et perdu gros dans la filière batteries, le Québec choisit de passer son tour devant la relance du nucléaire dans laquelle le Canada entend tirer son épingle du jeu. Le rapport dévastateur de la vérificatrice générale Christine Roy à l’endroit du tandem formé des comptables François Legault et Pierre Fitzgibbon a déjà été largement commenté. Qu’il suffise d’ajouter qu’on compte moins prudemment avec l’argent des autres qu’avec le sien.
Le plan
Le Parti québécois a voulu poser la première brique d’une éventuelle nation indépendante. Une brique de plus de cinq cents pages. Il n’est pas nécessaire d’être d’accord avec les propositions péquistes pour reconnaître l’audace, voire la témérité de publier un tel texte. Seuls les cyniques nieront une exemplaire transparence à quelques mois de la prochaine élection québécoise. Le déclin de l’utilisation du français au Canada n’est nié que par des menteurs. Or langue et culture sont indissociables de l’identité. Il y a beaucoup de questions sans réponse dans le projet péquiste, mais il n’y a aucun doute que le poids démographique du Québec dans le Canada diminue, entraînant une logique et démocratique réduction de sa place à la Chambre des communes.
Vous avez dit « génocide blanc » ?
Ils sont Africains. Sud-Africains. Blancs. Victimes de « génocide », les portes des États-Unis leur sont grandes ouvertes. Ainsi en a décidé Donald Trump. Dix mille d’entre eux sont accueillis cette année. Combien de réfugiés venus d’ailleurs fouleront le sol américain ? Sept mille cinq cent. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En quelques mots, le New York Times titrait ceci dans son édition du 15 octobre 2025 : « Trump envisage une refonte du système d'accueil des réfugiés qui favoriserait les Blancs. »
Ukraine : l’accession au drone
L’opération militaire spéciale russe qui devait durer trois jours en Ukraine est terminée. C’est le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui le confirme devant les médias. Moscou affirme maintenant être en « guerre » contre l’Ukraine et ses alliés occidentaux. À l’origine, Vladimir Poutine et ses généraux n’avaient pas imaginé qu’une arme du pauvre allait devenir la hantise de la 2e puissance militaire du monde : le drone.
Dictatures et régimes autoritaires, un bilan déprimant
Face aux atrocités commises en Ukraine, à Gaza, en Cisjordanie occupée, au Liban, sur les deux rives du golfe Persique et ailleurs, les pays démocratiques réclament régulièrement le respect de l’État de droit. Sauf que, si on y regarde de près, près de la moitié des pays de la planète ne sont pas démocratiques. Plus exactement 89 des 193 états membres des Nations Unies sont soit des dictatures, soit des nations avec des élections de façade qui cachent des régimes autoritaires peu respectueux des libertés fondamentales.
Royaume-Uni et UE : Back to the future ?
Le Royaume-Uni aime bien les paradoxes, ce qui le porte souvent à nous surprendre. Il y a dix ans, les Britanniques avaient estomaqué à peu près tout le monde (y compris eux-mêmes à ce qu’on a pu comprendre !) en décidant de quitter l’Union européenne à laquelle ils avaient adhéré en janvier 1972. Aujourd’hui, la majorité d’entre eux regrettent ce qu’ils considèrent comme une erreur. Le paradoxe, ou l’un des paradoxes, c’est que le Reform UK domine dans les intentions de vote; en tout cas il dominait avant que son chef Nigel Farage (monsieur-Brexit-à-tout-prix) ne soit empêtré dans un scandale financier.
Bolduc, l’aventurier constant
Saxophoniste alto, compositeur, arrangeur et enseignant à McGill, Rémi Bolduc se distingue depuis des lunes indiennes par sa constance dans le sérieux. Attention ! Le bon sérieux, l’indispensable sérieux, celui qui est l’exact contraire de la fumisterie si chère aux poseurs, aux frimeurs. À ce trait de sa personnalité musicale, il faut en ajouter un autre : Mister Bolduc est un aventurier. Celui qui est comme le Capitaine Fracasse : sans peur et sans reproche. Sur ce plan, il affiche un sacré pedigree. Celui (bis) qui commande sa déclinaison. Allons-y.
Plongée au temps du paléolithique
Juillet, c’est le temps des vacances, comme on le chantait autrefois. Juillet, c’est aussi un mois de transhumance humaine, une période qui défie toute logique, qui donne lieu aux déplacements saisonniers de millions de bipèdes, seuls, en couple, en famille, en groupe, en avion, en train, à cheval, à vélo, à pied, vers des destinations dont la promotion n’est plus à faire. À la recherche d’un endroit à découvrir, hors les sentiers habituels, il y a une grotte, visitée de 33 000 à 19 000 avant notre ère, non par des touristes, mais par des Gravettiens d’abord puis des Épigravettiens ensuite. Une grotte découverte au hasard d’une plongée par Henri Cosquer, laquelle porte son nom depuis 1991.
Au pays du désespoir
L’affaire est complexe, c’est le moins que l’on puisse dire. Et l’on parle ici seulement du fait de nommer cette espèce d’acharnement qu’affichent les descendants des Européens arrivés sur les continents américains depuis le XVe siècle. Quel mot peut décrire à la fois le mépris, le déni, le dégoût presque, la volonté de domination, l’asservissement, l’exploitation systématique, la mise au ban … et maintenant la folklorisation des Premières Nations par les Blancs ? Bien sûr il y a un peu partout quelques très rares exceptions; des alliances sporadiques et des traités, souvent mal définis et plus ou moins appliqués. Mais comment expliquer cette oppression continue, systémique, toute cette violence encore face aux peuples qui jadis occupaient les deux Amériques ? Au Nord, chez nous, tout s’assombrit encore plus quand on songe aux disparitions inexpliquées et aux meurtres de femmes autochtones … C’est précisément sur ce douloureux constat que Craig Johnson se penche dans son plus récent roman, Morning Star.
Bric à brac avec les sœurs Dorléac
Revu deux très beaux films français du début des années 1960 sur TFO : La peau douce de François Truffaut et La vie de Château de Jean-Paul Rappeneau. Je suis tombé sur les deux en « zigonnant » d’un poste à un autre après le téléjournal de 22h de Radio-Canada (ma droguette de babyboomer fatiguée de la consommer mais ne pouvant pas m’en passer : quelle petite misère !). Tout à coup des images dans un noir et blanc splendide apparaissent sur l’écran et je reconnais Françoise Dorléac en hôtesse de l’air bellissime avec le foulard noué sous le menton, porté au-dessus de sa toque: elle salue les passagers qui débarquent et Jean Dessailly sur qui elle a un « kick » et vice-versa. Quelle précision dans ce parcours où on suit l’écrivain (Dessailly), jusque dans sa plus basse et lamentable lâcheté bourgeoise : il cache son amante/hôtesse pour sauver sa réputation. Grand film, précis comme un film d’Hitchcock : le maître selon Truffaut.
juin 2026
Répression accrue de l’homosexualité en Afrique: Que se passe-t-il au juste?
Plusieurs pays africains ont renforcé ces derniers temps les lois réprimant l’homosexualité. Dernier en date, le Ghana, pays à majorité chrétienne, qui vient d’adopter une loi prévoyant jusqu’à trois ans d’emprisonnement pour toute personne ayant eu des relations homosexuelles et entre trois et cinq ans pour celles qui font « la promotion, le parrainage ou le soutien d’activités LGBT+ ». Quelques semaines plus tôt, le Sénégal choisissait de doubler les peines pour les « actes contre-nature » qui sont passibles désormais d’un maximum de dix ans de prison. L’Ouganda, de son côté, applique l'une des législations anti-LGBTQ+ les plus répressives au monde, prévoyant même la peine de mort dans certains cas.
L’érosion du vivre-ensemble
Le vivre-ensemble est mal en point au Québec. Plusieurs incidents à caractère raciste ou haineux survenus récemment ont semé la consternation et porté un dur coup à la cohésion sociale déjà malmenée depuis un bon nombre d’années. À Shawinigan, une vingtaine de suprémacistes blancs, visages masqués, appartenant à un groupuscule d’extrême droite, déploient une banderole sur laquelle ils affichent leur nostalgie d’un Québec blanc et leur rejet des Québécois racisés ou d’origine ethnique autre que canadienne-française.
L’énergie ou le dilemme cornélien du Canada
Une superpuissance énergétique, soit ! Mais sommes-nous prêts à en payer le prix ? Le Canada dispose de tous les atouts pour atteindre ce statut. Quatrième producteur mondial de pétrole, cinquième de gaz naturel, il est aussi le deuxième producteur d’uranium, tout juste derrière le Kazakhstan. Le Canada exploite de plus des mines de charbon, destiné à la fois à la production d’électricité (la houille blanche) qu’à la production d’acier dont il est une composante essentielle.
Pérou, le mélodrame présidentiel d’une démocratie malade
Au lendemain du deuxième tour des élections présidentielles péruviennes du 7 juin, certains organes de presse donnaient gagnante la candidate de la droite, Keiko Fujimori (Reuters, RTS), tandis que d’autres prédisaient la victoire de la gauche avec le candidat Roberto Sánchez (Radio France) et que la plupart conseillaient d’attendre (AFP, BBC). En Amérique latine, le Pérou est le plus récent champ de bataille entre les partisans d’une droite dure et ce qui reste du radicalisme de gauche sur ce continent. Une bataille qui a failli ne pas avoir lieu, puisque les résultats du premier tour, qui n’ont été proclamés que 35 jours après le scrutin du 12 avril, ne laissaient que 0,1 % de différence entre les candidats en deuxième et troisième place, ce qui aurait pu déboucher sur un duel droite-extrême droite au deuxième tour
Quand le journalisme et la démocratie sont mal-en-point
Le journalisme n’est pas à l’article de la mort mais… La démocratie a le hoquet. Année après année, Reporters sans frontières (RSF) a beau tirer la sonnette d’alarme, la réaction du grand public reste la même : et alors ? Comment peut-il en être autrement à l’heure de tous les cynismes et de la crise mondiale de l’attention (ou de l’inattention !) ? La « cote de popularité » des médias et celle du politique est, depuis belle lurette, au plus bas. Plus que jamais le citoyen choisit de s’informer sur les plateformes sociales, de simplifier à outrance, de faire fi de la nuance et de bouder les urnes.
Oui pour le CH
Pendant une période, surtout en supplémentaire, le Canadien a transporté les Québécois et uni le Canada. Pour finalement faire patate avant même de se rendre en finale de la Ligue (dite) nationale de hockey. C’est que l’équipe a ému le peuple, cimenté les Québécois, même soulevé des Canadiens. Se sont développées une unanimité québécoise sur le Canadien et une liesse canadienne pour une équipe québécoise.
Des anneaux aux odeurs nauséabondes
Et si finalement, le Comité international olympique, n’était qu’une multinationale comme une autre ? Depuis qu’il est devenu une fantastique machine à imprimer de l’argent, le CIO est de moins en moins regardant sur ses partenaires financiers. On peut immédiatement citer ceux qui sont devenus les commanditaires majeurs de la Maison de Lausanne, les investisseurs chinois. Alibaba, TCL, Mengniu, China Media Group, ont déversé des centaines de millions, pour ne pas dire des milliards dans les coffres de Comité international en signant des partenariats de plusieurs années. Une autre offensive de la Chine pour se donner une certaine virginité.
Sonny Rollins ou le don de soi
Le 25 mai dernier à Woodstock, État de New York,, Sonny Rollins est mort. Il avait 95 ans. En 2013, celui que le New York Times a qualifié de « Giant of jazz saxophone » dans les heures qui ont suivi son décès avait déposé son instrument dans son étui pour la dernière fois. La cause ? Les égarements pulmonaires. Sa femme Lucille, sa complice depuis le milieu des années 1950, son agente, sa productrice, ayant été la proie de la grande faucheuse en 2004, Rollins s’est donc retrouvé veuf. Il a alors décidé de s’installer dans la bourgade nommée au milieu des érables, des chevreuils et surtout des oiseaux, de leurs chants qu’il écoutait jour après jour et auxquels son ami Eric Dolphy, saxophoniste et flûtiste, l’initia au début des années 1960.
Une harmonie orpheline
Un jour, moi aussi, je serai chef d’orchestre, s’est dit un gamin de sept ans quand il entendit les Nocturnes de Claude Debussy au théâtre de la Scala de Milan. De cette écoute naîtra une ambition qui ne se démentira jamais et qui fera de lui un maestro hors norme, dont la direction d’orchestre a profondément modifié les rapports jusqu’alors de rigide autorité qu’un chef instaurait entre lui et les musiciens. Le miracle musical qui a eu lieu ce soir-là a donné le la à toute une carrière, celle de l’unique Claudio Abbado.
« Nina Roza » : la difficile simplicité
Le film raconte l’histoire de Mihail (Galin Stoev) un curateur/commissaire bulgaro-montréalais qui décide de retourner dans son pays après presque trente ans, pour rencontrer un jeune prodige de la peinture abstraite qui a fait son apparition éclatante sur les réseaux sociaux du web. Le galériste pour qui il travaille (Christian Bégin) est enthousiaste : il y a peut-être beaucoup de dollars à faire avec la petite peintre bulgare. Lui il l’est beaucoup moins et veut voir de plus près ce cirque « tiktokien ».
Un dur coup porté aux études québécoises
Depuis bientôt trente ans, l’Association internationale des études québécoises travaille à mieux faire connaitre le Québec un peu partout dans le monde : soutien à des activités de recherche universitaire comme des cours et des colloques, organisation de tournées d’auteurs, de réalisateurs, bourses d’études et de stages … En favorisant la collaboration entre professeurs, chercheurs et étudiants, l’AIEQ a permis au fil des ans de créer un réseau d’environ 1000 spécialistes des études sur le Québec et ce, dans une quarantaine de pays. Fait à souligner, les professeurs et chercheurs qui s’engagent au sein de l’AIEQ le font bénévolement. Aussi, lorsque le ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Christopher Skeete, a annoncé qu’il mettait fin sans tarder au financement de l’Association, la nouvelle a-t-elle été accueillie avec consternation. Non seulement parce qu’elle signifie tout bonnement la fin des activités de l’AIEQ mais aussi parce qu’elle soulève des questions cruciales comme l’indépendance des chercheurs face au politique.
mai 2026
La guerre en Iran chambarde nos champs
Le retour des beaux jours vous fait déjà rêver d’un épi de blé d’Inde chaud à croquer à belles dents par un beau et tiède soir d’été ? Rien de plus normal. Ce qui l’est beaucoup moins en revanche, c’est de devoir payer davantage cette année pour s’offrir ce plaisir estival, jusqu’ici à la portée de toutes les bourses ou presque. L’an prochain, le maïs pourrait même devenir un aliment de luxe, si la situation ne change pas bientôt du tout au tout. L’agression israélo-américaine qui paralyse le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a entraîné une poussée des prix du pétrole et du gaz naturel. Pour les agriculteurs, l’essence et surtout le diesel sont des intrants de prime importance, surtout durant la présente saison des semis.
Le grand jeu de Mark Carney
Le premier ministre du Canada, Mark Carney, termine la première année de son mandat en position de force. L’ancien banquier, devenu homme politique il y a un an à peine, continue de bénéficier d’un large appui dans l’opinion publique. Il est le politicien le plus populaire au pays y compris au Québec. Certains disent qu’il marche sur les eaux. Les plus enthousiastes parlent de carneymanie. Pas beaucoup de faux pas donc. Le premier ministre a même réussi à consolider ses assises à la Chambre des communes grâce à l’adhésion de cinq transfuges sortis des rangs conservateurs et néo-démocrates. Il ratisse surtout à droite mais aussi à gauche.
Trump fou ? La suite.
Il y a un an, En-Retrait exposait un trait de caractère de Donald Trump qui s'apparentait à un trouble de personnalité pathologique, soit un narcissisme malin. La vengeance contre des personnalités s'étant opposées à lui et la persécution des migrants relevant d'un sadisme symptomatique de cette déviance. Nous nous basions sur l'analyse d'une trentaine d'experts qui avaient mis en garde les Américains sur les dangers présumés de sa santé mentale en 2017. Aujourd'hui, plus de la moitié des Américains croient que leur président n'est pas mentalement apte à la fonction !
Le roi et l’homme qui voudrait le devenir
À l’approche du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis d’Amérique, le successeur de George Washington a reçu le successeur de George III dans les ors de la Maison-Blanche. L’ironie de cette rencontre, c’est que le premier agit souvent comme un monarque absolu tandis que le second évite autant que possible de faire des gestes politiques, parce qu’il n’en a pas le droit, n’ayant jamais été élu. Autrement dit, le « président qui voudrait être roi » a reçu le roi qui plante des arbres et des légumes bio et qui s’en tient au rôle qui lui est assigné par les règles en vigueur au Royaume-Uni.
Quel avenir pour le Mali, entre forces djihadistes et rébellion touareg ?
Commencée en 2012, la guerre du Mali connaît ces dernières semaines un important regain de tension. Le 25 avril, les djihadistes du JNIM, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans. et les rebelles indépendantistes du FLA, le Front de libération de l’Azawad, ont mené une série d’attaques concertées d’une ampleur inédite contre plusieurs villes du pays. Le numéro deux du régime, le ministre de la Défense Sadio Camara, a été tué dans un attentat-suicide et la ville de Kidal, dans le nord du pays, est tombée, forçant le départ des troupes de l’armée malienne et des mercenaires russes de l’Africa Corps. D’autres massacres ont suivi ces deniers jours et la capitale, Bamako, demeure soumise à un blocus. Les groupes djihadistes attaquent les convois de marchandises, empêchant le ravitaillement de cette ville de plus de trois millions d’habitants. Des voyageurs sont bloqués sur les routes depuis plusieurs jours et des cargaisons de nourriture périssent, ne pouvant être livrées.
Le bonhomme Sept-heures
Normalement, l’équipe qui est certaine de gagner la prochaine partie a hâte de la jouer. Il y a donc quelque chose d’anormal dans l’inquiétude affirmée, voire l’hystérie affichée, par les fédéralistes à l’idée d’un prochain référendum sur une forme ou une autre de l’indépendance/souveraineté/autonomie du Québec. Ou bien ils font semblant d’avoir peur de perdre une éventuelle bataille qu’ils sont certains de gagner. Ou bien ils n’ont rien de plus à proposer que la frayeur d’une calamité qui ne surviendra pas. Dans un cas comme dans l’autre, ils omettent d’être utiles.
Les déceptions de la génération Z
L’automne dernier, trois pays pauvres, le Népal, Madagascar et le Pérou, ont vécu des révoltes de la génération Z ralliée derrière le drapeau pirate de Luffy, le héros d’un manga japonais universellement connu des moins de 30 ans. Trois révoltes qui ont entraîné la chute des dirigeants, le président Andry Rajoelina à Antananarivo, la présidente Dina Boluarte à Lima et le premier ministre Khadga Prasad Sharma Oli à Katmandou. Six mois plus tard, les lendemains qui chantent se font toujours attendre.
Votez, sinon …
Le désenchantement démocratique est grand. Tourner le dos aux urnes est une tendance lourde. À chaque rendez-vous électoral, l’expression de la souveraineté du peuple bat de l’aile dans la plupart des pays occidentaux. Les raisons sont multiples. Désengagement, perte de confiance dans les institutions politiques, civisme en panne, faible niveau d’instruction, insertion sociale difficile … ou tout simplement « « pas intéressé par la politique ». Alors ? Dans une vingtaine de pays, voter est certes un droit et un devoir civique, mais surtout une obligation. Sous peine d’amende.
De 11 à 43 ou à 41
La page couverture du site de l’APNQL le clame : il s’agit du « Collectif des Chefs des 43 Premières Nations au Québec-Labrador ». La version anglaise confirme qu’il s’agit de la « Collective Voice of the Chiefs of the 43 First Nations in Quebec-Labrador ». Et tel que précisé dans ledit document officiel : l’Assemblée des Premières Nations au Québec-Labrador « regroupe les Grand.e.s Chef.fe.s et Chef.fe.s des 43 Premières Nations au Québec-Labrador ». Le hic, le gros hic, est qu’il y a 11 Premières Nations dans ce qui est en fait plus une association qu’une assemblée qui représente ce qu’elle appelle le Q-L. Pas quarante-trois.
Le plafond de verre est seulement fêlé
En observant les avancées des luttes des femmes, on aurait pu croire que le plafond de verre était enfin sur le point de tomber. Avec sa décision de rétablir les tests de féminité, le Comité International Olympique amorce pourtant un retour au Moyen Âge. Et dire que ce mouvement est maintenant présidé par une femme.
Promenades en Géométrie
Dans «De l’esprit géométrique et l’art de persuader», un opus aujourd’hui quasiment oublié, Pascal affirmait que la géométrie « a expliqué l'art de découvrir les vérités inconnues. [Alléguant que] si l'on sait la méthode de prouver la vérité, on aura en même temps celle de la discerner, puisqu'en examinant si la preuve qu'on en donne est conforme aux règles qu'on connaît, on saura si elle est exactement démontrée ». Depuis, la géométrie a pris des chemins de traverse singuliers, dont celui qui mène à la grotte de Lascaux.
À l’américaine…
Taxes, tarifs, surtaxes, déficit, guerre commerciale … voilà la litanie qu’on entend partout sur la planète depuis que Trump-Ubu a redémarré sa grande « Pompe à Phynance ». Sans oublier non plus les fluctuations des indices et des taux de ceci ou de cela, la productivité, le profit, le rendement, le PIB et autres acronymes qui défilent à la chaîne. Tout cela relègue au second plan le drame des travailleurs étrangers pris en otage et qui font néanmoins rouler une bonne partie de l’économie du continent nord-américain. Au Québec, par exemple, nous avons tous été éclaboussés par le scandale des permis de travail «fermés». Et chez nos voisins du Sud, l’actualité permet tous les jours de constater l’omniprésence et la vie de fugitif désormais menée par les travailleurs sans papiers poursuivis par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE). C’est précisément de cela que nous parle le romancier américain Eli Cranor dans «À la chaîne», son deuxième roman traduit en français : d’un monde sans âme.
avril 2026
Le retour de la question nationale
Le rideau est tombé sur le règne de François Legault, premier ministre du Québec et père fondateur de la Coalition avenir Québec (CAQ), au pouvoir depuis 2018. Les rênes du gouvernement et de son parti se retrouvent entre les mains de sa successeure, Christine Fréchette, choisie au terme d’une course un brin acrimonieuse qui n’a pas soulevé beaucoup d’intérêt et surtout n’a pas empêché la CAQ de rester au plus bas dans les intentions de vote. La CAQ a donc une nouvelle tête dirigeante, et le Québec une nouvelle première ministre, la deuxième femme de l’histoire à occuper la plus haute fonction après Pauline Marois élue en 2012 à la tête d’un gouvernement minoritaire.
D’Ajax aux mollahs, retour sur la naissance de la République islamique
La délégation américaine aura donc quitté Islamabad au terme d’une seule journée de négociations sans qu’un accord ne soit conclu. Mais le cessez-le-feu est maintenu, pour le moment du moins, et tant l’Iran que les États-Unis se montrent soucieux de trouver une sortie de crise. Téhéran laisse d’ailleurs clairement entendre que de nouveaux pourparlers demeurent possibles. Une chose est sûre, Trump a beau répéter que la victoire lui est déjà acquise, « l’excursion » américaine s’est révélée beaucoup plus ardue que prévu et le régime iranien demeure en place. Les services de renseignement américains estiment même que le conflit est venu consolider le pouvoir des Gardiens de la révolution. Si un certain flou entoure la suite des choses, il est sans doute utile de se tourner vers le passé afin de jeter un regard sur les principaux événements qui ont mené à l’émergence de ce régime théocratique qu’une majorité de la population iranienne souhaite voir disparaître.
Les Pasdaran, armée d’Allah, mafia d’État
Les Guides suprêmes et les dirigeants de l’Iran se succèdent au rythme implacable des assassinats extrajudiciaires, mais au cœur du régime, une institution tient toujours tête à Trump et Netanyahu, les « Pasdaran », les Gardiens de la Révolution islamique. Qui sont leurs membres et les USA et Israël ont-ils raison de croire qu’un soulèvement populaire contre eux est possible ? J’ai rencontré mes premiers Pasdaran quinze jours après la chute, le 9 avril 2003, du régime de Saddam Hussein. Mon rôle dans la couverture radio-canadienne de cette guerre se limitait à l’aspect chi’ite du conflit. J’avais profité d’un passage à Londres quelques semaines plus tôt pour prendre langue avec des représentants du parti Al-Dawa, sympathisants d’un des principaux leaders de l’opposition irakienne, l’ayatollah Mohammed Baqir Al-Hakim, réfugié depuis deux décennies en Iran. Une fois à Téhéran où m’avait dépêché mon employeur, ces contacts m’avaient ouvert les portes de la filière chi’ite irakienne.
Le président de la 25e heure
Étrange époque que la nôtre. Voilà maintenant des mois que le monde est confronté aux fracas induits par un homme qui dirige la destinée de la puissance des puissances en jonglant avec le chaud pendant une heure avec le froid l’heure suivante. La rationalité ? Le principe de réalité ? Le droit international ? Donald Trump les a remisés au rang des fictions, des légendes, des fadaises. Étrange et de fait vertigineux. Voilà que ces jours-ci, il a récidivé. À la 25e heure, il a imprimé sur le cours de l’Histoire dont il est le principal acteur un changement de cap. Le matin du 7 avril il menaçait d’annihiler la civilisation iranienne et au soir, il annonçait qu’un accord de cessez-le-feu d’une durée de 15 jours avait été signé avec le royaume perse et Israël.
Lunettes de touriste et guerre au Moyen-Orient
Comme dans la physique classique où dit-on, la position de l’observateur conditionne la description des phénomènes observés, la politique internationale peut changer drastiquement d’apparence en fonction du lieu d’où on l’observe. Point n’est besoin d’aller à Kyiv ou à La Havane pour en faire l’expérience, un simple séjour touristique dans un pays éloigné de nos référents habituels comme la Chine permet d’en être convaincu. C’est essentiellement à partir de ce pays où je viens de passer quelques semaines que j’ai pu suivre le déroulement de L’opération militaire spéciale de Donald Trump en Iran.
Ukraine et Iran : les bourbiers où deux « superpuissances » s’enlisent
La Russie est profondément enlisée dans l’aventure ukrainienne qu’elle a lancée il y a quatre ans. Au bout d’à peine plus d’un mois, on a pu en dire autant des États-Unis avec le chaos qu’ils ont semé au Moyen-Orient. Les deux conflits sont interreliés jusqu’à un certain point. En s’enlisant dans une nouvelle guerre, les États-Unis épuisent leurs réserves de certaines armes et munitions, notamment des systèmes antiaériens qui protègent Israël et les bases américaines situées dans certains pays de la région.
Le sale gosse qui veut être maître du monde
La chambre de Donald est remplie de jouets. Il n’arrive pas à choisir lequel va le distraire aujourd’hui. Les GI Joe, les avions de combat, la bataille navale, Call of duty, plus rien ne l’amuse. Quand soudain apparaît un nouveau jeu : Le Maître du monde. Les règles sont simples, conquérir le plus de territoires en ramassant au passage le plus d’argent possible. Les pays aux richesses naturelles sont les plus visés. La famille peut participer en achetant des actions dans des compagnies d’armement et ses meilleurs amis, comme Peete, vont pouvoir venir jouer avec lui au jeu vidéo. Tout cela peut paraître surréaliste, mais malheureusement la réalité finit invariablement par nous rattraper. La guerre va devenir un jeu.
Le Québec en panne
La dernière mouture du gouvernement caquiste n’y peut rien changer : le Québec traverse un passage à vide. Panne de croissance, finances publiques sans marge de manœuvre et décroissance démographique. Pour couronner le tout, un gouvernement usé et à court d’idées et de moyens susceptibles de redynamiser une société qui ne demande pourtant que ça.
L’Afrique, plaque tournante du trafic de cocaïne
Elle part du Pérou, de la Bolivie, de la Colombie, du Venezuela, transite souvent par le Brésil et traverse l’Atlantique à bord de conteneurs, de navires marchands, de bateaux de pêche et même de voiliers pour se retrouver dans les ports du Cap-Vert, du Sénégal, de la Guinée, du Sierra Leone ou encore de la Côte d’Ivoire et du Ghana. Elle « nourrit » la corruption, parfois au plus haut niveau des États, et s'accompagne aussi d'une hausse de la consommation locale. « Elle » porte un nom toxique : cocaïne !
De verglas et pétards mouillés
8 mars 2026. On prévoyait une tempête hors norme par son étendue et sa configuration atmosphérique. On anticipait des précipitations de verglas exceptionnelles. Jusqu'à 30 mm pour certaines régions, voire 40 mm localement dans les 3 à 4 prochains jours. Fiou !.. Nous aurons été quittes pour quelques petits 10 mm au sol, 20 mm tout au plus, dilués très localement. Tout de même 225 000 foyers sans électricité, mais pour quelques heures seulement. « Encore un pétard mouillé ! », claironneront les médias sociaux ainsi que certains créneaux plus officiels. Faux.
Les « Live » de Frank Morgan
Lorsqu’ici et là on dresse la liste des meilleurs enregistrements effectués en public, les live, comme on dit en « franglais » de bazar, on retrouve immanquablement le John Coltrane — Live At The Village Vanguard avec Eric Dolphy, le Charles Mingus — At Antibes avec là encore Dolphy et Booker Ervin, le saxophoniste de fer. Dans la même catégorie, celle des poids-lourds évidemment, il y a aussi Mile Davis At The Blackhawk avec Hank Mobley, le Duke Ellington — Live In Paris, Thelonious Monk —Live At The Jazz Workshop, le Bill Evans — Live At The Vanguard, Les McCann et Eddie Harris — Swiss Movement, Dexter Gordon — Homecoming, Art Pepper — Live At The Village Vanguard, The Art Ensemble of Chicago —Urban Bushmen, trois, quatre autres et puis c’est tout.
Des maths à l’âme
Dans les sphères éthérées de l’abstraction mathématique naviguent quelques grands esprits. Certains ont vu leur parcours couronné d’une médaille Fields, l’équivalent d’un prix Nobel. De ce nombre, l’un des plus célébrés décide un beau jour de quitter les lieux du haut savoir, davantage soucieux du mieux-être collectif que des lumières de la renommée. Loin de tout faste, les dernières années de ce renoncement se vivront en quasi-ermite. Ainsi en a-t-il été de la trajectoire d’Alexandre Grothendieck.
Une question embarrassante
À l’exception d’une certaine « opération spéciale » — amorcée il y a déjà plus de quatre ans — et d’une récente « excursion » dont on n’arrive pas encore à mesurer les impacts négatifs, deux sujets majeurs survolent l’actualité mondiale : l’aveuglement collectif devant les changements climatiques et l’omniprésence de plus en plus troublante de l’intelligence artificielle (IA). Ces deux dossiers remettent en question, chacun à sa façon, l’existence même de l’espèce humaine, ce qui n’est pas rien on en conviendra. Ils s’imposent ainsi, chaque jour un peu plus dans l’urgence de leurs retombées, comme des impératifs sérieusement catégoriques (merci Emmanuel). Ce qui nous amène à vous proposer un livre qui aborde de front ces deux menaces: Intelligence criminelle de Thomas R. Weaver. Dans ce roman apocalyptique, l’état du monde est si catastrophique et la situation climatique si désespérée … qu’on décide d’élire un régulateur suprême pour prendre les décisions qui s’imposent avant que tout explose. Êtes-vous prêts à aller jusque-là ?
mars 2026
Iran : la guerre à tâtons
« La guerre à tâtons », telle est l’expression formulée lors d’un entretien accordé à la télévision française par l’ex-premier ministre Dominique de Villepin pour résumer de la manière la plus succincte possible le conflit amorcé le 28 février. Il est exact que les tâtonnements, voire les contradictions, ont été légion dans la quinzaine qui a suivi. Lorsqu’on use du principe de réalité histoire de mettre en relief les désordres conséquents à l’attaque menée par les États-Unis et Israël, on retient que la somme des problèmes géopolitiques, économiques et sociaux va se conjuguer obligatoirement avec le vertige. Et ce, à court terme.
Cuba : chronique d’une mort annoncée ?
Eisenhower, Kennedy, Johnson, Nixon, Ford, Carter, Reagan, Bush père, Clinton, Bush fils, Obama, Trump Un, Biden, Trump Deux … Cuba n’a jamais été très loin des préoccupations des présidents américains. Le premier a rompu les relations avec La Havane, le deuxième a voulu renverser le régime castriste par une invasion … le onzième a misé sur la « normalisation » et le dernier fait tout pour asphyxier une fois pour toute l’économie de l’île située à quelques encablures des côtes de la Floride.
Gestion de l’offre, la vache sacrée
La gestion de l’offre de la volaille, des œufs et avant tout du lait pourrait être sacrifiée sur l’autel de la renégociation de l’Accord Canada États-Unis Mexique (ACEUM) dans le but de sauver l’industrie automobile canadienne, craignent ses plus ardents défenseurs. Sans refonte profonde, toutefois, elle va s’effondrer tôt ou tard, anticipent quelques Cassandre bien au fait des défis de l’industrie laitière. Chose certaine, le statu quo coûte cher aux consommateurs, une réforme n’est possible qu’à gros prix et son abolition entraînerait faillites d’entreprises familiales fermières et fermetures de villages. Entre plusieurs maux, comment choisir le moindre et, surtout, quel est-il ?
Un révélateur de société
Les réactions au récent jugement de la Cour suprême du Canada concernant l’admissibilité des demandeurs d’asile aux services de garde subventionnés jettent une lumière crue sur les valeurs qui guident la classe politique québécoise pour aborder un enjeu aussi sensible que l’immigration. Le 6 mars dernier, la Cour suprême du Canada a ordonné au gouvernement du Québec de permettre aux demandeurs d’asile d’avoir accès aux services de garde à contribution réduite, estimant que l’exclusion de cette catégorie de résidents en raison de leur statut migratoire viole leur droit à l’égalité.
Bonne fête ?
« The beacon on the hill », le fanal sur la butte, a été et demeure une immense illustration de la révolution américaine de 1776. Au point d’en devenir un symbole national. Dans les faits, les révolutionnaires avaient surnommé la plus haute colline de Boston « Beacon Hill» , la « butte du fanal » parce que c’est de là qu’un guetteur agitait un fanal pour lancer l’alerte d’une attaque des Anglais maudits.
Trump, mon père et moi (et les États-Unis d’Amérique)
C'est l'histoire d'un jeune homme de 19 ans qui habite avec ses parents et ses deux sœurs à Wylie, au Texas. Une famille aimante, ordinaire. Jusqu'à ce que le père, Guy, se radicalise à l'élection présidentielle de 2020. Il participera aux émeutes du Capitole et sera ensuite arrêté parce que son fils l'avait dénoncé quelques jours avant au FBI. C'est l'histoire de Jackson Reffitt et c'est aussi l'histoire de la fracture des États-Unis d'Amérique, à voir sur quelques chaînes télé sur Internet, pour approfondir le drame de ce pays.
Le retour de Zorro
Tel le célèbre Zorro, l’ancien président de la Catalogne Carles Puigdemont avait nargué les autorités espagnoles le 8 août 2024 avec une apparition éclair en plein Barcelone lors d’une manifestation indépendantiste, alors que pesait contre lui un mandat d’arrêt. Toujours sous le coup de ce même mandat, notre Zorro catalan espère maintenant quitter son exil de Waterloo et retourner librement dans son pays d’ici quelques semaines, où ses partisans lui préparent d’ores et déjà une tournée triomphale aux quatre coins de la Catalogne.
Touche pas à mes JO
En 1985, une campagne contre le racisme est née en France et a même traversé les frontières. Les plus vieux se souviendront de la fameuse main où était écrit : Touche pas à mon pote. On arborait alors fièrement son macaron lors des manifestations. Malheureusement ce slogan a encore une raison d’être. Celle de l’espoir que le racisme finisse par disparaître un jour.
Coup très dur : John Hammond Jr n’est plus
Ali Khameini est mort le 28 février ? John Hammond Jr, guitariste et chanteur du blues des campagnes également. Il avait 83 ans. Le sujet du mois … Non ! De l’année, oui de l’année, n’était pas un drôle de cas ou un paradoxe sur pieds le cœur battant la chamade, mais bien le cas le plus singulier de tous les « musicos » du « monde-mondial » dit post-moderne. Le sujet du jour était un bonhomme au physique personnifiant le grand efflanqué et qui, comme bien des bipèdes, méritent un brelan de politesses. Dans son cas, il faudrait spécifier de politesses grecques, les antiques, celles qui réclament son lot de considérations. De fait, ou plutôt en toute logique, le cas évoqué commande avant tout le recours à la généalogie. Celle qui permet d’ordonner en partie l’agenda d’une vie.
Histoire d’os *
Les « années de plomb » ont marqué l’Italie de façon indélébile, plusieurs livres le rappellent toujours. Des attentats terroristes, de droite et de gauche, ont fait là des centaines de victimes innocentes tout au long des années 1970 alors que la société italienne menaçait, presque chaque jour, d’imploser. C’est ce qui arrive, l’histoire le démontre encore, quand un pays divisé est écartelé entre des gens qui défendent d’abord un parti ou, pire, une « cause ». Encore plus quand des « puissants » se servent de ce clivage pour jouer leurs propres cartes. Notez qu’on ne fait pas allusion ici à ce qui se trame chez nos voisins du Sud, non; plutôt à un très dur roman de Davide Longo publié en français l’automne dernier au Masque et disponible en poche depuis le début du mois (Points). Une véritable leçon de trumperie (sic) et de résilience à l’heure où la bouilloire américaine menace elle aussi d’éclater.
«Le gâteau du président » : un rare et très beau film irakien
Lamia, neuf ans, est assise à côté de son camarade Saeed, nous sommes dans la salle de classe d’une école située dans la région des Marais de Mésopotamie, dans le sud de l’Irak, à quelques jours de l’anniversaire du président Saddam Hussein. Comme chaque année, leur enseignant, un moustachu autoritaire, un mini sosie de Saddam Hussein dont le portrait est accroché au mur au-dessus du tableau noir, tire au sort les noms des élèves et des tâches qu’ils auront à faire pour le grand jour : laver la classe, apporter des fleurs et, surtout, faire le gâteau du président.
février 2026
Ukraine : entre guerre et « paix »
L’impasse est double. Sur le front militaire rien ne bouge vraiment. Sur le plan diplomatique aucun pas significatif n’est fait pour conclure la paix après quatre ans de guerre. Pour y arriver, Moscou insiste : pas d’accord sans la cession par Kyiv de l’intégralité du Donbass. Ainsi vont les pourparlers pour mettre fin au plus sanglant conflit européen depuis 1945. Le 8 février, Washington a donné aux deux « frères ennemis » jusqu’à juin pour parvenir à un accord.
Fin de régime à Québec
Malgré l’annonce de la démission de François Legault et le déclenchement de la course à sa succession, le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) se montre déterminé à continuer à exercer le pouvoir comme si de rien n’était.
Guerre de tranchées en vue à la Fed
Le président de la Réserve fédérale américaine (FED) Jerome H. Powell et son successeur désigné Kevin Warsh ont beaucoup en commun. Ce sont d’abord des avocats d’affaires plutôt que des économistes. Cela peut paraître inusité à première vue, mais ce n’est pas si extraordinaire. La présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde n’est-elle pas, elle aussi, une avocate qui, de surcroît, a été à la tête du Fonds monétaire international, autre sanctuaire d’économistes ?
Viol de la démocratie en Amérique
Le 2 février dernier, lors d’un entretien destiné au podcast animé par Dan Bongino, ex-numéro deux du FBI nommé il y a quelques mois à peine, Donald Trump a fait ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’avaient songé à faire : commander « la nationalisation des élections ».
Le crépuscule du système électoral américain
Primaires en 2026, présidentielles en 2028, les Américains voient leur démocratie électorale fondre à vue d’œil. Une révolution politique est en cours. Avec ou sans Trump, les conservateurs les plus ultras espèrent changer à tout jamais la façon dont s’exerce le pouvoir aux États-Unis d’Amérique. « We, the People », nous le peuple, il y a longtemps que ce principe égalitaire de la Constitution américaine a cédé la place au pouvoir de l’argent. Depuis l’autorisation des « Super PACS » par la Cour suprême en 2010, il n’y a plus aucune limite aux sommes que peuvent verser les individus, les entreprises et les groupes de pression dans les campagnes électorales.
Minnesota: l’opération Metro Surge tire à sa fin
Jeudi 12 février, le «tsar des frontières» Tom Homan, annonce la fin progressive des opérations anti-immigration au Minnesota. Lancée début décembre, l'opération Métro Surge laissera un lourd bilan : deux personnes tombées sous les balles des agents de la police fédérale de l’immigration, 4000 arrestations et des interventions étendues jusqu’aux écoles et aux hôpitaux. Les rafles des agents fédéraux ont entraîné l’apparition d’un important mouvement de solidarité et de soutien usant de techniques éprouvées : coups de sifflet pour prévenir de la présence d’agents de l’ICE, mise en place d’obstacles pour leur bloquer la voie, hébergements clandestins, manifestations de masse … À un certain moment, la tension était telle que le gouverneur démocrate de l’État, Tim Walz, disait craindre un nouveau Fort Sumter, allusion à la bataille qui avait déclenché la guerre de Sécession [1].
Confrontation « glac(e)iale » au Minnesota
Pendant plusieurs semaines, le Minnesota, et plus particulièrement les villes jumelles de Minneapolis et Saint Paul, sont devenues l’un des points chauds de la planète. Étrangement ciblée et occupée par la police des frontières de Donald J. Trump, la patrie du dessinateur Charles Schultz (créateur de Charlie Brown, de Snoopy et de Lucy) et du barde nobélisé Robert Zimmerman dit Dylan s’est vite illustrée par la résistance pacifique que sa population a opposée aux abus de pouvoir qui ont culminé avec l’exécution de deux citoyens américains, Renée Good et Alex Pretty.
ONU soit qui mal y pense
Ceux qui ont pour métier d’observer les cieux, nous assurent que le centre de notre galaxie est le siège d’un monstrueux trou noir, autour duquel gravitent étoiles et mondes, qu’il finira par engloutir. Ceux dont la profession est d’observer la politique, se demandent si l’ego quelque peu monstrueux du président américain ne finira pas par jouer le même rôle pour tout ce qui gravite autour de lui et qui constitue aujourd’hui l’essentiel de la politiques des nations.
Un gros mois
Avant d’aller faire un discours surtout jugé réaliste à Davos et un autre qualifié au minimum de révisionniste à Québec, le premier ministre canadien, Mark Carney, était allé à Pékin signer un accord commercial avec la Chine. En résumé, le Canada sera plus ouvert aux autos électriques chinoises en retour d’une plus grande ouverture du marché chinois à certains produits agricoles canadiens. Ou le contraire.
Des anneaux aux menottes, quand la corruption devient une discipline olympique
Tous les deux ans on assiste à la même histoire qui aurait pour titre, Olympiques, une odeur de corruption. Il ne se passe pas une édition des Jeux, sans que le cloaque ne s’invite. Depuis le scandale sans précédent des Jeux de Salt Lake City en 2002 qui avait eu pour conséquences des exclusions des membres du CIO et des poursuites judiciaires, le monde olympique tremble à chaque édition.
Kerouac à la guitare = D. Robillard
Allons-y avec les sujets inversés. Chronologiquement causant, le premier d’entre eux s’appelle Rich Lataille. Il est saxophoniste extraordinaire. Il a eu 73 ans en octobre dernier. Il est également, si l’on a bien suivi le labyrinthe des droits, propriétaire d’un nom. Un gros puisqu’il s’agit du Roomful of Blues.
Clap de fin … d’humanité
L’univers de l’image – celui que le cinéma et la photographie nous ont donné à voir depuis plus d’un siècle – glisse vers une forme de création qui ignore le fruit d’un travail qui combine le talent et les habiletés d’une foule d’artisans au profit d’un mode de création numérique dans lequel l’individu installé derrière un écran, tel le Dieu de la genèse chrétienne, crée tout un monde à lui tout seul. Ainsi s’impose sans limite l’intelligence artificielle.
L’IA ? Aie …
Il ne se passe plus une journée sans qu’on n’entende parler de l’Intelligence artificielle (IA) ; surtout de sa version « générative » basée sur le principe du gavage permanent d’informations et de données diverses. Il faut bien l’admettre, l’IA fait désormais partie de notre vie quotidienne. Pour les dinosaures dans mon genre qui parviennent encore à survivre sans téléphone « intelligent », cela ne change pas beaucoup de choses. Mais pour le vrai monde, oui. Énormément. L’IA est partout, sans même parfois qu’on en prenne conscience. Dans les administrations, les lieux d’apprentissage, les domiciles privés, les entreprises et les usines ; dans les autos, les avions et les navires, et bien sûr dans la majorité des logiciels d’appareils électroniques comme les téléviseurs, les téléphones, les ordinateurs et même les jouets … Partout. Tellement, que plusieurs osent enfin poser la question : sur quoi tout cela débouche-t-il? C’est un peu ce que met en scène Michael Connelly dans son plus récent roman.
« La voix de Hind Rajab » : une voix inoubliable dans un film imparfait
Dans la belle salle du deuxième étage de la Cinémathèque québécoise, la Salle Fernand-Seguin, j’appréhendais le visionnement de La voix de Hind Rajab. Je craignais l’émotion très forte qu’aurait pu provoquer ce film basé sur des faits réels, troublants et tragiques survenus dans l’enfer de Gaza. Des amis qui l’ont vu ont pleuré.
janvier 2026
La CAQ a-t-elle encore une raison d’être ?
En 2015, le chef de la toute nouvelle Coalition Avenir Québec, François Legault avait proposé « un nouveau projet pour les nationalistes du Québec », un projet autonomiste qui, selon lui, allait dépasser les divisions entre partisans de l’indépendance et partisans du fédéralisme canadien. « Je lance un appel à tous les nationalistes du Québec. Je les invite à se rallier autour d’un projet qui permettra au Québec d’avancer et de s’affirmer à l’intérieur du Canada. »
Le réveil autonomiste du PLQ
Le Parti libéral du Québec (PLQ) est à la croisée des chemins affirment quelque 200 jeunes militants libéraux dans une lettre d’appui à Charles Milliard qui vient de se lancer dans la nouvelle course à la direction du parti. Le PLQ doit se choisir un autre chef, six mois à peine après avoir élu Pablo Rodriguez, un ancien ministre dans le gouvernement de Justin Trudeau.
Le pétrole sale, le grand atout du Canada
La nouvelle doctrine « Donroe » ranime les velléités impérialistes de Washington sur l’ensemble du continent américain. Elle doit être prise avec le plus grand sérieux par le Canada et par le Mexique, son amigo dans le traité de libre-échange qui lie leurs deux économies à celle des États-Unis. La capture par Washington des ressources pétrolières du Venezuela menace toutefois moins le Canada et sa riche industrie pétrolière qu’une conclusion désavantageuse de la renégociation de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique qui s’amorce en principe cette année. À moins que … à moins que les États-Unis choisissent d’y mettre fin, comme le permet le traité, avec à la clé une nouvelle salve de droits de douane.
Le divorce … civilisationnel !
Lorsque les historiens poseront la loupe sur notre époque particulièrement chaotique, ils vont évidemment mettre en relief les caractéristiques, les extravagances et les violences qui auront distingué les chapitres de celle-ci. À celui qu’ils consacreront obligatoirement à l’accélération de l’Histoire avec un grand H, ils retiendront deux épisodes aussi incontournables l’un que l’autre : la chute du mur de Berlin le 8 novembre 1989 et la séparation entre l’Europe et les États-Unis amorcée officiellement le 5 décembre 2025 par les Américains et constatée officiellement par les Européens le 8 janvier 2025 par les voix du président français Emmanuel Macron et du président allemand Frank-Walter Steinmeier.
De Monroe à Donroe ou There’s a new sheriff in town
Il a beaucoup été question de la doctrine Monroe depuis le coup de force américain du 3 janvier dernier au Venezuela, et pour cause. Dans une conférence de presse aux accents jubilatoires tenue quelques heures à peine après l’opération Absolute Resolve, le président Trump évoquait lui-même cette doctrine pour justifier la capture du président Maduro. Avec la grandiloquence qu’on lui connaît, il ajoutait en avoir élargi la portée, reprenant le terme de doctrine Donroe mis de l’avant par certains médias de la droite américaine.
La raison des plus forts
Ce mardi 6 janvier 2026, date qui n’était pas sans évoquer un anniversaire peu réjouissant, la porte- parole du président américain, Karoline Leavitt, annonçait que Donald Trump envisage plusieurs options pour prendre possession du Groenland. Il l’estime indispensable à la sécurité des États-Unis. Elle précisait que « bien entendu, l’utilisation de l'armée reste une option à sa disposition ».
Pauvre pays riche
Il y a maintenant un an, Donald Trump est devenu le 47e président des USA. Ce qui fait qu’il présidera cette année aux festivités des 250 ans de la République. Dans la lointaine campagne électorale de 2024, le candidat républicain avait martelé que les difficultés financières vécues par les Américains étaient la faute du président démocrate sortant, Joe Biden. Et dans son discours hurlé en décembre dernier à l’heure de grande écoute télévisuelle, il a répété qu’il avait hérité d’un « total mess » en accédant au pouvoir. Traduction en trumplangue : un maudit bordel.
En file indienne pour les États-Unis
S’adressant au Congrès américain en 2023, Narendra Modi rappela ceci : « Des millions de personnes ici ont des racines indiennes. Certaines d’entre elles siègent fièrement dans cette salle, et il y en a une juste derrière moi qui a marqué l’histoire. » La mère de Kamala Harris, alors vice-présidente et future candidate à la Maison-Blanche était indienne, et le premier ministre du pays le plus peuplé du monde tenait à le souligner.
Un pogrom, un déluge de feu et une bataille sur l’enquête à mener
L’échec de leur gouvernement et de leurs forces armées à les défendre lors des attaques du 7 octobre 2023 a traumatisé les citoyens israéliens. Plus de deux ans après les évènements, c’est le même gouvernement, issu d’une coalition de droite et d’extrême droite, qui est en poste. Le premier ministre, Benyamin Netanyahou s’est opposé jusqu’ici à la mise en place d’une « enquête d’État », comme on en avait tenu, par exemple, après la guerre du Kippour de 1973.
Premières Nations et traités modernes
Au Canada, le Québec traîne de la patte dans la régularisation de ses relations avec les Premiers peuples. Depuis la Convention de la Baie-James et du Nord québécois de 1975 avec les Cris et les Inuit et la Convention du Nord-Est québécois de 1979 avec les Naskapis, aucun traité moderne n’a été conclu avec les Premières Nations de la province, contrairement à ce qui se passe ailleurs.
Objectif Terre
Après une relâche de 53 ans, si tout se passe comme prévu, l'humain sera de retour vers la Lune dans quelques jours. Les trois astronautes de la NASA et le Canadien Jeremy Hansen répéteront le vol d'Apollo 8 de 1968, un aller-retour pour frôler la Lune sans s'y poser. Artemis II est la mission préparatoire de vérification des systèmes avant la prochaine étape, soit planter un autre drapeau américain dans la poussière lunaire. Sauf qu'aujourd'hui, la nouvelle conquête n'a pas le même lustre.
Le retour du boomerang
«Si tu n’es pas sage, le Père Noël ne viendra pas ! ». Combien de fois a-t-on entendu cette phrase assassine qui nous rendait soudainement vulnérables ? Le vendredi 5 décembre dernier avait lieu à Washington le tirage au sort de la coupe du monde de soccer. Tout le gratin du ballon rond mondial était convié à l’évènement. Le tirage au sort d’une coupe du monde c’est comme le Noël du football mondial. Dans le rôle du père Noël, le président de la FIFA, Gianni Infantino.
L’ironique Paul Desmond
Houlala ! La pureté, lorsque des tristes sires, les morfalous des idées, les cireurs des allégories rances, les branquignoles de l’histoire s’en saisissent avant de la disséminer dans leurs travaux nauséabonds, elle devient dangereuse, comme dirait l’autre. Voire très dangereuse. Heureusement, il arrive parfois que des artisans de haut vol s’en saisissent, eux, pour égayer, séduire, hypnotiser l’acoustique du bipède. Soit évidemment ses oreilles, qu’elles soient écartées ou vissées. Et alors là, on l’aime beaucoup, beaucoup, la pureté. On l’adore.
Hamnet : l’art comme rédemption de la vie
Je commence l’année 2026 en vous parlant du dernier film que j’ai vu en 2025 : Hamnet. Il n’est jamais trop tard pour en parler et surtout pour le voir ! Réalisé par Chloé Zao ( Nomadland, entre autres), ce film est l’adaptation du roman à très grand succès de l’écrivaine britannique Maggie O’Farrel : Hamnet.

































































































